DANS L’ÉCOLE DE MONTPELLIER
Depuis quelques années certaines gens nous accusent de négliger l'expérience et de demeurer ainsi en arrière , tandis que eux marchent avec la science en progrès. Si nous entendions l'expérience à leur manière, ces reproches seraient bien mérités; mais comme nous différons essentiellement sur l'acception de ce mot, il n’est pas surprenant qu'ils ne nous comprennent jamais.
L’expérience, ainsi que son nom fexperirij le dit, est une épreuve. Or, comme on ne peut éprouver que ce qui existe déjà , l’expérience suppose une proposition
plus ou moins vraie dont elle fournit la preuve ou la critique.
L’esprit , pour faire de l’expérience , n’a pas besoin de machines et d’appareils ; il trouve ce qu’il lui faut dans la contemplation de la nature. La chute d’une pomme éveille la réflexion de Newton, son génie s’exalte , et le magnifique spectacle d’une des plus grandes lois de la nature lui est révélé ; saisi d’admiration , il se prosterne et adore l’auteur de l’attraction. Désormais le nom de Dieu ne sera plus prononcé devant lui , sans qu’il se découvre respectueusement *. voilà l’homme de l’expérience. Elle est représentée par l’échelle mystérieuse de Jacob, que des esprits célestes éclairent également en montant comme en descendant. La vérité se trouve au haut de l’échelle où l’expérience conduit ceux qui se laissent guider par elle.
D’autres, fermant les yeux à la lumière, car chacun en naissant en reçoit ce qui lui est nécessaire (1), se plaisent à chercher à tâtons un but imaginaire. S’arrêtant au premier échelon , ils en décrivent la forme et démontrent l’avantage de la carrée sur la ronde. Les savants nomment les muscles qui exécutent les mouvements d’ascension, et terminent ordinairement par le conseil de monter l’échelle par le bas. Ce qui ressemble beaucoup au précepte de commencer à bâtir une pyramide par la base. Excellente leçon pour le maçon , car, pour l’architecte , par où a - 1 - il commencé ? Les premiers expé-
(1) Illuminât omnem hominem venientem in mundnm. S. J(UN.
rimentateurs connus furent, je crois, les artisans qui essayèrent de bâtir, dans la plaine de Babel , une tour en pierre pour atteindre au séjour de la vérité. On sait ce qui ieur advint pour ne pas s’être soumis à un architecte .
C’est là où mène l’emploi d’une proposition matérielle pour l’acquisition d’une vérité morale. Quelquefois le contraire a lieu, et les résultats sont égaux.
I n maître apothicaire scrupuleux et fort dévot poursuivait en cachette le grand -œuvre. I n jour, il arrive tout joyeux ( liez Chaptal , et lui confie que le travail allait bien et que le succès en était assuré. Ce que Platon et saint Paul avaient exprimé si hautement , le bon homme Pavait lu dans un livre d'alchimie en ces termes : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. » En conséqu cnce , il établit dans sa maison deux laboratoires , un au rez-de-chaussée , l'autre sous les toits , tous les deux de la même dimension , pourvus d’ustensiles parfaitement semblables; enfin , la même opération s’exécutait simultanément en haut et en bas. Il est inutile d’ajouter (pie l’apothicaire perdit , en cherchant l’or, celui qu'il avait gagné en vendant des drogues.
Beaucoup de ceux qui riront de la simplicité de cet alchimiste, sont peut-être, plus que lui, trompés par quelque pompeux apophtegme nommé par Bcffon vérité niaise, et par les Anglais truisme ; tel (pic ceux-ci: Commencez une pyramide par les fondements , ouvrez la bouche pour parler et les yeux pour voir (1). Vérités
(l) Molière, Iiourycois gentilh. , acte 2e, seine vi.
matérielles incontestables , tant que vous ne les appliquerez pas à la pensée. Car, si Minerve , fille majeure et armée de pied en cap , au lieu d’avoir été éjaculée subitement du cerveau de son père , en était sortie dans la première position , présentant d’abord la pointe de sa pique ou le cimier de son casque, et successivement jusqu’à ses talonnières , j’avoue qu’ai ors j’aurais cru à la statue dont l’abbé de Condillac s’imaginait avoir accouché.
