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élait très ancienne chez les nations orientales. Celte prévenlion passa en Grèce, el les médecins grecs n'en furent pas exempts. Galien ne contribua pas peu à l’augmenter par la ‘ : manière dont il arrangea les jours critiques et par l'influence qu'il donna à la Lune sur les humeurs. : Ta
C'est aussi l’époque des amulettes. Serenus Scammonicus, médecin et précepteur de l'empereur Gordien, pour guérir de certaine fièvre hémitritée, conseille d'écrire plusieurs fois le mot Abracadabra, en retranchant à chaque ligne la derniére lettre, et de porter au col ce billet.
-ABRACADABRA (1) ABRACADABR ABRACADAB ABRACADA ABRACAD ABRACA ABRAC ABRA ABR AB A
Trallien propose comme remède à la fièvre tierce de sus- | pendre au cou du malade une feuille d'olivier sur laquelle 4 ont été écrits ces deux mots : CA ROT. Il ajoute qu'il faut que cette leuille ait été cueillie avant le lever du soleil.
(1) Cité également dans Ja thèse de DeLanouivr, 1812
Première Période
Bernard Gordon (1285-1305). — Célèbre professeur de la Faculté de Montpellier. Commença d’y enseigner en 1285.
En 1305 publie un traité intitulé « Lilium Medicinæ », qui est un cours général des maladies du corps humain. On aimait à cette époque à donner aux ouvrages des titres pompeux comme Flos florum, Lumen luminum, Rosarium philosophorum ; 11 n'est pas surprenant que Gordon ait suivi ce mauvais usage. Il est bon d'entendre la raison qui le détermina à donner ce litre à son livre.
Hunc hbrum, dit-il, mttulo Lilium Medicinæ In Lilo enim sunt mul flores et in quolibet flore sunt septem folia candida et septem grana quasi aurea. Similiter liber iste continet septem partes, quarum prima erit aurea rutilans et clara. aliæ autem sex parles erunt candidæ.
C'est au 7° livre de cet ouvrage que Gordon parle des maladies des femmes depuis le chap. VIIT jusqu’au chap. XVII Il fuit partout la méthode des Arabes, qui étaient ses guides : mais il est plus clair, plus méthodique, et quelquefois il confirme ce qu'il dit par quelque observation.
La première édition a été faite à Venise en 1494, in-fol.
Analyse du livre VIT du Liium Medicinæ :
STÉRILITÉ, GONORRHÉE, SUPPRESSION DES RÈGLES. — Les causes de suppression se divisent en
A. Causes externes. — 1° l’excès d'exercice ; 2° la faim :; 3° les cicatrices de la vulve.
B. Causes internes. — 1° rides, obstruction de la matrice par le froid, la sécheresse, l'humidité : 2° le sang peu abondant : 3° sang trop visqueux et trop froid.
RAR RS | Traitement. — Absinthe, myrrhe, opoponax. Ligatuüre douloureuse des pieds, des libias. Pessaire.
RÈGLES TROP ABONDANTES. — À. Causes externes. = 1° Coups : 2° avortement ; 3° rhagades : 4° blessures de la vulve. B. Causes internes. — 1° Utérus trop mou et relâché et largement ouvert : 2° trop de sang : 3° le sang est à l'excès sublilis, calidus, acutus, falsus, mordicantius, putridus, veno-
sus, aut aquosus, frigidus.
Traitement. — Camphre, acacia. Ventouses sous la mamelle.
RHAGADES DE LA VULVE ou ruptures de la vulve.
Traitement. — Lavages de lait, d'hysope.
DESCENTE DE MATRICE, qu'on divise en : a) suffocetio : b) casus : €) præcipitatio.
A. Causes externes. — 1° La femme s'est assise sur des pierres froides : 2° dans l’eau froide : 3° application de mauvais onguents.
B. Causes internes. — 1° Paralysie : 2° ramollissement des muscles. |
Traitement. — Vomitifs. Ventouses non scarifiées sous la mamelle. |
RÉGIME DE LA GROSSESSE, DIFFICULTÉ DU TRAVAIL, RÉTENTION PLACENTAIRE, — Dans la rétention de l’arrière-faix, avant d'in-.
tervenir, Gordon recommande de faire vomir la malade, de la laire éwrnuer, de lui faire retenir son souffle el de faire boire du suc de poireau ou d'absinthe.
