‹ Notes et recherches sur la menstruationChapitre 12 sur 16 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Corrélation biologique de l'ovulation, de la menstrua-

tion et des autres fonctions ovariennes.

Le tissu génital est toxique. — Nous avons vu que l’ovaire provoquait la menstruation par un mécanisme humoral. Il en est de même pour ses autres fonctions Mais nous ignorons la nature et la genèse des hormones ovariennes. M. Gley, dans un très remarquable rapport sur la notion des sécrétions internes, ne retient que quatre sécrétions internes définies scientifiquement : l’adrénaline, lantithrombine hépatique, la substance pancréatique glyco-régulatrice et, la sécrétine. C’est à ces substances qu’il: faut toujours revenir pour juger une sécrétion interne. Elles ont des réactions chimiques propres; on peut les retrouver dans les veines des organes qui les sécrètent; leur action est toujours la même. Iln’en est pas de même des extraits ovariens. Mais le fonctionnement de l’ovaire a des caractères particuliers : son action morphogène s'exerce sur une très longue période; quant à la fonction menstruelle, elle est cyclique. La sécrétion ovarienne n’est ni aiguë comme la sécrétion pancréatique, ni permanente comme le fonctionnement antithrombique. Il est probable que la chimie ovarienne a ses dates, comme toute la vie sexuelle.

Quoiqu'il en soit, tous les efforts pour individualiser une sécrétion interne ovarique n’ont fourni que peu d’éclaircissement. Les extraits ovariens sont des complexes, l'agencement et la proportion relative des éléments serait peut-être aussi importante à connoître que l’action individuelle de chacun d’eux. De plus, jusqu'ici, on n’a trouvé à aucun d’eux d’action spécifique. Les injections expérimentales de divers extraits à des doses élevées permettent seulement d'observer des effets qu’il faut appeler non pas physiologiques, mais toxiques ou pharmacodynamiques. Toutefois,cette activitéque nous voyons ainsi à son degré toxique intervient sans doute dans la chaîne des phénomènes physiologiques.

En 1808, Ferré et Bestion cnt montré que l'extrait aqueux ou glycériné d’ovaire de brebis ou de truies »quir n’est pas toxique

Cala : Cd hé Mes 2e ete né nn

pour le lapin et le cobaye à la dose de 2 /r00 du poids de l'animal, tue le mâle à la dose de 4 /100 et la femelle à la dose de 8 /roo. Une demi-dose injectée dans le péritoine a le même effet. La température, après une élévation passagère, descend par grandes escillatiors, en même temps il se produit de l'excitation génitale de Fhématurie, des tremblements et de la paralysie.

Loisel injecte par jour quatre c.c. d’un extrait d’ovaire de grenouille verte traitée par l’eau salée (1) à deux cobayes, un mâle et une femelle pleine : la femelle avorte le deuxième jour, les deux animaux meurent le cmquième. Dans une autre expérience, avec un extrait obtenu au moyen d’eau acidulée, le mâle meurt, la femelle survit et regagne son poids en trente jours. Cette toxicité serait due à des globulines et à des alcaloïdes. Dans une autre série d'expériences, Loisel montre que, pour tuer un kilog. de lapin, il faut 39 c. c. d’une macération d’ovaire de grenouille, 177 c.c. de rein et surrénale, 154 c.c. de muscle, 233 de testicule, des doses énormes de foie. Enfin, il montre que l'ovaire de chienne est également toxique.

Lambert divise finement des corps jaunes de truies, les addi-

tionne de liquide de Riuger, filtre et neutralise, puis mjecte au lapin sous la peau sans déterminer de troubles, mais les injections dans la veine déterminent des troubles graves tétaniformes. Ces troubles ne se produiraient pas avec l'ovaire privé de corps jaune.

Livon, au moyen d’un extrait de corps jaune (substance À) injecté dans le péritoine à la dose de 20 cgr., tue un kilog. de cobaye après tremblement, dyspnée, convulsions, cris, parésie, paralysie générale et finalement asphyxie.

A côté de la toxicité des glandes génitales, il faut faire une mention spéciale de la toxicité des produits génitaux.

Les produits génitaux sont encore plus toxiques que les extraits d’ovaires. Loisel a montré que les œufs de grenouille, de tortue et de poule, qui sont chargés de deutoplasma lequel est produit par leur activité propre et ne Se retrouve pas dans l’ovaire, sont très toxiques pour le lapin. On connaît depuis longtemps la toxicité des œufs de tétrodon (Remy, Takahashi et Inoko) ; Miura, et Takesaki ont montré que tous les autres organes de tétrodons, y compris les testicules, n'étaient pas toxiques.

Tahari,parunétechnique minutieuse, a extrait la tétrodontoxme, \

“ AE ee ,

(1) Technique, organes desséchés à 35° réduits en poudre, traités par l'eau

salée à 50 /000 (10 grammes de poudre pour 100 C.c. d’eau salée en moyenne} puis ramenés au même degré cryoscopique.

