‹ Notes historiques sur la banlieue de Québec [microforme]Chapitre 13 sur 14 · LES FRANCISCAINS · texte numérisé non relu

LES FRANCISCAINS

Rue de l'Alverne

L'ordre des Franciscains a été fondé en 1209 par Saint-Fr d'Assise. La maison généralice est à Rome.

Les Franciscains, sous le nom de Récollets, ont été les premiers missionnaires du Canada. Ils arrivèrent à Tadoussac avec le

ançois

fondateur de Québec, le 25 mai 1615. Il y aura 300 ans le 2;, mai 1915 que ces prêtres dévoués sont venus établir sur les rives du Saint-Laurent la foi catholique qui assure la vie aux nations,

Les Récollets exercèrent d'abord leur zèle apostolique auprès des Sauvages. De 1615 à 1620, ils dirigèrent les destinées de l'Eglise naissante au Canada. Les Anglais s'étant emparé de Québec en cette dernière année, ils durent repasser en France. Ce n'est qu'en 1670 qu'ils purent venir reprendre leurs labeurs. Pendant lus d'un siècle et demi, les Récollets exercèrent le saint ministère dans presque toutes les patoisses canadiennes, partageant ces pénibles travaux apostoliques avec les Jésuites.

Après la conquête du pays par les anglais, leur ordre de même que la Compagnie de Jésus furent condamnés à disparaître par la fermeture des noviciats. Le dernier des Récollets mourut en 1850.

En 1890, à la demande de Mgr Fabre, les Récollets, sous le nom de Franciscains, revinrent au pays. A leur retour à Québec, les Franciscains fondirent une maison d’études , Sur la rue Crémazie, dans une modeste maison qui vient d'être rem j'acée par la nouvelle station des pompiers.

Dans l'automne 1902, les Pères Franciscains prenaient solennellement possession du monastère qu'ils habitent aujourd'hui sur l'ancien côteau Sainte-Geneviève. Autour de cette nouvelle construction un village populeux s’est bientôt formé : on le désigne généralement sous le nom de village des Franciscains.

La maison provinciale des Franciscains, ainsi que le noviciat sont à Montréal. La maison d'études est à Québec. L'ordre compte deux

autres maisons au Canada, celle des Trois-Rivières et celle d'Edmonton dans le Nord-ouest.

LES DOMINICAINS 301 Grande-Allée Québec L'ordre des Dominicains ou Frères Prêcheurs, a été fondé en 1213 par Saint-Dominique et approuvé par le Pape Honorius III. L'ordre fut restauré en France en 1843 par le P. Lacordaire. C’est de la Mère- Patrie que les Dominicains partirent pour venir s'établir au Canada. Sur l'invitation de Mgr Larocque, ils s’établirent d'abord à Saint-

Hyacinthe en 1873, où ils établirent leur noviciat et le priorat de l’ordre au Canada.

Les Dominicains arrivèrent À Québec en 1906, sous la direction du

Le Couvent de Bellevue, chemin Sainte-Foy. Fondé en 18(4.

L'Ecole Normale Laval. L'anc chaque côté, les aîles nouv

ienne maison au centre, et elles. Chemin Sainte-Foy, Qué

bec.

R. P. Hage. En 1908, ils achetèrent l'ancienne propriété Charle-

boi sur la gran le Allée, et ouvrirent une modeste chapelle dédiée à Noire. Dame du Rosaire.

Le but de l'ordre est la Prédication et l'enssignement de la philosophie et de la théologie,

Les Dominicains s'occupent de p'édication à Québec et dans tout le diocèse, Le supérieur actuel est le Rév. Père Benoit. Le personnel comprend 6 pères,

L'ordre des Dominicains Compte 4 maisons au Canada : À Saint. Hyacinthe : noviciat, priorat et desserte de la paroisse de N.-D, du Rosaire ; à Ottawa : noviciat, profès, priorat et desserte de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste : à Montréal : desserte de la paroisse de Notre- Dame de Grâce : à Québec : résidence et chapelle,

LE COUVENT DE BELLEVUE (Chemin Sainte-Foy)

Les Sœurs de ta Congrégation de Notre-Dame ont la direction du Couvent de Bellevue. Les classes de ce pensionnat ont été ouvertes en 1864. Cette bienfaisante institution a fêté 51 cinquantième anniversaire de fondation l'an dernier.

