‹ Notes pour servir à l'histoire de l'Englise française de Strasbourg, 1538-1794Chapitre 24 sur 63 · Farellus Calvino, 10 juillet 1555 (0pp. XV · texte numérisé non relu

Farellus Calvino, 10 juillet 1555 (0pp. XV

Il était grand temps qu'un tel désordre cessât. Tous les hommes modérés de la paroisse étaient affligés d'un pareil scandale et en attribuaient un peu la faute à tout le monde. Pierre Martyr^ épanchant son cœur dans Tintimité de Builinger, se plaignait de ces «gros et corpulents théologiens» qui ne savaient que se quereller sans cesse^ et lui avouait qu'il ne mettait plus le pied au temple, (ant il était lassé de ces éternelles disputes ^ Calvin de son côté» répondant à Loquet, l'approuvait de s'être séparé de ce cbouc, dont la puanteur infectait le troupeau de Christ, D et accusait le Magistrat d'avoir supprimé la liberté religieuse^ en renversant l'organisation légitime de l'Eglise. Mais en esprit lucide et pratique, il refusait d'intervenir encore une fois, déclarant que cela ne ferait qu'augmenter le mal. Il indiquait aussi la seule manière utile de clore le conflit, et d'empêcher «la ruine de la petite communauté française». C'était d'adresser une vocation régulière au candidat favori de l'autorité strasbourgeoise , à Pierre Alexandre^ qu'il jugeait lui-même digne de cet emploi '•

Ce dernier se mit en route pour Strasbourg au comn^encement de juillet et dut y arriver vers le milieu du mois. Sa présence eut poureffet immédiat la disparition de Bouquin % et le retour d'un calme au moins relatif, d'après le témoignage de Garnier

Page 1