Valescus de Taranta, de Portugal (1418), commença de pralquer là médecine à Montpellier dès l'année 1382, et ce ne fut qu'après lavoir exercée 36 ans qu'il dictä, en 1418, un grand Recueil de pratique connu sous le titre de Philonium.
Cel ouvrage est divisé en 7 livres, et il est bon de juger des raisons qui engagèrent Valeseus à cette division :
Ralionabile mihi visum est, dit-il, hunc librum in septem particulam esse partiendum : 1° Enim sunt septem verba, quæ
Age
dominus noster Jesus Christus Salvalor noster in cruce pendens loculus fuit: septem sunt dona Sancti Spiritus : seplem sunt gaudia Virginis Gloriosæ : seplem sunt sacramenta Eccelsi& : septem petitiones in Dominicà oratione : septem sunt virlutes, etc...
Dans le 6° livre de cet ouvrage, l’auteur emploie douze chapitres à traiter de la plupart des maledies des femmes. Le style en est barbare, mais la médecine y est mieux traitée qu'elle l'avait été par les Arabes ou par les sectateurs. On trouve dans cet ouvrege quelques observations, de même que dans celui de Gordon, ce qu'on ne trouve pas dans les autres auteurs de ce temps-là.
Livre VI du Philonium de Valescus de Taranta. Menstruum, suffocalio, precipitalio, mola, ventosilas, ulcera, sterilitas : suivent les accouchements.
Marc Galinaria, médecin de Pavie (1440), dans un de ses ouvrages, cite Gerardus de Solo, professeur de Montpellier.
Deuxième Période
Sous François 1”, on étudie le grec et le latin. On lit Hippocrate, Galien. Cette doctrine remplaca celle des Arabes. Autant les ouvreges des médecins arabes étaient confus et arides, autant les œuvres grecques et latines étaient solides et avaient de la méthode. On étudia Galien au point « qu’on entendit alors le système de Galien mieux que Galien luimême ». On distingua plus exactement la nature des maladies, les espèces, les causes, les différences, les signes, le pronostic ; enfin on fixa mieux les indications.
Montpellier semble rester quand même en relard et conserver encore la méthode arabe.
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Denys Fontanon (1540), professeur de médecine à la Faeulté de Montpellier en 1526, vivait encore en 1644.
Pratica Medica, sive de morborum internorum curatione Libri IV. In lucem dati à Johanne Renerio qui singulis capttum initiis causas et signa morborum ex veteribus Classicis appinxit. Lugduni, in-8°, 1550.
C'est dans le livre IT que Fontanon traite des maladies des. femmes en 15 chapitres. La théorie et la pretique de cet auteur ne sont pas tout à fait dans le goût des Arabes, autant que celle de Bernard Gordon ou de Valescus de Taranta, mais elle l’est encore beaucoup.
De morborum internorum curetione, de Denys Fontanon, livre IL : | $
Du traitement dans la suppression des règles. De nombreuses formules où la myrrhe et l’armoise tiennent la plus grande place.
Abondance trop grande des règles. — Contre les Fleurs blanches, prendre de la garance, des racines de souchet.
Contre la descente de l'utérus : pilules de verveine et écorce de myrobolan, feuilles de laurier.
On fait écarter les jambes à la malade, et on introduit la main cnduite d'axonge, et l'intestin et la vessie du malade élant vides, on peut fixer l'utérus au milieu : on applique alors deux coloquintes sur l’ombilic et on serre fortement.
Du régime de la femme enceinte. Difficulté du travail. Inflammalion de l'utérus. — Faire coucher la malade dans une chambre obscure et silencieuse où elle puisse reposer. Epithème sur le ventre de suc de plantain et de sanguinaire mélangés.
En injection utérine : liqueur distillée de marjolaine, syrax de galbanum et graisse d'oie mélangés à chaud.
OEdème de l'utérus : skirrhe de l'utérus : huile de lys.
Cancer de l'utérus : sanguinaire, scolopendre. |