Le Couvent de Bellevue est situé sur le chemin Sainte. Foy,dans un endroit fort agréable, Le terrain sur lequel est bâti le couvent sépare la paroisse de Notre. Dame-du-Chemin d'avec celle de Sainte-Foy. La partie Nord-est de ce terrain, sinon toute son étendue, est comprise dans le fief Saini.F ranÇois dont la concession faite par le gouverneur de Montmagny à M. l'abbé Jean Lesueur de Saint-Sauveur et à Jean Bourdou, inginieur civil, remonte au mois de mars 1646. CE

Le personnel du couvent de Bellevue Comprend 16 religieuses et 140 élèves. L'enseignement qu'on y donne est surtout Pratique. L'éducation chrétienne et l'instruction résument le Programme qu'on v donne aux jeunes filles. On a joint à l'enseignement religieux, celui du français, de l'anglais, de l'arithmétique, des sciences et des beaux arts, etc. 1e couvent est maintenant affilié à l'Université Laval.

Les origines de la Congrégation de Notre-Dame remonte peu après la fondation de Ville-Marie. Le 20 juillet 1653, jour de la fête de Sainte-Marguerite, la sœur Marguerite Bourgeois Partait de la rade Saint- Nazaire, France, pour le Canada. La navigation était alors pénible et longue. La jeune Française arriva à Québec le 22 septembre, puis

Ü} Voirautres détails sur le Fief Saint-François, page 11

mt 188 var

se rendit sans retari À Montréal. Quatre ans plus tard, elle obtenait une modeste construction en pierre de M, de Maisonneuve, c'était une ancienne étable située sur la rue Saint-Paul. Elle y entra avec Mme Picaud le 25 novembre 1857, après avoir quelque peu aménagé cette bâtisse, C'est là, dans cette pauvre demeure transformée en classe, que la sœur Bourgeois Commença l'œuvre sublime de l'enseignement. Au début de ses travaux, la vénérable sœur a dû plus d'une fois soutenir son courage en songeant au divin Sauveur commençant Lui-même l'œuvre divine de notre rédemption dans l'humble crêche de Bethléem.

Etant repassée en France en 1658, accompagnée de Melle Mance, la Sœur Bourgeois revint l’année suivante avec trois sœurs, et toutes les quatre se livrèrent incessamment à l'enseignement et à l'œuvre des retraites spirituelles des jeunes filles,sous la direction des Jésuites.

En 1666, la Sœur Bourgeois ouvrit un pensionnat de jeunes filles, C'est alors que Mgr de Laval approuva la Congrégation de Notre-Dame. En 1671, avait lieu l'érection canonique de la congrégation et sa reconnaissance civile, en vertu de Lettres Patentes du Roi Louis XIV.

La Sœur Bourgeois a été déclarée vénérable le > décembre 1878. Par un autre décret du 10 juin 1910, Sa Sainteté Pie X a proclamé l'héroicité des vertus de la Vénérable servante de Dieu, Marguerite Bourgeois,

La communauté des Sœurs de Notre-Dame n'a pas cessé de progresser depuis sa fondation. Elle compte aujourd’hui 2831 professes 206 novices, 40 postulantes et 136 établissements, parmi lesquels 3 écoles normales et 10 écoles ménagères. Elle donne l'enseignement à 39,175 élèves. Dans la ville de Québec, les filles de la vénérable Sœur Bourgeois ont des riaisons dans presque toutes les paroisses de la ville,

L'ECOLE NORMALE LAVAL (Chemin Sainte: Foy)

L'Ecole Normale Laval a été établie en 1857, par l’Acte 19, 20, Victoria, chapitre 54, aujourd'hui ch. XV des Statuts du Bas-Canada. et par un règlement du 6 octobre de la même année, approuvée par le Gouverneur en Conseil.

