DEAR. RU
Bois : gui de chêne, lentisque, rapés, en décoction.
Baumes : de copahu et du Canada, roulés dans du sucre rapé, térébenthine de Venise.
Animaux : ivoire brûlée, corne de cerf préparée, coques d'œufs calcinés, os de sèche.
Minéraux : pierre hématite, bol d'Arménie, ambre jaune, alun, corail.
FLEURS BLANCHES, divisées en laiteuses et Iymphatiques
1° Fleurs blanches laiteuses. — Causes. — Parce qu'elles sont trop abondantes dans les vaisseaux de la matrice, chez les femmes qui mangent beaucoup, font peu d'exercice, chez les femmes accouchées qui ont étouffé leur lait, ce qui }ait que le chyle qui se convertissail en lait tourne en entier en suc laiteux de la matrice.
2° Fleurs blanches lymphatiques. — La lymphe est arrêtée dans ses vaisseaux et suinte.
Traitement. — Feuilles de sanicle, de pâquerette, de mar-
rube, sucs de myrrhe, de ladanum, les glands rôtis au four et leurs cupules, les noix de Galles, les coquilles de noisettes, l'os de sèche, la tête de brochet en poudre, l’alun de roche, les syrops de grenades, de roses rouges.
DE FURORE UTERINO.
INFLAMMATION DE LA MATRICE, divisée en 1” degré ou simple ‘ phlogose : 2° degré ou inflammation ordinaire ; 3° degré ou inflammation systrophique.
Traitement. — 1° Arrêter l’engorgement des vaisseaux par la saignée au bras, 5, 6, 8 saignées dans les deux premiers jours ; 2° relâcher les fibres de la matrice par des boissons adoucissantes et rafraichissantes telles que : racine de guimauve, huile d'amandes douces mêlée à du sirop de guimauve, de pavot rouge ou de limon. Lavements de racines de guimauve et de nénuphar. Injections vaginales el ulérines de guimauve, mauve, nénuphar, de lait de chèvre écrémé dédoublé d’eau de rose, où l’on fait infuser quelques brins de safran.
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3° Calmer ou modérer la douleur. — Décoction de têtes de pavot blanc, le sirop diacode ou de pavot blanc, le laudanum.
GANGRÈNE ET SPHACÈLE DE LA MATRICE. — Ce sont en général des espèces de corruption et de mortification dans lesquelles la partie affectée devient livide ou noire.
Traitement. — Cataplasmes, pessaires, scarifications.
ABCÈS DE LA MATRICE. — Traitement : Narcotiques pour cak mer la douleur. Quand la suppuration est faite, 1l faut donner une issue au pus. L'abcès est à la vulve : un coup de lancette. Dans le vagin : un coup d’une lancette qu'on introduit appliquée sur le doigt. L'abcès est dans l'utérus : on presse sur l'utérus pour faire évacuer le pus, on secoue la malade, on la fait tousser du plus fort qu'elle peut, on la fait vomir, on la fait éternuer avec le tabac ordinaire ou de la poudre de feuille de sauge, on la fait vomir avec le tartre émétique.
ULCÈRE DE LA MATRICE.— C’est une érosion produite par des fleurs blanches âcres, par la putréfaction d’un embryon, par des injections âcres, par contamination directe, par l'âcreté
du sang menstruel. | 4 SQUIRRHE DE LA MATRICE. — Il faut l’attribuer à l’amas du sang, de la lymphe ou de l'humeur laiteuse qui s'épaississent dans l'utérus, mais on ne saurait l’attribuer à l’amas du sang seul, parce que cet amas est toujours accompagné de chaleur et d'une coloration rouge, ce qui n'existe pas dans le : squirrhe. 4 Ramollir et fondre la tumeur, purgatifs, saignées, repos. Le squirrhe pouvant dégénérer en cancer, on prescrit un régime sobre.
TUMEURS ENKYSTÉES DE LA MATRICE. — Ces tumeurs se forment quelquefois sur le dehors de la matrice ou dans l’entre- % deux de ses tuniques ; il s’en forme également dans le vagin. Traitement. — À l'intérieur, remèdes fondants ; saignées ; 1 on extirpe quand on le peut ces tumeurs par le fer ou les caustiques.
Indication. — Faciliter la circulation du sang dans la matrice pour empêcher l'accroissement de ces tumeurs.