‹ Notes mycologiques. 23-25Chapitre 1 sur 12 · Lagemdium Marchalianum nov. spec · texte numérisé non relu

Lagemdium Marchalianum nov. spec

(PI. I, %. I à » )•

Sous ce nom nous ferons connaître ici une espèce nouvelle, provenant de nos Ardennes belges, d’où elle nous a été rapportée par M. El. Marchai, à qui nous la dédions. Elle se trouvait bien représentée dans des cellules d 'Oeclogonium, dont elle avait détruit le protoplasme ne laissant en général que fort peu de résidus et empêchant même dans certains cas, la formation de.s cloisons séparatrices des cellules en division.

Par ce caractère notre Lagenidium se rapproche du Lagenidium Sgncgliorum Klebahn, mais les figures de cette dernière espèce publiées par l’auteur ne cadrent nullement avec la forme que nous avons observée. En effet notre nouveau Lagenidium possède une particularité de laquelle nous tirerons le principal caractère différentiel. Le thalle n’est pas localisé dans une cellule, il peut se prolonger dans une file parfois de G et 7 cellules; avant de passer d’une cellule dans une autre, le dernier élément cellulaire, celui situé le plus près de la cloison à percer, se renfle fortement acquerrant souvent un diamètre double de celui du reste du thalle, et se termine vers la cloison en un prolongement très fin, plus ou moins allongé qui perce la cloison tranverse pour s’épanouir en un filament de diamètre normal dans la cel-

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Iule voisine. Les autres cellules, du thalle rameux constituant le Champignon, sont toutes plus ou moins cylindriques. Une cellule quelconque, même la cellule renflée, peut former un zoosporange, pour cela il se forme en un point quelconque de la surface cellulaire, un bourgeon plus ou moins épais. Ce bourgeon s’allonge, vient toucher la paroi interne de la membrane cellulaire de YOedogonium , perce cette dernière et se prolonge dans le liquide ambiant sous forme d’un tube plus ou moins allongé.

En général, les cellules qui renferment le parasite bien développé montrent une membrane plus ou moins colorée en brun, ce qui est dans certains cas un empêchement à bien voir l’allure des filaments du Champignon. Cette coloration est-elle due à la présence du Lagenidium , est-elle accidentelle? La coloration des membranes cellulaires des cellules d’Algues, envahies par des parasites, parait s’observer assez fréquemment. Nous ne savons pas si des auteurs ont déjà fait ressortir ce caractère, et s’ils en ont donné une explication.

C’est là tout ce que nous avons pu voir du développement de notre Lagcnitlium. Comment se fait l’infection des cellules de l’hôte et comment s’opère la reproduction sexuée, si elle existe? Nous ne pourrions le dire.

C’est donc par pure analogie de forme que nous rapportons notre parasite au genre Lagenidium , dont il rappelle à première vue certaines formes habitant de préférence les cellules des Conjuguées.

Le rendement des cellules avant la traversée des cloisons transversales, répété plusieurs fois dans un même filament se prolongeant dans plusieurs cellules, donne au thalle du Champignon un aspect très particulier que nous n’avons rencontré jusqu’ici dans aucune

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SOCIÉTÉ BELGE UE M1C11OSC0P1E

autre espèce du genre, ni même de tout le groupe.

Le thalle est bien entendu pluricellulaire, et les dessins qui accompagnent ces notes, feront bien saisir les caractères du nouveau Lagenidium, dont nous donnerons la description suivante :

Lagenidium Makchalianium nov. sp.

(Ll. l, tig. 1-9).

Thalle filamenteux , rameux, de i à 5 /x de diamètre , constitué par des cellules plus ou moins régulièrement cylindriques , parfois irrégulièrement renflées , se pelotonnant dans les cellules de T hôte , et passant Tune cellule à l'autre. Avant de pénétrer dans la cellule voisine , la dernière cellule du thalle se renfle [1 jx env. de diam.) et se termine par un prolongement fin plus ou moins allongé ou parfois légèrement contourné , cest par ce prolongement que le Champignon pénétrera dans la cellule voisine en perçant la cloison transverse; dès que le filament mycélien se trouve dans ta cellule voisine il s'élargit et reforme un fragment de thalle à cellules plus ou moins régulières , cylindriques , dont les derniers articles avant de passer dans une nouvelle cellule se renfleront à nouveau. Le parasite empêche la formation de la cloison transverse dans les cellules en division. Toutes les cellules du thalle sans exception , aussi bien les cellules régulièrement cylindriques que les cellules renflées, peuvent devenir des zoosporanges. Ces zoosporanges donnent un col qui perce la membrane de l'hole et se prolonge plus ou moins loin dans le milieu extérieur. Zoospores et spores inconnues.

MÉMOIRES

liai). — Dans les cellules des Oedoyonium à Minvart (Él. Marchai 1895).

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