Le 7 janvier 1857, l'honorable Pierre J: O. Chauveau, Surintendant de l'Education, publiait le Prospectus de cette Ecole, Elle fut inaugurée le lundi, 12 mai suivant, dans le Château Saint-Louis, où plusieurs générations de dévoués instituteurs ont reçu la formation pé. dagogique. On sait que le but de cette institution est de former le

L'Ecole Normale Lav bâtisse et l'aile gauc

ul, Chemin Sainte-Foy, he construite en 191 ),

L'ancienne

Personnel enseignant. (1)En 1892, l'Ecole fut transportée dans l’ancicn Pensionnat de l'Université Laval. Le vieux Château Saint-Louis, abandonné par les normaliens, fut démoli peu après pour faire place au Château Frontenac actuel. = :

Grâce au zèle de Mgr Rouleau, Principal, l'Ecole Normale Laval fut définitivement transportée sur le Chemin Sainte-Foy, au mois de novembre 1900, dans l’ancienne résidence de M. Chinic.

Cette importante institution a célébré brillamment le cinquantenaire de sa fondation en 1907.

Voici la liste des Principaux qui ont dirigé cette école depuis sa fondation :

Révérend Édouard-Jean Horan, janvier 1857. (Evêque de Kingston, 1 mai 1858).

Révérend Jean Langevin, 23 avril 1858. (Evêque de Saint-Germain de Rimouski, 1 mai 1867).

Révérend Pierre Lagacé, janvier 1870. :

Révérend Louis-Nazaire Bégin, janvier 1885 (Evêque de Chicoutimi, 28 octobre 1888 ; Coadjuteur du Cardinal Taschereau en 1892, archevêque de Québec depuis 1898, et créé Cardinal le 25 mai 1914.)

Révérend Thomas-Grégoire Rouleau, 31 octobre 1888. Prélat de Sa Sainteté, 4 septembre 1907.

L'Ecole Normale Laval compte soixante et seize élèves-maîtres. L'école annexe est fréquentée par plus de cent enfants,

LES SOEURS DE SAINT-JOSEPH DE SAINT-VALLIER (Chemin Sainte-Foy)

La ville du Puy (Hte-Loire, France )a été le berceau des So:rs de St-Joseph. Celles-ci se sont ensuite répandues dans un grand nombre de diocèses de France et puis à l’Etranger : Arménie, Brésil, Madagascar, Mexique, Etats-Unis et Canada.

Ce fut le R. P. Médaille de la Compagnie de Jésus qui en suggéra la pensée à Mgr de Maupas, évêque du Puy. Ilprocura à ce prélat

les sujets nécessaires à l'inauguration de l'Institut. Le 15 octobre 1650, eut lieu la première réunion sous la présidence de l'évêque qui voulut que la Congrégation prit le nom de “Sœurs de Saint-Joseph’.

Ce qui précède est commun à toutes les Sœurs de St-J oseph sorties du Puy. Le nombre est immense.

Quant aux Sœurs de St-Joseph, de Saint-Vallier (Drôme, France) diocèse de Valence, dont il est ici question, voici leur début :

En 1683, Mgr J--Baptiste de la Croix, comte de St Vallier, plus tard évêque de Québec, demanda deux Sœurs de St-Joseph du Puy pour desservir l'hôpital qu’il venait de fonder à St-Vallier. Deux

Sœurs y furent envoyées pour servir les malades et se dévouer à l’enseignement de la jeunesse,

Les constitutions de cette communauté furent définitivement approuvées par Léon XIII en 1890.

Quelques années plus tard, l’enseignement religieux étant prohibé en France, les Religieuses de St-Joseph songèrent à s’expatrier. En 1903, elles vinrent au Canada s’abriter à l'ombre dn tombeau de leur père, Mgr de St-Vallier, 2me évêque de Québec.

Elles fondèrent successivement à Québec, Saint-Jean-Port-Joli, Montmorency, Saint-Eugène, Saint-Vallier, des écoles devenues florissantes où elles continuent leurs œuvres d'éducation.