A eine 117 0 / . ; 16 5 î à composition élémentaire définie C !% H *! AzO #5, qui tue

1 gr. de souris à la dose de o mmgr 0041 et 1 kilog. ‘de lapin à la dose de 2 milligr. 5. Les œufs d’un certain nombre d’autres

poissons sont toxiques (barbillon, barbeau, brochet). Un cas de Goertz est particulièrement démonstratif. Cet «uteur soigna une

famille où furent malades ceux qui avaient mangé des poissons frais œuvés et non pas ceux qui avaient préféré des poissons laités (cité par Galippe).

J'ai pratiqué une série d'expériences sur la toxicité des extraits d’ovaires de truies et d’œufs de poisson.

J'ai employé trois sortes d’extraits : 1° extrait d’ovaire de truie, obligeamment mis à ma disposition par M. Choay (ovaire desséché dans le vide:et à basse température, pulvérisé, délipoïdé, mis en solution dans l’eau physiologique, telle qu’un c.c. corresponde à 0,10 d'extrait et'à 0,60 de glande desséchée, puis porté à l’ébullition rapide) ; ;

29 Extrait d'œufs de hareng ayant subi la même préparation (o, 50 d'extrait — 1 gr. 50 d'œufs);

3° Extrait d’œufs de hareng ayant subi la même préparation sauf l’ébullition (même titre). Les injections des trois extraits ont un effet analogue, toutefois le troisième est plus actif.

PREMIER GROUPE D’EXPÉRIENCE : INJECTION D’EXTRAIT, MORT. — Le 19 septembre 1913, j'injecte un gr. d'extrait n° 3 (non chauffé) dans la veine de l’oreille d’un lapin mâle pesant 890; il pèse 910 le 20; 880 le 22: 870 le 23; 840 le 25; 710 le 29 et meurt le 7 octobre pesant 640 gr.

J'ai dbtenu des résultats analogues avec un cobaye femelle (poids initial 370 gr., injection de t gr. d'extrait n° 3) et une souris femelle {injections sous-cutanées répétées de 0,10 d’extrait ho 1).

DEUXIÈME GROUPE : INJECTION D’EXTRAIT, BAISSE DE POIDS NOTABLE.— J’injecte, le 16 avril 1913, o gr. 10 d’extrait ovarien à une cobaye femelle du poids de 560. I] pèse 547 le 17; 555 le 18: 507 le 21;,433 le 23; 467 le 24. Le 23, la perte de poids était maxima ; elle atteint 5.6 du poids initial.

J'obtiens des résultats analogues dans onze cas où j'ai pratiqué soit une, soit deux, quatre, cinq et jusqu’à huit injections (sous-cutanées ou. intra-veineuses) de l’un quelconque des trois extraits).

Je n’ai relevé qu’une exception; c’est celle d’une souris pleine (25 gr.) à qui j’ai injecté 0,10 d’extrait ovarien et dont le poids est augmenté régulièrement.

ta

EL 05 Lie

La perte moyenne, déduction faite de cette exception est de 1 /6,8. |

On peut donc conclure que l'extrait d'œufs de harengs — chauffé et surtout non chauffé — manifeste de même que l’extrait d’ovaire de truie une action toxique, lente, se traduisant par une perte de poids progressive, qui parfois es aller jusqu’à le cachexie et même la mort.

Signalons enfin que Fellner à obtenu avec un extrait d’utérus gravide de lapine de l'hypertension, de la tachycardie, de la tachypnée, des convulsions tétaniques et la mort.

On a étudié d’autre part l’action d’extraits d’ovaire sur certaines fonctions : par exemple Charrin et Guillemonat ont vu une augmentation de l’excrétion de l’urée et Loevy et Richter une augmentation de la consommation d'oxygène. On a surtout beaucoup étudié l’action sur la tension artérielle et on avait été amené à conclure que l’ovaire intervenait dans la régulation normale de cette tension. Livon, puis Hallion ont montré cette action hypotensive des extraits ovariens. Schickele a isolé une substance thermostabile et soluble dans lalcool qui est hypotensive et dont l’action est empêchée par l’adrénaline et l'extrait d’hypophyse. Cette substance préexiste à la puberté et disparaît à la ménopause. Champy et Gley ont expérimenté avec

. lovaire privé de corps jaune. Ils ont obtenu une forte chute de

la pression artérielle qui ne peut être contrebalancée que par une énorme dose d’adrénaline.

En ce qui concerne le corps jaune, Lambert à vu que les extraits déterminent un affsiblissement des contractions cardiaques. Villermin a obtenu une chute notable de pression. Champy et Gley ont observé la plus grande activité relative des corps jaunes gravidiques, la plus grande activité de l’ovaire privé de ce corps jaune, l’inactivité des extraits éthérés et acétoniques.

Enfin Fédoroff a montré que l'extrait alcoolique de sang des menstrues abaisse la tension.

