‹ Notes et souvenirs sur Charles Meryon, son tombeau au cimetière de Charenton Saint MauriceChapitre 9 sur 16 · REINIER DIT ZEEMAN PEINTRE ET EAU-FORTIER · texte numérisé non relu

REINIER DIT ZEEMAN PEINTRE ET EAU-FORTIER

Peintre des matelots !

Toi dont la main calleuse, En ta verve amoureuse, Par de si simples traits, Sut dire les attraits De la mer et des flots.

Permets moi de te dire.

Combien en toi j'admire Ce sentiment si fin Qui révèle un marin

Combien tout en ton Œuvre,

Nous rappelle aussitôt

Le savant matelot

Si simple en sa manœuvre.

Pour moi si la Raison Ne me tenait en bride.

Je croirais bien souvent Voir le papier humide.

Et puis avec le vent.

Respirer le goudron.

J'espère en un autre âge, Naviguant dans tes Eaux, Revoir encore la plage, La mer et les vaisseaux;

Pour d'une pointe avide.

Dans le cuivre graver Par le mordant acide Tout ce qu'en mon penser

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Je vois de grand, d'utile, En rélément marin ; Toi mon chef de file Tu me tendrais la main !

De ce premier ouvrage Où j'ai gravé Paris, La ville à la Galère, Qu'à ton instar je fis En ta simple manière, Accepte au moins Thommage!

Mon maître et matelot, Reinier, toi que j'aime Comme un autre moi-même, A revoir, à bientôt !

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