Mettez Bacon à la place de Newton. La pomme tombée est soumise à une série d’expériments pour constater la faculté ou la vertu qui porte la pomme à se réunir à la terre ; il parvient ainsi à la connaissance de la forme de l’attraction (1). Probablement le chancelier ajoutera à ses desiderata , trouver le moyen de donner à la pomme le goût de la pêche (2) : voilà l’homme de l’expérimentation.
Ceux qui marchent sous la bannière du Baron de Vérulam reculent aussi loin qu’ils peuvent dans l’ombre, le principe suprême ; d’un autre côté , ils multiplient les causes secondaires pour le classement desquelles ils croient avoir inventé de nouvelles méthodes d’induction , d’exclusion , d’éclectisme ; vains efforts quand on méconnaît l’unité. Ils repoussent , par exemple , le principe vital , mais ils en admettent un pour chaque organe dont les atomes ont aussi chacun le leur. Tous ces principes vitaux , égaux en droits , s’entendent entre eux à merveille , et leurs délibérations , prises sans doute à la
(4) Nov. organ.
(2) Magnolia naturœ : Sylva sylvarum.
majorité, sont exécutées sur-le-champ; et par qui? Ainsi ces raisonneurs si sévères ne reculent pas devant l’idée folle d'un pareil gouvernement parlementaire ou populaire.
I n professeur de beaucoup d esprit , qui jouait le matérialiste, me citait avec satisfaction l’atelier de Vulcain dont tous les instruments animés agissaient spontanément. Le respect que je lui portais, m’empècha de lui observer qu'IIoMÈRE avait trop de bon sens pour n'avoir pas mis un Dieu qui commandât à tous ces organes, quoique animés.
L’expérience est une et immuable comme la vérité; elle prend cependant des dénominations diverses, suivant qu’on l'emploie pour éclairer des sciences différentes. Ainsi l'on dit expérience ou philosophie médicale, quoique la médecine n’ait pas une philosophie à elle, comme on l'a prétendu.
L’expérimentation, au contraire, entreprise en vertu d’une hypothèse qu’elle s’efforce de prouver, change , se multiplie, se localise, se perfectionne avec les machines quelle emploie, grandit et finit comme tout ce quia commencé. Que voyons -nous , en effet, actuellement? On ne parle guère plus de l'inflammation des modernes <pie du strictum et du laxum de Thémison. Et la philosophie médicale proclamée par Hippocrate, et importée chez nous par les Grecs depuis des siècles , y est encore la même qu elle était en Grèce , en Scythic et en Lybie(l).
L’expérience s’alimente d’expérimentation : sans cette
(1) Hipp., prognost.
dernière ce serait une âme sans corps. L’ignorance ou la mauvaise foi s’efforce de les isoler , et Hippocrate , qui les rapprochait , disait : « Il faut transporter la philosophie ( expérience , séméiotique) dans la médecine ( observations expérimentales , exercice des sens , symptomatique) et la médecine dans la philosophie.» Platon , élevé à l’école de Gos (1) , goûta davantage la philosophie que la médecine , et son disciple Aristote préféra cette dernière. Tous deux méritèrent , à cause de cela , les reproches qu’on leur a adressés. On pourrait donc représenter la valeur du grand Génie par la formule suivante : Platon + Aristote = Hippocrate (2).
L’expérimentation sert d’instrument à l’expérience , et Barthez m’écrivait , avec raison , en parlant des sciences accessoires : « Medicinœ famulantur. » On nous reproche cependant d’en faire peu de cas , et de ne pas vouloir de leur perfectionnement. C’est comme si l’on disait que nous refusons un domestique sous le prétexte qu’il est trop adroit. Mais nous n’admettons pas celui qui prétend
(1) Galen., de usu part., lib . 8.