Patta a constaté la persistance de l’effet hypotenseur après

vagotomie, ce qui implique qu’elle est indépendante de l’action

inhibitrice du vague. Pachon et Busquet ont feit la même constatation après atropinisation, c’est-à-dire suppression fonction nelle de l’appareil inhibiteur intiacardiaque. Gautrelet a obtenu des résultats analagues avec des ovaires de crustacés et de mollusques. Il s’agit donc d’une vaso-dilatatior active. De plus, ces expériences prouvent que l’action hypotensive de lovaire est indépendante de la préserce de choline.

ui

Quelle est la signification de ces acticns toxiques? Comment interviennent-elles dans le fonctionnement normal? Les travaux critiques de Gley et de Roger doivent nous inspirer une grande prudence: la méthcde des injections d’extraits organiques est fertile en surprises. La vitesse d'injection influe sur le résultat, la dilution également : parer epie ane dose de 2c.c. d’un extrait pul-

monaire est toxique alors qu’une dose double, diluée à 80 c.c., non

seulement n’est pas mortelle, mais au lieu d’avoir un effet hypotenseur, détermine une légère hypertension, D’autre part, les doses énormes qu’on emploie sont extraphysiologiques. C’est un véritable sabotage : l’on injecte un poison et non pas une sécrétion interne; suivant l'expression très. heureuse de Gley, il s’agit d’un effet phaimacodynemique. La multiplicité des extraits qui provoque une même action (par exemple l’hypotension) semble bien être une preuve de non spécifidé.

Toute une série d’auteurs (Bianchi, Lambert, Ancel et Bouin, Roger, Gley et Champy, Livon) ont montré d’autre part que les produits ovariens (ou plus généralement les produits endo- . criniens) injectés à dose non mortelle déterminent une immunité rapide (quelques minutes) et très marquée (doses plusieurs fois mortelles) mais passagère. C’est la skeptophylaxie de Lambert, Ancel et Bouir, le tachyphylaxie de Gley et Chempy. Cette immunité se traduit non seulement par l’absence d’accidents mortels, mais par l’absence d’acticn sur la tension. Gley et Champy “rapprochent ce fait de l’immunisation contre les albumoses.

L’injection de sérum d’un animal immunisé ne protège pas ur autre animal, mais ce sérum mélange in vitro avec l'extrait afténue sa toxicité. Il est vrai qu’il en est de même pour le sérum d’un lapin neuf.

Ce phénomène doit être présent à l'esprit quand il s'agit d'interpréter les résultats précédents. Il n'implique peut-être pas qu'iln’y ait pas là une action physiologique permanente, mais

cette action est différente de celles des autres sécrétiens internes.

que nous connaissons : par exemple l’adrénaline, à laquelle ïl faut toujours revenir, a une action qui se répète indéfiniment.

D'autre part, l’irjectior skeptophylactisante est valable également centre un extrait d’un autre organe et c’est un argument pour rejeter l’hypothèse d’une action spécifique.

Le tissu génital a une grande affinité pour certaines substances toxiques.— Quoi qu’il en soit de le valeur de la toxicité ovarienne et ovulaire comme élément d'interprétation, elle constitue un fait dont nous aurons à tenir compte. Il faut en rapprocher cet

avtre fait, c’est à savoir que l'ovaire est extrêmement sensible aux intoxications (phénomène de Metchnikoff). Matschinsky, élève de Metchnikoff, en injectant de la toxine tétanique à des poules, à constaté que les divers organes contiernent une quantité de toxine en rapport avec le quantité de sang quis’y trouve alors que les organes génitaux en contiennent une quantité bien plus forte : une émulsion d'organes génitaux injectée à une souris détermine un tétanos mortel.

De plus, il a trouvé à l’exemen histologique un grand nombre d'ovules en dégénérescence. Matchinsky a vu des faits identiques après injection, de toxine diphtérique et aussi d’arsenic. Caliré a trouvé des lésions folliculaires graves et des dégénérescences -greisseuses des ovules chez des petites filles mortes de maladies infectieuses. Eisenstein et Hollos signalent la sensibilité des organes génitaux aux toxines tuberculeuses.

Les ovules dégénèrent aussi er présence de produits autotoxiques : c’est ainsi que l’eblation de la rate détermine des lésions analogues (Matchinsky). :

Delle Chiaje à vu que le sérum d’une chienne ovariectomisée produit le dégénérescence graisseuse des follicules de lovañe. Le sang provenant d’ure chienre noimale produit d’ailleurs les mêmes effets et il en est encore de même pour le sang de l’arimal lui-même. L'extension du processus varie d’ailleurs suivent les cas, la castration double est plus toxique que la castration unilatérale. De même, lorsqu'on pratique une castration unilatérale, 1l n’en résulte pas seulemert une hypeitrophie de l’ovaire conservé (Carmichaël et Marshall), mais encore on observe en méme temps la dégénérescence d’un grand nombre d’ovules et l’atrésie de plusieurs follicules, comme si l'organe restant -devenait insufñsant pour détruire des produits normalement détruits par les deux ovaires (Opocher).

