‹ Notes pour servir à l'histoire du général Richard Montgomery [microforme]Chapitre 5 sur 30 · ARE · texte numérisé non relu

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marche forcée qui lui avait été commandée du côté d'Albany, sous les ordres d'Amherst, était ce qu'il avait fait de plus fatiguant dans sa carrière militaire. En apprenant la victoire de Wolfe, Amherst retourna à New- York.

‘“ Quand on voulut mettre en vigueur la loi du Timbre, le 17e était retournée en Angleterre. Il reçut l’ordre de s'embarquer pour l'Amérique, et d'imposer cette loi par la force. En apprenant cette nouvelle, Montgomery et plusieurs de ses camarades déclarèrent publiquement qu'ils préféraient déchirer leur brevet d'officier et quitter l'armée, plutôt que d'aller molester ainsi ceux qu'ils avaient appris à estimer pendant leur long séjour dans leur pays.

“ Dès 1771, Montgomery avait la promesse d’être promu major. L'argent nécescessaire pour l'achat du brevet était déposé

entre les mains de l'autorité, lorsque, à sa

16 NOTES SUR LE grande surprise un de ses camarades lui fut préféré. Cette injustice le dégoûta du métier. Il vendit sa commission de capitaine, et, en 1773, il sembarqua pour New-York, où il acheta la ferme de Kingsbridge. Plus tard il alla demeurer à KRhine Creek, où il se construisit une belle maison ainsi qu'un moulin.

“ Menant tranquillement la vie des champs il se croyait complètement inconnu de ses voisins, quand en 1775, le comté “ Duchesse” le délégua au Conseil des Cinquante, à New-York. Bien que pris au dépourvu par cet honneur inattendu, Montgomery n'hésita pas. Les temps étaient difficiles ; il devait accomplir son devoir de citoyen, et il le fit en homme. Sur ces entrefaites, le Congrès ordonna de lever des troupes pour défendre ses droits. Philippe Schuyler fut nommé major-général, et on offrit le grade de brigadier-général à Montgomery.

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