En 1905, une école modèle leur fut confiée par la commission scolaire de la Municipalité de Notre-Dame-de-Québec, aujourd'hui annexée à la ville sous le nom de quartier Belvédère, Cette école, située sur la rue Crémazie, a été agrandie depuis,et un cours d'école ménagère a été ajouté au Programme d'enseignement,

Le noviciat des Sœurs de Saint-Joseph, ouvert au No 9 rue Salaberry, en 1905,a été transporté en 1911 sur le chemin Ste-Foy, à quelques arpents de l’église de Notre-Dame-du-Chemin, dans l’ancienne maison de la famille Thompson. Cette résidence a été agrandie d’une aîle, en 1914, pour loger une vingtaine de jeunes élèves,

Une jolie statue de Saint-Joseph a été érigée en le Chemin Sainte-Foy, en face du noviciat.

cette belle statue a voulu honorer saint Joseph, premier patron de la Nouvelle-France, dès 1624,et patron de l’église universelle depuis 1870. Une série de pèlerinages commencée en 1912 se continue chaque année de la part des hotimes, des femmes et des jeunes filles. Des grâces nombreuses, spirituelles et temporelles, ont été obtenues dans la modeste et trop petite Chapelle que les sœurs de Saint-Joseph ont ménagée

1912 sur Le promoteur de

Monument érigé en 1912, sur le C face du noviciat des Sœurs de Sain

saint Joseph, premier patron de la

hemin Sainte-Foy, en t-Joseph, en l'honneur de Nouvelle-France, dès 1624,

dans leur maison. Espérons que cette chapelle sera bientôt agrandie et qu'avant longtemps les paroissiens de Notre-"ame-du-Chemin pourront y faire publiquement les exercices du mois de saint Joseph.

Il est intéressant de noter que leterrain occupé aujourd'hui par les Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier est compris dans l'ancien fief Saint-Joseph des Dames Ursulines, et vulgairement appelé ‘‘le Jarzeau'”’par l'arpenteur Louis Perreault dans son procès-verbal qui accompagne un plan de la Banlieue de Québec,dressé le 19 juin 1790. Autant que nous pouvons en juger par le plan susdit, le fief Saint-Joseph, agrandi de plusieurs pièces de terres achetées par les Dames Ursulines, partait de l'ancienne Route Bourdon, aujourd’hui l'avenue des Braves, et s’étendait vers la ville jusque vers la rue Bourlamarque. Le fief Sainte-Marie appartenant à l'Hôtel-Dieu partait de cette rue et se terminait à la rue Claire-Fontaine, =

UN MONUMENT À ST-JosErH (Extrait du Messager du Sacré-Cœur, Mars 1913)

“Nous signalons avec plaisir à nos lecteurs la bénédiction d’un 11:0nument élevé à Québec, sur le chemin Sainte-Foy, en face du noviciat des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier. Ce touchant témoignage de dévotion populaire à saint Joseph, premier patron de l'Eglise Canadienne, a eu lieu le 3 novembre 1912.

‘‘ La cérémonie a eu pour théâtre l’un des plus beaux endroits de ce coin historique de Québec. Malgré le froid du commencement de novembre, un millier de personnes s'étaient rendues sur le vaste terrain des Sœurs de St-Joseph. Au pied du monument, on remarquait le Rév. Père Désy, curé de la paroisse, M. l’abbé A. Magnan, les Rév. Pères Waddel et Paré, le Rév. Frère Palasis, directeur de l’Académie St-Joseph, avec tous ses élèves, les membres de la Ligue du Sacré-Cœur, de la Congrégation de la Très-Sainte-Vierge ; les élèves de l'Ecole Normale Laval et ceux de l’Académie de N.-D. du Chemin, etc.

‘‘Après la bénédiction du monument, faite par le Rév. Père Désy, M. l'abbé A. Magnan, (1) fit une courte et vibrante allocution. L’orateur dit ‘‘que le monument qu'on venait d'élever à Saint-Joseph était bien à sa place dans ce coin de terre, le plus beau de la patrie canadienne, à cause des souvenirs historiques qui s’y rattachent. Protecteur de l'Eglise et des Canadiens, saint Joseph est bien placé sur ce champ de bataille arrosé du sang des braves. Saint Joseph était petit aux yeux

(1) M. l'abbé Aristide Magnan est aujourd’hui curé de la paroisse de S&uint-Désiré-du-Lac- Noir. Ilest l’autvur de plusieurs ouvrages de grande valeur, entre autres de l'‘‘Histoire de la Race Française aux Etats-Uuis'', etc.