L’ovaire, on le voit, est très sensible aux intoxications.

Cet appel des poisons est non seulement pathologique mais physiologique, et en rapport avec le fonctionnement gérital. La toxicité de l’œuf augmente en effet au moment du fonction nement génital. Phisalix, le premier, a montré que les glandes à venin du crapaud femelle se vident au moment du frei et que les œufs deviennent toxiques. Au cours du développement, les têtards perdent très vite cette toxicité : en effet 150 œufs de crapauds donnent une dose mortelle de Bufotaline (poison cardièque) et de Bufoténine (poison nerveux) suffisante pour tuer une grenouille alors que l'extrait de trois cents têtards est inactif. Et

Phisalix ajoute : « Il résulte de cette expérience que les poisons contenus dans l’œuf disparaissent pendant les premières phases embryonnaires. La réa parition.de ces substances toxiques dans l'organisme est corrélative du développement des glandes à venin. Les poisons fabriqués par ces glandes rentrent dans le sang par le mécarisme de la sécrétion interne, et à l’époque où l'ovaire entre en activité, ils se fixent sur les cellules germinatives pour

contribuer à la formation et au développement de l'œuf. Il est.

donc probable que les poisons jouent un rôle important dans l’'ovogénèse et le développement embryonnaire. Peut-être constituent-ils un substratum matériel de lhérédité et servent-ils à transmettre la caractéristique chimique de l’espèce. » Plus récemment, R. Lévy a-vu que la toxine hémolytique des araignées se localisé uniquement au nivea des organes génitaux femelles

et qu'elle disparaît chez l’emSryon pour reparaître seulement quand le jeune est arrivé à l’âge de la reproduction.

On voit que le tissu génital se comporte vis-à-vis de certains poisons comme le système nerveux vis-à-vis de certains autres (essences, toxines, anesthésiques, alcaloïdes). Ceux-c1 sont fixés par le tissu nerveux, suivant les lois de la dissolution ou suivant le mécanisme de l’absorption et sont neutralisés par lui, soit com-

plètement (phénomène de Wassermann), soit incomplètement

(phénomène de Besfedka). Cette fixation est surtout réalisée par les lipoïdes (voir la très remarquable thèse de Guy-Laroche) dont certains, au lieu d’être neutralisants, peuvent être activants.

Le hissu ovarien a la structure d'une graisse noble. — Or le corps jaune et les corps atrétiques sont formés de cellules riches en lpoïdes (thecaluteinzellen). Au point de vue histologique, M. Mulon a opposé aux graisses banales, graisses d'isolement de réserve,

de protection, les graisses antitoxiques qui sont pauvres en oléine.

Elles sont en petites gouttelettes dans le cytoplasma et lui sont

unies intimement. Elles se trouvent dans les organes qui con- :

tiennent des poisons et elles apparaissent quand un organe voit accroître ses toxines : par exemple les graisses du corps jaune d’abord banales prenaient ensuite les caractères histochimiques des lipoïdes (Ciulla). De même, les lipoïdes augmentent dans les cellules folliculaires avec la maturation de l’œuf, et dans toutes les cellules ovariennes au cours des intoxications et infections

(Ciaccio). Au moment de la régression du corps jaune, les l-

pcides disparaissent dans les vaisseaux lymphatiques (Mulen,

de Jong). Chauffard, Laroche et Grigaut (x) décrivent plus spécia-

lement le corps jaune comme un organe producteur du choles-

-térine : « Dansle corps jauneen maturation , Puis en régression, la

cholestérine semble se concentrer pour en sortir ensuite par voie

de sécrétion interne au moment où la glande temporaire s’atrophie ». Il est certain que les enclaves des cellules du corps jaune présentent les caractères histochimiques de la cholestérine, recherche de biréfringence, coloration à l’acide osmique, au Nil Blanc, au Sudan III (Flandin).

Mme Ulesko-Stroganove suppose que tout le tissu épithélioïde de la muqueuse utérine tubaire et ovarienne a également un rôle antitoxique.

La lécithine et la cholestérine diminuent la toxicité des extraits É, ovaire et d'œufs. — J'ai injecté, à un certain nombre d’ animaux, de la lécithine en même temps que des extraits génitaux dont

j'ai donné plus haut la Diépars tion. J'ai obtenu une perte e poids

minime et jamais 1l n’y a eu de mort.

J'injecte 1 gr. d'extrait d'œufs de harengs non hdi additionnés de lécithine à un cobaye femelle du poids de 370 gr. Le poids du cobaye diminue d’abord, puis augmente. La perte maxi-

: ma’est de /9. Pendant ce temps, un autre cobaye femelle. qui

a reçu de l'extrait seul meurt (voir cobaye femelle de 370 g. du 1° groupe, page 64).

Trois expériences aralogues ont été faites avec S trois extraits, les pertes de poids ont été de 0, 1/26 et 1/12; la pire

moyenne était donc de : /17,2.

