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PHOTOCHROMIE SUR VERRES CONVEXES

quon dissout dans de Feau bouillante. La colle doit être très-forte, sinon il se formerait des bulles d'air entre le verre et le papier.

Après avoir bien mouillé lepreuve, on enduit sa surface ainsi que la surface concave du verre avec de la colle ci-dessus. Il faut en appliquer une couche assez épaisse. On la fixe dans le verre convexe, le côté de l'image en contact avec le verre. On la couvre d un papier épais et on enlève les bulles d'air et l'excédant de la colle avec les doigts et avec un ébauchoir en bois de la forme de la convexité du verre. Il faut se garder de casser le verre mince. Lorsque l'épreuve est complètement sèche, on la frotte par le dos avec un morceau de papier à l'éméri, on met du blanc de baleine dans une petite cuvette en fer-blanc, qu'on chauffe dans un bain d'eau jusqu'à ce que le blanc de baleine soit liquide. On immerge le verre avec l'épreuve et on l'y laisse pendant 30 k 40 minutes, en continuant de chauffer. Alors on retire le verre du bain et on le laisse refroidir. L'excédant du blanc de baleine est enlevé avec un drap rude et avec un pinceau dur. Un mélange de blanc de baleine et de paraffine est encore préférable.

Ceci fait, on applique les couleurs à l'huile, mais seulement sur les parties qui ont des contours exacts, les yeux, les lèvres, les bijoux, les dentelles.

Quand ces couleurs sont sèches, on met un autre verre convexe sur l'épreuve (ou plutôt dans l'épreuve), et sur le verre qui n'a reçu aucune préparation on peint la chair, les cheveux, la draperie et le fond. On place un carton blanc derrière l'épreuve et on réunit les trois pièces avec des bandes de papier gommé.

Les couleurs suivantes suffiront pour le colori : noir d'ivoire, blanc d'argent, bleu d'outre-mer, vermillon, carmin, brun Van Dyck, | jaune de Naples, terre de sienne brûlée. Pour la chair, on mélange du vermillon, du blanc d'argent et du jaune de Naples; pour les visages bruns, on ajoute un peu de brun Van Dyck.

FERROTYPIE

FERROTYPIE.

Le feiTOtype est un positif direct sur une plaque de tôle vernie.

La production ne diffère en rien de celle du positif direct sur verre ; seulement, au lieu d'un verre, on prend une plaque de tôle qu on couvre de collodion, et à laquelle on l'ait subir les opérations connues.

Ce procédé présente beaucoup d'avantages quand il s agit d'obtenir dans très-peu de temps des images prêtes à livrer aux clients ou à employer pour faire des dessins. La plaque n'est pas nettoyée, elle peut être envoyée dans une lettre, ne se casse pas, comme le verre, et ne se déchire pas, comme le papier.

L'appareil est la chambre noire ordinaire; si on veut faire ses épreuves par douzaine, on se sert d'un châssis multiplicateur et d'une chambre noire avec deux, quatre ou six objectifs.

Les châssis doivent être salures de parafine; il est nécessaire aussi de vernir les coins avec une dissolution de gomme laque. Si on laissait le bois venir en contact avec la couche sensibilisée, il se produirait des taches blanches.

La plaque de tôle vernie a été introduite, en 1884, par deux photographes américains.

C'est tout simplement une mince plaque de tôle enduite d'un vernis,

FERKOTYPIE

qui se compose de bitume de Judée, d'huile de lin et de noir de funiec.

Les plaques sont chauffées dans un four. On les fabrique de la dimension de 3o sur 25 centimètres et on peut les couper avec des ciseaux.

La meilleure proportion entre Téther et lalcool est celle de 8 parties sur 3.