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des hommes, mais grand aux yeux de Dieu, C'est lui qui fut choisi pour être l'époux de cette créature excellente, qu'est la Vierge Marie. Il fut juste, dit l’Ecriture, c’est-à-dire qu'il fut vaint, que sa vie fut conforme à la volonté de Dieu. 11 fut associé intimement à l’œuvre de la Rédemption du genre humain, et c’est pourquoi il est, après la Sainte Vierge, l'être le plus parfait de l'humanité.” Et l’orateur termina en disant que ‘‘ du haut du piédestal où il est placé saint Joseph protégera la paroisse de Notre-Dame-du-Chemin, la ville de Québec et méme le nays entier ‘?

‘Le promoteur de cette belle œuvre est M. Hormisdas Magnan de Québec, qui a prélevé les souscriptions et dirigé les travaux de construction et d'installation. Tout le monument a coûté $800.

Le piédestal et la statue sont en béton et mesurent vingt pieds de hauteur, Le monument quiest dans le style Louis XVI a une très belle apparence. 11 consiste en un fût cannellé, flanqué de quatre consoles, ou support artistement sculpés. fût ou colonne est surmonté d’une corniche avec larmier qui sert de base à la statue. La fondation qui supporte tout le monument a sept pieds carrés. Ajoutons que le piédestal a été coulé d’une seule pièce dans un moule spécial préparé avec grand soin par l’artiste. Ce moule comprenait une soixantaine de pièces sculpées, et cimentées ensemble de manière à former un seul tout. C’est le premier monument du genre quia été fait au pays et disons tout de suite que .rtiste, M: Alyre Prévost, a obtenu le

plus grand succès dans la préparation de ce moule géant. La statue a été coulée à part. (1)

LA CRÊCHE (Cheinin Sainte-Foy)

Sous le nom de ‘‘Crêche’’, les Sœurs du Bon-Pasteur, dont la charité débordaute ne recule devant aucunes misères à secourir, ont fondé en 1901, sur la rue Couillard, l’Hospice de Saint-Vincent (La Crêche) à côté même de la Maison de la Miséricorde, ou Maternité, dont elle s'est trouvé le prolongement obligé.

Cette œuvre méritoire que l'autorité ecclésiastique de Québec a confiée aux Sœurs du Bon-Pasteur a vite pris un développement correspondant aux tristes besoins de notre époque. Aussi, en 1908, l’œuvre de la Crêche fut transportée sur le chemin Sainte-Foy, dans un local plus spacieux. :

[1] Aprèstroisans, le monument est encore intact. La gelée qu'on redoutait ne la pas détérioré. Disons, toutefois que dès la première année, le monument a été revêtu de plusieurs couches d‘huile de lin mêlée à du vernis, puis peinture, .

De toutes les misères qui sont le partage de la société, celle des

ts enfants abondonnés est sans contredit une des plus dignes de

compassion. Grâce à cette fondation, des centaines de petits enfants

inconscients sont arrachés à une mort probable et reçoivent avec les

soins physiques les plus dévoués, le don précieux du baptême, en at-

tendant qu'ils soient placés dans des familles charitables, où ils seront élevés chrétienement.

Mais les ressources manquent aux Sœurs dévouées qui ont le soin de cette œuvre de miséricorde. D'autre part, le nombre des enfants abandonnés augmentent avec l'accroissement de la population, etc. Et il faudrait nécessairement agrandir le local actuel ,ou plus de 175 petits berceaux sont entassés dans quatre ou cinq chambres

Chaque année, le compte des recettes et des dépenses de la maison se solde avec un déficit de plus de $2,000.00, laissant à la charité publique de Québec, cette lourde dette dont elle n'est pas responsable, En effet, l’œuvre est plutôt inter-diocésaine ou provinciale, puisque ces pauvres victimes du vice viennent des différents diocèses de la province.

Or, si la Crêche est une œuvre d’une utilité incontestable à la société dont elle protège les intérêts et l'honneur de ses membres, celle-ci

Par un juste retour, doit en supporter les frais. Il appartient donc à toutes les paroisses de la Province, autant qu’à la ville de Québec de coopérer au soutien de la Crêche.