Dans un autre groupe d’expériences, j'ai injecté de l'extrait et de la cholestérine. La perte de poids a été minime et là encore il n’y a pas eu de mort.

J'injecte sous la peau un gramme d’extrait n° 3 non chauffé,

‘additionné de cholestérine, à un cobaye femelle de 390 grammes.

Le cobaye diminue,puisaugmente, la perte maxima est de 1 /7,8; pendant ce temps le cobaye qui a reçu l'extrait seul est mort,

‘et celui qui a reçu le lécithine a perdu 1 /9 de son poids. J'ai fait

deux expériences analogues avec les deux autres extraits, la perte de poids moyenne a été de 1 /9,4.

Donc la lécithine et,à un moindre degré, la cholestérine diminuent cette action toxique des extraits génitaux femelles. Dans certains cas, les an maux qui ont reçu une injection d’extrait additionné de ces lipoïdes ont résisté alors que les témoins mouraient,

(1) CHAUFFARD, GRIGAUT et LAROCHE. Fonction cholestérirogène du corps jaune. Arch. mens. d’obst. et de gyn., 5 mai 1912.

et dans les autres cas, leur perte de poids relative a été moindre que celle des témoins.

Dans une autre expérience, j'ai pratiqué à des cobayes femelles l'injection d’une seule dose (0,10 et 0,20) de lipoïdes, extraits d’ovaires de truie et j’ai également obtenu une perte de poids notable (1/5, 3 et 1/4,5); deux hypothèses sont permises pour expliquer ce dernier résultat; ou bien à côté de la lécithine et de la cholestérine, existent dans l'ovaire un ou plusieurs lipoïdes toxiques, ou bien par les moyens employés, on ne peut séparer des lipoïdes ovariens la totalité des substances toxiques et une partie reste fixée sur ces lipoïdes pour constituer des complexes très actifs.

IL existe des variations de la lipoidémie en rapport avec le cycle menstruel. — I] résulte de toutes ces données et de celles du précédent chapitre concernant l’action hyperémiant des lipoïdes ovariens que les granulations delipoides des cellulesovariennes jouent un rôle notable dans le fonctionnement de ces cellules. Ces lipoïdes sont ou bier appelés de l’organisme à l'ovaire pour y constituer les complexes, ou bien créés synthétiquement sur place et on sait que, pour MM.Chauffard, Grigaut et Laroche, lecorps jaune est un orgare producteur de cholestérine.

J'ai voulu rechercher s’il y avait un rapport entre cette fonction et la teneur du sang en lipoides. J'ai d’abord essayé de déterminer s’il y avait des variations de la lécithinémie au cours du cycle menstruel. Pour cela, j'ai pratiqué chaque semaine pen- dant deux mois la réaction d’activation du venin de cobra avec le sérum de trois femmes normales. Les résultats ont été chaque fois notés tels quels et je ne les ai relus et interprétés qu'après la

fin de toutes les expériences.

On sait que le lécithine du sérum active le venin de cobra.et lui permet d’hémolyser des globules rouges lavés. En réalité, Delezenne 2 montré qu’il n’y avait pas activation du venin, meis décomposition de la lécithine et que, parmi les produits de décomposition, existe une substance hémolytique. Il n’en reste pas moins vrai que l’hémolyse est proportionnelle à la teneur du sérum en lécithine : MM. Klippel, M. P. Weill et À. Lévy Darras se sont servis de ce moyen pour apprécier le taux de la lécithinémie, dans certaines affections mentales. J'ai suivi la technique que ces auteurs ont employée et qu’ils indiquent ainsi : «Mettre dans un tube à essai o c. c. 5 du sérum à étudier, préalablement privé de son alexine par une heure de chauffage à 58°; ajouter Oc.c. 5 d’une solution à 1 pour 5.000 de venin de cobra dans l’eau

physiologique et o c. c. 5 d’une émulsion à 5 o/o d’hématies de lapins privés de leur sérum par trois lavages à l’eau salée à 8 0/00 et trois centrifugations successives: amener le contenu du tube à 3c. c. par adjonction de la quantité nécessaire de sérum physiologique; abandonner le tube à la température du laboratoire. »

.. Nous avons préparé pour chaque sujet trois tubes avec 0 c.c. 1, 0 c.c.3et 0 c.c.5 de sérum. MM. Klippel, Weillet Lévy lisaient les résultats au bout de deux heures et de 24 heures et tiraient de la rapidité et de l’'hémolyse des données intéressantes pour le diagnostic. J'ai dû procéder différemment parce que mes sérums contenaient moins de lécithine que les leurs ét parce que mon étude comportait pour une même femme plusieurs examens difficilement comparables.