Il ne faut jamais employer de l'iodure de potassium dans le collodion positif, parce que cette préparation rend la couche trop transparente. Je recommande la formule suivante :

On dissout les iodures et le bromure dans le mélange dïMher et d'alcool, et on conserve cette solution pendant quelques jours. Elle s'améliore, avec le temps. On n'ajoute le coton que quelques jours avant de s'en servir. Le collodion se décompose lentement, en devenant rouge. Il faut toujours avoir de ce collodion rouge pour le mélanger avec le collodion frais. Si on n'en a pas, on ajoute au collodion quelques gouttes d'alcool iodé ou on y fait tomber quelques paillettes d'iode. Un collodion très-clair ne donne pas de force.

Collodion .

Alcool

Ethei-

Todure d'ammonium lodure de cadmium.

Bromure de cadmium .

C'oton soluble

180 cent, cubes.

4 grammes.

Le bain d'argent.

Ce bain est le même que celui qu'on emploie pour la production des clichés. On trouve à la page 8 tous les renseignements nécessaires.

FERROTYPIE.

Oïl a souvent recommandé d'acidifier le bain par quelques gouttes d'acide nitrique. Je trouve que cette addition produit quelquefois des taches blanches, surtout si on a ajouté trop d'acide. L'alcool iodé remplit parfaitement le rôle d empêcher la formation des voiles.

On met le sel de fer dans un entonnoir et on verse Teau dessus. Lorsque tout est dissout on ajoute l'alcool et l'acide.

En développant on tient la plaque au-dessus d'un grand entonnoir, dans lequel on met un peu de coton. Le révélateur qui coule de la plaque se filtre par le coton dans un flacon qui se trouve au-dessous de l'entonnoir. De ce révélateur filtré il faut toujours ajouter deux parties à une partie de révélateur frais. Ce mélange produit les plus belles épreuves.

Au lieu de l'entonnoir garni de coton, on peut se servir d'un vieux chapeau de feutre dont on fixe le bord autour d'un cadre rond en bois; le chapeau filti*e le révélateur très-vite, et après un an, lorsqu'il est saturé d'argent précipité, on le sèche et on le brûle pour mélanger les cendres avec les autres résidus argentifères.

Lorsqu'on désire obtenir un fond blanc et des lumières vives, on conmience à développer avec le révélateur ordinaire, et on finit par verser du révélateur ancien ; par ce moyen, le précipité devient plus blanc.

On fixe avec une faible dissolution de cyanure de potassium, dans laquelle on dissout un peu de chlorure d'argent. Il ne faut pas la laisser agir pendant trop longtemps. Le cyanure étant très-dangereux,

Le révélateur.

Eau

Protosulfate de fer Acide acétique .

Alcool ....

160 cent, cubes.

10 grammes.

10 cent, cubes.

FERROTYPIE.

quand on a les doigts blessés, beaucoup d'opérateurs préfèrent fixer à rhyposulfile ; on ajoute alors quelques gouttes d'ammoniaque.

Le vernis pour clichés donne aux épreuves un ton jaunâtre. On se servira de préférence du vernis à la gomme Dammar :

La dissolution est filtrée k travers du papier.

On la verse sur l'épreuve sèche, sans chauffer.

Pour faire une épreuve, on coupe une plaque de tôle vernie de la grandeur exacte du châssis. En coupant il ne faut jamais toucher avec les doigts la surface vernie; on évite cela facilement en mettant des gants. On passe le blaireau dessus, on verse le coUodion et on sensibilise dans le bain d'argent. Après avoir fait égoutter la plaque, on la met dans le châssis, on place une plaque de verre dessus pour égaliser la pression du ressort et on ferme le châssis.

La pose dans la chambre noire dure â peu près la moitié de celle qu'on donne pour un cliché. On verse le révélateur, qu'on laisse sur la couche jusqu'à ce qu'on aperçoive les détails dans les ombres de l'épreuve. Alors on lave à Teau, on fixe au cyanure ou à l'hyposulfite et on lave de nouveau.

Si l'épreuve est un peu voilée, on peut souvent la nettoyer en la lavant soigneusement avec un blaireau humide pendant qu'elle est encore humide.

On finit par laver avec de l'eau de pluie ou de rivière, et on laisse sécher. Plus tard on verse le vernis, qu'on fait sécher à froid.

Benzine.

Gomme Dammar

1 litre.

120 grammes.

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