(2) HirpocRATE a été loué pour avoir, le premier, séparé la philosophie de la médecine. Il me semble que l’on aurait dû dire distingué. Car c’est parce qu’il a démontré que l’une ne pouvait être mise à la place de l’autre, quoique toutes deux s’aidassent mutuellement, qu’il a découvert la vraie doctrine médicale.
Il serait à désirer qu’un homme , parfaitement imbu de la philosophie d’HippocRATE , quand même il ne posséderait pas à fond les finesses de la langue grecque , devînt l’in- , terprète de ce médecin , en nous exposant son esprit.
gouverner chez nous. Une maison où les serviteurs commandent est bientôt ruinée. Imaginez de nouveaux moyens thérapeutiques , chirurgicaux ou pharmaceutiques, trouvez d’autres instruments diagnostiques, et vous êtes assurés de l’accueil reconnaissant que nous ferons à votre industrie , pourvu que vous ne prétendiez pas la mettre à la place de la médecine.
Les gouvernements dotés du pouvoir de conserver ou de détruire une école de médecine , n'ont pas reçu celui de la créer. En revanche, d’un mot ils font sortir de dessous terre une école complète d’expérimentation , à la seule condition de la pourvoir richement en instruments, machines, musée, manipulateurs et professeurs.
Qu’on ne s’étonne donc pas si la philosophie médicale est devenue doctrine A Montpellier. Tout a concouru pour favoriser son enseignement ou plutôt sa tradition ; le temps , le lieu , l’éducation dès la jeunesse, l’étude, rien n’y a manqué suivant le voeu d’IIiprocBATE.
La semence de cette philosophie , que la main de l’homme ne répand pas. exige un long temps pour lever et devenir un arbre. Elle se plaît dans un terrain peu étendu où les maîtres , dans un contact habituel et forcé, finissent par former une communauté, c’cst-à-dire par adopter une doctrine commune. Le que l'on ne verra jamais dans une grande ville où les distances , les passions et les plaisirs dissolvent la société et isolent les individus. Dans la petite île de (’os existait une école par excellence ; on ne trouvait dans l’immense Babylone que des expérimentateurs cuisant la verveine et l’hysope, recueillant le sang du nouveau-né et le dernier souffle du
mourant, afin d’acquérir la puissance de désunir les éléments, de déplacer les organes des sens, enfin, de transformer les hommes en bêtes.
Cette atmosphère médicale , dans laquelle vivent à Montpellier maîtres et écoliers , finit par imprégner les premiers à leur insu , et ils se trouvent atteints du contage doctrinal sans s’en douter. Je ne parle pas des professeurs de théorie ou d’institutes qui exposent la science dont l’application se fera plus tard aux cliniques , ni de ceux qui montrent l’expérience éclairant les procédés thérapeutiques, ils sont tous les vrais précons de la doctrine de l’école; mais j’observe que les professeurs des sciences accessoires pensent et parlent comme leurs collègues.
Le 1er brumaire de Fan y (22 octobre 1796) , Chaptal , ouvrant solennellement l’année scolaire , s’exprimait ainsi : « Celui-là ne sera jamais médecin , qui isole le corps » humain pour mieux en étudier les fonctions ; lorsqu’il «croira connaître l’homme, il n'en connaîtra que le ca- »davre... La chimie, comme l’anatomie, nous présente « les matériaux des fonctions ; et si d’un côté l’anatomie « fait la séparation des organes , la chimie fait à son tour «la séparation de leurs principes; mais ni l’une ni l’autre «de ces deux sciences n’est en droit de nous instruire » sur la vitalité. «
Le fond de doctrine médicale que nous possédons depuis si long-temps , forme une espèce de climat où , à côté des vérités qui végètent vigoureusement , languissent , et finissent par périr, les hypothèses qu’on essaie d’y transplanter. Maints systèmes qui régnaient despotique-
ment ailleurs, ont défailli sur le seuil de la porte de l’école. Un professeur, connu déjà par de bons ouvrages, essaie d'une Nosologie chimique , et malgré son talent d'élocution pour la faire valoir, son œuvre est restée un mort-né. Nous pourrions multiplier les exemples pour prouver (pie l’expérience à Montpellier n’est pas seulement l’apanage des médecins, mais quelle est devenue, pour ainsi dire, le sens commun à tous ses habitants.