Lorsque j'ai commencé mes recherches, j’ai espéré pouvoir mesurer le degré de l'activation par le temps nécessaire à l’hémolyse complète, or je n’ai que rarement obtenu l’hémolyse complète : et j'ai dû, lorsque j'ai relu mes protocoles, à la fin de toutes ces expériences, me contenter des résultats que je lisais. N'ayant pas noté la coloration au moyen d’une échelle, il ne m'est resté qu'un seul renseignement, c’est le fait que les tubes de telle femme étaient plus colorés que ceux de telle autre. Ce renseignement n’a même pas été écrit toutes les fois.

Le 31 janvier, le sérum de Gi... qui est au treizième jour d’une période menstruelle courte (23 jours) est moins activant que celui de Pi... qui est au vingt-septième jour d’une période longue (34 jours) et plus activant que celui de Sa... qui est au septième jour d’une période courte (21 jours) et que celui d’une nourrice que j'examinais ce jour-là.

Le 21 février, le sérum de Sa... au huitième jour d’une période de vingt-sept jours, est plus activant que celui de G1... (r1° jour d’une période de 29) et que celui de Pi... (15° jour d’une période de 33) /

Le 7 mars, le sérum de Gi... (27° jour d’une période de 29) et celui de Sa. (24° jour d’une période de 27) sont beaucoup plus activants que celui de Pi... (31° jour d’une période de 33).

Je ne peux déduire de ces faits aucun chiffre en ce qui concerne la lécithinémie.

Dars leurs recherches, MM. Klippel, Weill et Lévy ont rejeté systématiquement le résultat d’un certain nombre d’expériences. « Il va sans dire que l’hémolyse doit apparaître plus précocement dans le tube où il y a le plus de sérum : un résul-

tat contraire, ne pouvant être lié qu’à une faute de technique, impliquerait à lui seul la non-valeur de l’expérience ». Or il m'est arrivé dans des expériences que j'avais tout lieu de croire bien conduites d'observer une hémolyse maxima (en couleur du moins) dans les tubes qui contenaient la plus petite quantité de sérum. J'ai été amené à me demander s’il ne fallait pas voir

là, au lieu d’une faute technique, l'effet d’une substance agissant :

‘comme empêchante du venin de cobra (la cholestérine agit de la sorte). J'ai supposé que dans les trois tubes le venin trouvait assez de lécithine pour fabriquer la toxo-lécithide et que linversion de la réaction était due à ce que les tubes les plus pauvres en sérum étaient aussi les plus pauvres en substance antihémolytique.

Observation G1.. Première période : durée 23 jours; le 13° jour, réaction normale; le 20€ jour réaction inversée. Deuxième période : durée 29 jours, le 4€ jour, réaction inversée; le 11€ jour, réaction inversée; le 18° jour, réaction normale le 25° jour, réaction normale ou peut-être égalité entre les trois tubes.

Observation Pi... Première période : durée 34 jours. Le 27e jour, la réaction normale. Deuxième période : durée 33 jours; le 1° jour, réaction inversée; le 142 jour, réaction inversée; le 27e jour et le 28€ jour, réaction normale.

Observation Sa... — Première période : durée 21 jours; le 8° jour, réaction normale. Deuxième période : durée 27 jours; le 1e jour, réaction inversée, le 7°, le x4t et le 21€ jour, réaction normale.

Les données, ainsi recueillies, peuvent se ramener à trois : à la fin d’une période courte, la réaction est inversée; à la fin d'une période anormalement longue, il existe une réaction

normale ; dans les deux seuls cas où l'examen fut fait le premier.

jour des règles, la réaction était inversée. La réaction mversée fut également trouvée chez la femme D... qui était venue consulter pour ménorrhagies remontant à trois ans. La réaction était normale chez une nourrice.

Ces résultats semblent montrer que les retards sont liés à la diminution d’une substance agissant comme la cholestérine et que cette substance existe dans le sérum le premier jour des règles.

J'ai ainsi été amené à rechercher s’il existe une action empéchante du sérum non chauffé sur le venin agissant sur des globules non lavés. J’ai examiné le sérum des femmes pendant une période qui a duré 29 jours pour G1... 33 pour Pi... et 27 pour Sa.

et qui s’est terminée pour les deux premières le 10 mars et pour la troisième le lendemain. Je résume les résultats obtenus par le tableau suivant : une action forte indique une teneur abondante d’un corps agissant comme la cholestérine.

21 février : 27 février . 7 mars Gin moyenne faible : moyenne PE forte moyenne faible Sas faible forte forte

Ces appréciations (faible, forte, moyenne) n’ont qu’une valeur relative puisqu’elles ne s'appliquent qu’à une séance et qu’on ne peut comparer les résultats du 21 au 27 février, d’une séance à l'autre; il n’en reste pas moins que la femme Sa..., par exemple, dont la période est la plus courte, a d’abord la plus faible teneur en substance empêchante, puis la plus forte.

J'ai obtenu des résultats identiques avec du sérum chauffé:

Lorsque ces expériences furent à peu près terminées, et avant d'en avoir formulé les résultats, j’ai eu connaissance d’un très important mémoire de Neumann et Hermann sur la lipoidémie de la grossesse et du cycle menstruel.

