‹ Notes pour servir à l'histoire du général Richard Montgomery [microforme]Chapitre 17 sur 30 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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Au pied de la barricade de Près-de-Vilie, on trouva le général Montgomery, ensanglanté et roidi par le froid. Sa main et une partie du bras gauche sortait du banc de neige qui le recouvrait. Les genoux s'étaient rapprochés de la poitrine au milieu des spasmes de l’agonie. À leur poste de combat, près de lui, étaient les cadavres de ses deux aides de camp, McPherson et Cheeseman.

Près-de-Ville était sous les ordres du capitaine Chabot, de l'artillerie canadiennefrançaise. Il avait commandé le feu, et le même coup de mitraille avait foudroyé le général, son état major et tout le peloton d'avant-garde.

L'infatigable chercheur, M. Alfred Garneau, m'a communiqué les renseignements suivants sur ce qui s'était passé pendant cette nuit mémorable. Ces notes sont de l'écriture d’un des ancêtres de ma femme, M. Berthelot d’Artigny.

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‘“ 31 déc. 1775, Sault-au-Matelot.

‘ À la maison de Mr Traiman, ci-devant de Mr Sauvageau du côté nord, était la 1e barrière au nord-est du Sault-au-Matelot : les Américains n’y trouvèrent qu’une sentinelle, c'était un matelot qui ayant inutilement appelé la garde, faute de mèche, mit le feu à un canon avec l’amorce de son fusil. Comme il se proposait de tirer encore les Américains le tuèrent à coup de lances.

Son coup de canon ne porta pas à faux, car le guide des Américains qui était un Canadien fut tué.

“Le passage sous la maison de Pierre Paquet est l'endroit où les Américains délogèrent une garde enivrée, qui se tenait dans la maison à l’ouest d'Antoine Paquet, alors appartenant à un nommé Bernier.

Cette garde était composée d’Anglais. Au coin ouest de la maison de Dubé, main-

tenant appartenant à Mr Jacques Voyer,

était une barrière que défendait le capitaine

Alexandre Dumas, français d’origine. C’est au coin sud-ouest de cette maison que le capitaine d'Ambourgest est entré. Il y avait une palissade en cet endroit jusqu’au quai de Mr Adam Lymbourner alors absent et retiré avec beaucoup d’Anglais dans l'Ile d'Orléans.

‘Il y avait une batterie au coin nord-est de la maison de ce M: Lymbourner sur un quai où combattit vaillamment Mr Dalay, qui eut la langue coupée par une balle des Américains logés dans les maisons du Sault-au-Matelot. Dubé y eut le nez coupé par une balle. Il y avait un corps de garde ou un piquet chez Mr Adam Lymbourner.

Cette maison était occupée par Mr William McNider, pendant que Mr Lymbourner était à l'Ile d'Orléans, comme nous venons de le dire.

GENÉRAL RICHARD MONTGOMERY 6l

“31 décembre 1775. Près-de-Ville.

‘“ Au hangar de Mr Anthony Anderson, Qui alors appartenait à l'honorable Harrisson, était la première barrière de ce côté de la ville, mentionnée par Mr René. Il y en avait pourtant plusieurs autres dans la basse ville, mais on ne les mentionne pas parce qu'elles n’ont pas figuré en ce jour par aucun acte militaire. À la potasse de Mr Price était le corps de garde et un peu à l’ouest la palissade. (Cette maison maintenant appartient à la succession de la famille Bréhaut. A l'extrémité ouest était un grand hangar où il y avait deux pièces de canon dans le grenier, portant droit sur la plateforme ou le chemin. Il y en avait deux, sous la palissade, un cinquième canon dans une petite bâtisse au bout de la maison, et le canon était à la disposition des miliciens

canadiens. Il y avait à l’ouest, à environ

vingt pas du corps de garde, une autre palissade, par une des embrasures de laquelle le chien mentionné dans la narration de Mr René entra.

‘“ Plus loin encore à l’ouest, environ cent trente pas, était la barrière ou les deux pieux ou pointes de la barrière mentionnés par M. René, furent inutilement coupés.”

L'envoi de ce premier document était

accompagné des remarques suivantes, faites }

fi Mn ga par M. Alfred Garneau :

ANA ‘“ En vidant un tiroir ou j'avais à la lon- Nm gue accumulé de quoi faire une botte de [añs) EAN paperasses, j'ai trouvé cette petite note, que

j'avais griffonnée à Québec, après une conversation avec le Dr Wells, le 16 septembre 1872 :

‘ Lundi, 16 sept. 1872.

“ Le Dr Wells, qui soigne ma sœur toute souffreteuse depuis le printemps, et

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qui n’est pas seulement un bon médecin, mais un causeur fort renseigné, a connu autrefois une veuve Gagné (Marie Marc) née vers 1761 ou 1762. A l'époque du siège de Québec par les Bastonnais, ses parents demeuraient à Près-de-Ville, à peutêtre quatre arpents en deça de la barricade élevée près de la barrière. Leur maison était la dernière habitation de ce côté. Le matin du 1 janvier, une forte détonation ébranla tout à coup les vitres, et les femmes qui se trouvaient seules, réveillées en sursaut et saisies de frayeur, coururent se cacher dans la cave, sous des cuves. Au point du jour, un vieillard vint frapper à la porte, et leur dit qu'on avait tiré sur les Bastonnais à toute mitraille. Lorsqu'il fit grand jour, des miliciens partirent en éclaireurs pour examinerle chemin. Il tombait une grosse neige épaisse. La veuve Gagné racontait qu’à une petite distance de la bar-

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