l.e inonde savant, Montpellier excepté, était dans l'attente des mystères qu'allait révéler la découverte des animaux microscopiques ; la médecine, disait-on, devait être changée, comme elle le fut du temps d Harvey. Alors parut eu Allemagne un écrit latin du docteur Dalexpatius, contenant de nouvelles et curieuses observations sur les animalcules spermatiques. L’ouvrage accueilli avec la faveur qu'il méritait, faisait déjà autorité dans la science , quand son véritable auteur se déclara : c'était M. Plaxtade, avocat-général à la cour des aides de Montpellier, savant astronome, mais complètement ignorant en anatomie. Il avait fait l'anagramme de son nom latinisé ( Plantadeius ).
Les praticiens de la ville composent aussi l’école , quoiqu’ils ne montent pas en chaire. Sékaxe traitait et guérissait avec l'émétique les fluxions de poitrine bilieuses , à l'hôpital Saint-Eloi dont il était le médecin. Son fils, jeune homme spirituel , vient de Paris infatué des idées à la mode; il a bientôt prouvé à son père que dans l’inflammation du poumon , où le calibre des tuyaux resserrés ne peut donner passage aux globules sanguins trop gros , la saignée est le remède souverain , et qu'il faut
ventiler le sang. Il arriva que les malades , autrefois émétisés et guéris , moururent saignés. Le vieux Serane impatienté se tourna un jour vers son fils , dans une salle de l’hôpital , et lui reprocha , en présence de Borbeu et de mon Père qui suivaient la visite, de l’avoir gâté ( moun fil , m’abès gaslat).
L’homme destiné pour l’infini éprouve le besoin continuel d’y tendre. S’il se trompe dans le but et qu’il le place dans la matière, celle-ci est tourmentée et subdivisée dans l’espoir de rencontrer le secret dans les atomes. Quelquefois l’expérimentateur, à la manière des enfants, brise la montre pour voir le bruit qu’il entendait : guidé par l’expérience d’un autre , il eut démonté l’organe pièce par pièce.
Notre Arxauld de Villeneuve , grand expérimentateur en son temps , fit bouillir du vin , et en sépara un liquide incolore et subtil qu’il appela esprit du vin. Enhardi par ce succès , il essaya d’obtenir l’esprit des métaux , et le bruit courut qu’il avait fait de toutes pièces une assiette d’argent. De l’esprit du vin et des métaux on passa à celui de l’homme , et l’on imagina les esprits animaux, depuis fluide impondérable électrique. On en parlait peu dans notre école ; cependant le professeur Deidier , donnant , assis dans sa chaire de marbre , une leçon de chimie organique , crut devoir s’étendre sur les esprits animaux. Après lui , le démonstrateur Matte- Lafaveur , qui avait introduit dans sa cornue des morceaux de viande pour obtenir le sel microcosmique (1), se
(1) En 17ü9 on ouvrit à Montpellier la dispute pour une
permit de dire qu'il ne pousserait pas trop son feu , crainte de brûler les esprits animaux. A ce propos insolent, Deidier irrité lance son bonnet carré au démonstrateur, et la querelle qui s’ensuivit nécessita un arrêt du Conseil d’état. Où va se nicher la saine critique! dans la tête d’un parfumeur ! Nouvelle preuve que le bon sens médical court ici les rues.