Ces auteurs font un extrait alcoolique de sang défibriné et le traitement d’une part par l’eau, l’alcool chlorhydrique, l'alcool concentré, l'acide sulfurique et d’autre part par le chlorure de platine. Le premier groupe de réactif donne un trouble qui traduit la présence d’éthers de la cholestérine, pendant que le chlorure de platine précipite les-phosphatides, cette réaction étant retardée si les phosphatides sont unis à la cholestérine. Chez les femmes non enceintes, on décèle ainsi une diminution légère de la cholestérine pendant l'écoulement menstruel.

Neumann et Hermann ont également pratiqué la réaction de Salkowski (x c.c.de sérum, 10 c.c. d'acide sulfurique concentré et 10 c.c. de chloroforme) sur le sérum. Suivant que la coloration est jaune serin, jaune sombre ou rouge pourpre, ils ont évalué la quantité moins ou plus grande de cholestérine. Les données de ce deuxième procédé sont identiques à celles du premier.

Le sérum prélevé au cours d’une grossesse normale présente de la lipoïdémie et surtout de la cholestérinémie de même que le cang des aménorrhéiques (1), des femmes castrées récemment, des femmes irradiées. La cholestérinémie diminue chez la chienne

(1) Zoeppritz a trouvé la lipoïdémie augmentée 4 fois sur 5 chez les aménorrhéiques,en se servant des procédés de Neumann et Hermann; et c'est seulement dans ces cas que réussit l’opothérapie ovarienne (KV congrès de la Société allemande de gynécologie, Halle, mai 1913).

au moment du rut et chez la femme sous l’influence des extraits de corps jaunes.

J'ai essayé comparativement la réaction de Salkowski- Neumann-Hermann chez les trois femmes dont j'étudiais le

sérum. Le 7 mars Gi (qui est au 27€ jour d’une période de 29) à :

une réaction moyenne, Pi (31° jour d’une période de 33) a une réaction faible, et Sa (24° jour d’une période de 27) a une réaction forte, indiquant une teneur plus grande en cholestérine.

Tous mes résultats tendent à montrer que la cholestérinémie favorise la menstruation davantage que la lécithinémie (HS J'ai indiqué, d'autre part, que la cholestérinémie injectée avec des extraits ovariens inactifs déterminait une hypérémie utérine considérable, | a

Ces variations de la lipoïdémie en rapport avec la fonction génitale ont été vues par plusieurs auteurs. Bohn (cité par Mie de Jong) a remarqué que l’huile chromophore, qui imbibe tout le corps du saumon, quitte la chair au moment de la maturation ovulaire et s’accumule dans les ovaires.

Smith a montré que chez l’Inachus les caractères sexuels secondaires étaient en rapport avec la teneur du sang en graisses.

Lambert, se fondant sur la présence de granulations de lécithine dans l'ovaire, se demande s’il n'ya pas lieu de rapprocher la diminution d’excrétion d’acide phosphorique consécutive à l’ingestion de lécithine et celle qu’on observe à la suite de l’ablation des ovaires. « On pourrait concevoir la glande ovarique comme associant sa sécrétion interne à se fonction externe. Elle enlèverait peut-être normalement à l'organisme une certaine quantité de lécithines (utilisées pour la formation de l’œuf) qui, après castration, s’accumulerait. » Dans la seule expérience menée à terme par cet auteur l’excrétion phosphatée n’a d’ailleurs pas été diminuée chez l'animal opéré et a même été plus considérable que chez le témoin.

Ovogénèse, Ovulation et Menstruation (la marche à l'étoile). — Nous avons vu que l’ovule attire à lui un certain nombre de substances toxiques hétérogènes (Metchnikoff) et autogènes (Phi-

(x) Les rapports de la lipoïdémie et de la menstruation, quel que soit le primum movens, expliquent peut-être ce fait clinique signalé par Cullen: «Quand les règles sont supprimées l'hiver, tous nos efforts sont en général inutiles jusqu’au commencement de l'été. » (Cullen, Eléments de médecine pratique, tome II, P- 142, trad. Bosquillon, 1787.) Or j'ai déjà indiqué le rôle de la lécithine dans : l’hibernation et j'ai émis l'hypothèse que certains malaises hibernaux dans l'espèce humaine lui sont imputables.

La coexistence de l’hypersomnie et de l’aménorrhée est d’ailleurs un fait cli-

nique que j'ai observé à plusieurs reprises.

> RE ne TENUE NS PNA

Tor

salx). Certaines de ces substances sont vraisemblablement utilisées pour le développement de l’ovule. Nous n’avons que peu de données sur leur provenance; nous savons par exemple que les produits sexuels de la grenouille tirent leurs matériaux du tissu musculaire (Gaule) ; et que les organes génitaux du saumon du Rhin se développent également aux dépens de la musculature (Miescher).