Dans les Etats-Unis, le Bouvernement des principaux États, comme celui de New-York, paie de $11. à $12. Par mois pour la pension de chaque enfant.

D'autre part, il est à désirer que la Maison de la Miséricorde soit bientôt réunie à la Crêche du Chemin Sainte-Foy. L'œuvre commune Pourra plus facilement être soutenue par la fusion des éenx personnels qu’elle requiert en ce momert. :

Les aumônes doivent être adressées à l’Hospice Saint-Vincent-de- Paul, Chemin Sainte-Foy, Québec.

LES SOEURS DOMINICAINES DE L'ENFANT-JESUS (Chemin Saint-Louis, près du chemin du Belvédère)

Cette Congrégation a été f mdée au Séminaire de Québec en 1887, sous la règle du Tiers-Ordre régulier de la Pénitence, et affiliée au Grand Ordre par diplôme du 2 octobre 1888,

La nouvelle Congrégation, dunt le but est de donner les soins d'intérieur au Séminaire de Québec, a été canuniquement constituée par son Eminence le Cardinal Bégin le 4 août 1913.

chi

Les l'ominicaines ont agrandi leur champ d'action en acceptant l'œuvre d'hospitalisation sacerdotale pour les vieux prêtres malades ou âgés du diocèce, Depuis longtemps, les religieuses dominicaines songaient à transporter hors de l’ancien Pensionnat de l'Université, où elles ont leur résidence, l'administration générale de leur institut et leur noviciat. Elles achetèrent, l'an dernier, l'ancienne propriété Burstall, située sur le chemin Saint-Louis, de l’autre côté de la route du Belvé-

dère; et le 7 septembre 1914, elles prenaient possession de leur nouvelle maison,

La communauté comprend 71 professes, 14 novices et quelques postulantes, Au Séminaire,se trouve une cinquantaine de religieuses et à l'Evêché de Québec, cinq.

Trois prêtres retirés sont actuellement hospitalisés au couvent des Dames Dominicaines du Chemin Saint-Louis.

Le coin sud-ouest du fief Saint-Jean où les Sœurs Dominicaines ont établi leur noviciat se trouve compris dans la paroisse de Sillery.

LES SOEURS DE L'ÉSPERANCE GARDES MALADES ( Chemin Sainte-Foy )

La Communauté des Sœurs de l’Espérance, a été fondée à Bordeaux, le 8 janvier 1820, par M. l'abbé Noailles, sous le nom de Congrégation de la Sainte-Famille. Elle a été approuvée par la Saint-Siège.

L'histoire de cette communauté est très intéressante. En la par- Courant, on y voit la volonté de Dieu clairement manifestée dès sa fondation.

La congrégation de la Sainte-Famille se divise en trois branches, sous le gouvernement d’une supérieure générale aidée d’un conseil. Ces branches sont ainsi dénommées : 1. les sœurs de Saint-Joseph, qui se consacrent au soins des orphelins. 2. les religieuses de l’Immaculée Conception, qui se dévouent à l’enseignement, 3. les Sœurs de l’Espérance qui s'occupent du soin des malades, dans les familles riches, et qui s’emploient dans la mesure du possible au soulagement des malades pauvres. Au reste, les sœurs de l’Espérance embrassent toutes les bonnes œuvres qui peuvent être offertes à leur zèle.

Les Sœurs de l'Espérance se sont d’abord établies à Montréal en 1901, à la demande de Mgr Bruchési, Elles vinrent s'établir à Québec en 1903. Elles se logèrent d’abord sur la rue Saint-Augustin, puis au

No 469, rue Saint-Jean, en 1904. Le 19 mars 1915, elles prenaient possession de l’ancienne propriété Griffith, sur'e chemin Sainte-Foy, au coin de la rue Salaberry.

Le noviciat des Sœurs de l'Espérance est à Saint-Laurent, près Montréal. La communauté de Québec comprend 16 Sœurs. Outre le soin des malades, les Soeurs de l'Espérance entretiennent un ouvroir pour les pauvres de la paroisse et pour l'œuvre de la Crêche,

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