Pour faire à la médecine l'application plus directe de ce que nous avons dit , supposons auprès d’un malade le médecin d'expérience et celui d'expérimentation. Le premier, muni déjà de la connaissance des lieux et de la constitution régnante, s’enquiert du passé, recueille soigneusement tous les symptômes , les convertit en signes, saisit les indications et trace le plan ou plutôt la méthode de traitement qu'il suivra. L’autre, soupçonnant une inflammation de poitrine , met en usage l’auscultation et suit pas à pas la dégradation de l’organe; le sang et les excrétions sont soumis à des analyses chimiques. Et si , après l’essai infructueux des médicaments les plus en vogue , le malade meurt , l’autopsie en complète l'histoire et fournit une pièce de plus au musée d'anatomie pathologique. On montrera dans un bocal l'inflammation ( exaltation des propriétés vitales J d'un poumon mort.
À propos d’anatomie pathologique , je dois rappeler
chaire de médecine, et comme on voulait favoriser Venel qui s’était présenté, toutes les questions furent chimiques. Mon Père, un des concurrents, eut celle-ci: An detur sal quoddam peculiare microcosmicum , et cujus sit indolis, si existât ?
que notre école est la première , et peut-être la seule , où cette science a été enseignée. Fouquet apprenait, il y a quarante-sept ans , aux élèves de la clinique , à disséquer une maladie , et les habituait à manier le scalpel de leurs sens. Ces exercices, d’abord longs et pénibles au professeur et aux étudiants , finirent par devenir faciles et attrayants pour ces derniers. Je fus tellement convaincu de la grande utilité de cette méthode , qu’invité par Fouquet à le suppléer en 1797 , et passant deux ans après, de ma chaire de médecine opérante à celle de clinique interne , je crus ne pouvoir mieux faire que d’imiter en entier mon maître et mon collègue.
La différence que l’on remarquait entre nous et certains professeurs de clinique , c’est que nous anatomisions la maladie , et eux disséquaient le cadavre du malade , dupes qu’ils étaient du titre de l’ouvrage de l’anatomiste Morgàgxi.
Des médecins qui ont fourni leurs preuves en fait d’expérience , s’adonnent de temps en temps à l’expérimentation , soit pour vérifier ce que d’autres ont avancé , soit pour se délasser de leurs graves réflexions.
Roxdellet fut un des premiers anatomistes et le père de l’histoire naturelle dans son siècle , et Roxdellet marchait l’égal de Fernel et de Baillou , ses contemporains.
Sauvages était mort depuis vingt-neuf ans , et la porte de son cabinet demeurait encore scellée. Introduit un des premiers dans ce sanctuaire, j’aperçus, sur une petite table couverte d’un tapis rongé par les vers , une page à moitié écrite : c’était le commencement d’un mémoire
sur les mouvements des muscles intercostaux. A coté se trouvaient des bandes de carton réunies par des fils entrecroisés. Dernier passe-temps du prince des nosologistes 1
Après avoir, par ses traités des fluxions et des maladies goutteuses , enseigné aux médecins la manière d’étudier, Barthez étonne les plus savants par sa nouvelle Mécanique des mouvements de l'homme et des animaux.
Et , de nos jours , ne voyons - nous pas ce profond penseur, qui a exposé si spirituellement et défendu avec tant d’avantages la perpétuité de la médecine , nous charmer encore lorsqu'il raconte les cas rares, ou les miracles du magnétisme, ce microscope métaphysique!
l u de nos professeurs, dont l’exposition et le style peuvent servir de modèle aux médecins qui se mêlent d écrire, ne termine-t-il pas un livre plein d’expérience, par le tableau de ses adroites expérimentations sur les zoospermes !
De ce que je viens de noter, je crois être en droit de conclure que la doctrine de Montpellier est l’expérience transmise, et que l’expérimentation, en perfectionnant ailleurs la symptomatique, nous fournit le moyen de prouver encore mieux la perpétuité de la séméïotique, science de notre école.