N. GAT
Même revers que les trois jetons précédents. La virgule fait défaut entre les mots excipit arcet. — Collection Brettauer.
Pesté de Béthune.
8°. — s. eloi défenseur de bethune. — Buste du saint en habits sacerdotaux, mitré, tenant la crosse à gauche et levant la main droite vers le ciel, dans l’attitude de la bénédiction.
R. — defendez | nous | encore | de la peste. — Inscription en quatre lignes sur champ uni, les trois premières lignes horizontales, la dernière semi-circulaire.
Médaille religieuse moderne, ovale, avec bellière. Module 19/23 mm . Cuivre? — Collection Brettauer.
9° Poncet (1) a fait connaître une amulette jusqu’alors inédite, appartenant au Musée de Lyon :
Avers. — senexton paracelsi. — Dans le champ, un Scorpion et une Araignée superposés.
Revers. — contra pestem. — Dans le champ, un Serpent enlacé autour d’un tau ou croix en forme de T.
Médaille en cuivre rouge frotté de mercure. Module 24 mm .
(1) E. Poncet, Archéologie lyonnaise. Documents pour servir à l’histoire de la médecine à Lyon. Lyon et Paris, in-4° de 74 p., 4885; cf. p. 72.
S EN EX TON est écrit pour Zanextor, nom sous lequel Paracelse désignait le mercure. A supposer que ce célèbre médecin ait été pour quelque chose dans la fabrication de cette amulette, celle-ci daterait donc de la première moitié du XVI e siècle. Mais en réalité on ne sait rien de son origine, ni de sa date. Pfeiffer etRuiand n’en ont pas eu connaissance.
Pour finir, citons un distique latin, qui se trouve gravé sur le fronton de la chapelle de l’hospice cantonal d’Altdorf, capitale du canton d’Uri (Suisse). L’inscription n’est pas datée, mais une maison voisine porte la date de 1614.
I-Iorrificae quicunque fugis contagia pestis Hue ades hocce manet fornice certa salus.
NOTES ET INFORMATIONS
Nécrologie. — Frédéric-Antoine Zürn, professeur ordinaire de médecine vétérinaire à l’Université de Leipzig, directeur de la clinique vétérinaire, s’est éteint le 11 septembre 1900, à l’àge de 65 ans. Né à Rudolstadt le 16 avril 1835, il fit ses études à l’Ecole vétérinaire de Dresde, puis pratiqua pendant douze années à Schlotheïm, dans le grand-duché de Saxe. En 1867, l’Université d’iéna lui confie la chaire de thérapeutique vétérinaire à l’Institut agronomique et le nomme docteur en médecine honoris causâ. En 1872, il passe à l’Université de Leipzig, en qualité de
Professeur F.-A. ZÜRN
professeur extraordinaire et directeur de l’Institut vétérinaire ; en 1891, il reçoit le titre de professeur honoraire ordinaire.
Les travaux scientifiques de F. A. Zürn ont porté sur les branches les plus diverses de la médecine vétérinaire, particulièrement sur les maladies parasitaires. Nous nous bornerons à rappeler ici les ouvrages classiques qui sont sortis de sa plume :
1* Anleitung zur rationellen Fleischbeschau, 1864. — Cet ouvrage vit le jour à l’époque où Zenker venait d’attirer l’attention du monde médical sur le grand danger que présente l’ingestion de la viande de Porc trichi-
NOTES ET INFORMATIONS
née. C’est- le prototype des livres sans nombre qui, depuis lors, ont paru en Allemagne sur l’inspection microscopique des viandes. Zürn a été l’un des initiateurs de la « trichinoscopie » et, à ce titre, a rendu des services inappréciables.
2* Dit Parasiten des Menschen ; Leipzig, un vol. in-8°; 2 e édition, 1881. — Cet ouvrage classique, universellement connu et apprécié, a été écrit en collaboration avec F. Kücbenmeister. Ce dernier a rédigé les chapitres relatifs aux Cestodes et aux Trérnatodes ; tout ie reste, sauf la partie thérapeutique, est dû à Zürn. Cet important ouvrage a été traduit en anglais parEdwin Laxkkster, en 1857.
3° Die Schmarotzer auf und in déni Kôrper unsei'er Haussàugethiere ; Weimar, 2 vol. in-8°, 1874; 2 e édition, 1883-1887. — Le second volume de la deuxième édition a été rédigé avec la collaboration du D r Hugo Plaüt.
Zürn laisse le souvenir d’un homme bon et courtois. Nous publions son portrait et un fac-similé de son écriture. — R. Bl.
Un enfant attaqué par des Fourmis. — M“‘ Thérèse Landraud,
âgée de 23 ans, demeurant à Mantes avec son mari, était venue passer quelques jours chez des parents à Villeneuve-la-Garenne, avec son tout jeune poupon, une fillette qu’elle allaite, âgée de trois semaines à peine. S’étant rendue aux champs, le temps étant beau, elle prit avec elle son enfant. Après lui avoir donné le sein, elle le déposa à l’ombre, enveloppé dans ses langes, près d’une meule de paillé et alla rejoindre le groupe de ses parents travaillant à deux cents mètres environ de l’endroit où reposait le nourrisson.
Au bout de quelque temps, ayant cru entendre des cris, elle courut vers son enfant, et on juge de l’effroi de la mère en le voyant tout couvert de Fourmis. Les Insectes avaient, en outre, pénétré dans la bouche, lui bouchaient Les yeux d’où coulait du sang ; les oreilles en étaient pleines aussi:;.
NOTES ET INFORMATIONS
la pauvre petite était littéralement dévorée. Des vomissements et des convulsions étant survenus et l’état de la fillette paraissant des plus graves, un médecin fut mandé en toute hâte et lui prodigua des soins immédiats. Il a été complètement impossible de retirer toutes les Fourmis qui étaient entrées dans le nez et dans la bouche. Vu le jeune âge de la petite victime, on croit qu’elle ne survivra pas à l’accident.
Cet accident extraordinaire a été annoncé par divers journaux, du 10 au 12 septembre 1900 (le Temps, le Petit Parisien, le Nouvelliste de Lyon, le Petit Marseillais . etc.).