Quant à la nature de ces substances, nous ne pouvons faire que des suppositions. Pour Keïffer, l'appareil génital n’est pas le dépositaire exclusif de la fonction sexuelle, mais tous les tissus interviennent dans la succession des phénomènes dont la fécondation est la raison d’être. Tous ont des sécrétions spécifiques et une sécrétion génésique dont les excrétas s’élirninent par la menstruation ou chez le mâle par la prostate. Il s'agit vraisemblablement de substances très actives sous un petit volume. Schaumann a montré dernièrement qu’une alimentation, pour être suffisante, ne doit pas seulement contenir une quantité donnée d’elbuminoïdes, d’hydrates de carbone, etc, mais enccre certains éléments, ou certains groupements moléculaires. En particulier, il a signalé le rôle d’une base azotée, la vitamine. Or tous les éléments de ce genre sont particulièrement abondants dans le péricarpe, les testicules, les ovules. [ls y sont à l’état de complexes.et,en perticulier, ils sont unis à des corps phosphorés. Aucune expérience, aucune recherche qualitative ou quartitative ne me permet de dire ou même de supposer que des quantités notables de vitamines soient utilisées pour la maturation de l’ovule ou éliminées par la voie menstruelle. Maïs on est en droit de supposer qu’il peut en être ainsi pour d’autres éléments de même ordre.

Il y a, d’autre part, dans le règne végétal, des exemples de substances spécialisées pour assurer le développement du germen. Albo, dans une étude sur la signification physiologique

des alcaloïdes, portant en particulier sur la solanime, montre

que, durant la germination des graines et des tubercules des solanacées, la solanine est entièrement utilisée pour la nutrition du beurgeon. La régénératior de l’alcaloïde consommé ainsi a lieu aussitôt que le processus d’assimilation du carbone est rétabli d’une manière normale et précisément lorsque s'établit s’élaboration des matériaux de réserve. L’alcalsïde est une rélerve nutritive qui. a un volume assez faible pour être utilisé

‘par les cellules reproductives.

Dans le règne végétal encore, nous voyons la reproduction

se faire aux dépens des tissus nobles. Owsinsky fait remarquer que la formation de la fleur ou du fruit entraîne souvent la mort de la plante. Aussi la plante qui se trouve dans de bonnes conditions emploie ses réserves nutritives au mieux des intérêts de

son soma, ét c’est seulement si graines nombreuses, parce que d'aller habiter ailleurs.

elle souffre qu’elle produira des c'est pour elle le seul moyen

La graine, l’ovule sont donc le foyer vers lequel convergent toutes les richesses de l'organisme; ils s’en saturent tant et si bien qu’ils en deviennent indésirables et sont expulsés. Je me, suis demandé en effet si l’affinité de l’ovule-pour les substances actives n’était pas la cause de la ponte ovulaire. Il est possible que, sous l’mfluence de cet enrichissement cellulaire, il se forme des diastases qui déterminent la chute de l’ovule. Cette conception trouvé un argument dans les très intéressantes constatations histologiques de Delle Chiaje. Cet auteur à étudié les lésions que déterminent certaines des substances toxiques qui se fixent sur l'appareil folliculaire dans le phénomène de Metchnikoff. Il à vu que la partie la plus vulnérable de l'œuf est l’ovule: et que

la dégénérescence des cellules le centre : les colorants nucléair

de la granuleuse commence par es et cytoplasmiques ne mordent

pas sur ces cellules juxta-ovulaires comme si un ferment ovulaire,

mis en liberté, les avait digérés.

Pendant ce temps, des lipoides se sont accumulés sur tout

l’épithélium génital, sans doute pour intervenir dans les phéno-

mènes de la nidation. Ils fixent

sans doute en même temps leurs

parts de substances actives et celles-ci sont éliminées par l’hémorragie menstruelle si la nidation n’a pas lieu. Le sang menstruel n’est donc pas la nourriture du lœtus, comme disait Aristote,

mails il assure l’élimination des

réserves préparées pour les pre-

miers stades de son développement (x).

Je ne sais pas, au surplus, si

les substances utiles au dévelop-

pement de l'œuf et éliminées par la menstruation sont toxiques et je ne crois pas qu'il faille forcément voir dans la menstruation une fonction dont la cause finale serait une désintoxication. Il est très possible que l’hémorragie cataméniale soit due à l'arrêt du travail de la pré-nidation, Mais je pense que certaines. substances, toxiques banales peuvent emprunter cette voie acces-

(x) La nutrition influe beaucoup sur la menstruation, Une alimentation trop à

riche ou une combustion pas assez active détermine une hyperproduction de

produits azotés qui sont sans doute en fuse qu’on observe dans certains cas:

alimentaires.

partie éliminés par Ja menstruation proil s'agit de véritables ménorrhagies toxi-

-soire d’élimmation, véritable émonctoire vicariant pour elles, parce que leur constitution, physico-chimique est sans doute voisine de celle des produits génésiques menstruels, que ceux-ci soient toxiques ou non.

Page 1