‹ Notes sur l'agriculture aux états-unisChapitre 54 sur 61 · Agronomie · texte numérisé non relu

Agronomie

a) Laboratoire de botanique. — Ce compartiment représente en activité un laboratoire bien monté pour l'enseignement et les recherches de la botanique en général, mais principalement de la botanique appliquée à l’agriculture. On y trouve des appareils destinés aux études micrographiques et histologiques, aux études de la transpiration végétale et de l'humidité de l’air et de leur action sur la vie des plantes. En outre, on y étudie les microorganismes, les fermentations, les champignons et les maladies parasitaires des plantes; on y exécute aussi des essais de semences, etc.

b) Analyses de terres. — Type de laboratoire destiné à analyser les échantillons de divers sols, sous le rapport mécanique et chimique. Local bien monté avec de belles collections et photographies.

c) Engrais. — Gette section comprenait :

1. Des spécimens de divers types de sols montrant leur teneur proportionnelle en matières nutritives et leurs rapports avec la fertilité et l'épuisement du sol;

2. Des spécimens des principaux engrais commerciaux, y compris les produits bruts et manufacturés fournissant l'azote, l'acide phosphorique et la potasse ;

3. Des séries de diagrammes et photographies des divers systèmes culturaux, distribution d’engrais, etc., avec leurs résultats.

d) Récoltes. — Nous trouvons dans cette section ce qui à trait aux travaux les plus importants sur les récoltes, faits par les stations expérimentales des États-Unis. On y met en évidence les méthodes employées pour préparer l'élève aux recherches personnelles et à la direction pratique d'une ferme.

La sélection et le croisement des céréales sont particulièrement étudiés. On voit dans quelle mesure il est possible d'augmenter la teneur en protéine et en matières grasses et d'accroître la valeur d'une céréale donnée. Ce que nous disons pour les céréales s'applique aussi au coton, à la canne à sucre, au tabac, au chanvre, au lin, au houblon, etc.

Puis, nous voyons des diagrammes et des photographies de champs d’expériences figurant les résultats obtenus avec différents engrais et avec différentes rotations.

e) Pathologie végétale et entomologie. — Nous trouvons, pour la première partie, des spécimens des principales maladies des plantes cultivées avec les dommages occasionnés. La section de l’entomologie nous présente des collections d'insectes utiles et nuisibles, avec la manière de faire ces collections, les modes de préservation, etc... Des photographies nous montrent comment les collèges et les stations sont montés pour cette étude.

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. Zootechnie. — Il n’a pas été possible de donner ici une idée complète je travaux des stations expérimentales. Il à fallu accorder une plus large part à la théorie qu’à la pratique.

En ce qui concerne les matières alimentaires, nous trouvons différents appareils destinés à leur analyse, notamment à la recherche de la protéine. Nous voyons également le dispositif nécessaire pour faire des expériences sur la digestion chez les animaux; en outre, une collection complète des produits et des sous-produits des céréales et des semences de coton; des cartes et des dessins de tout genre.

Une partie spéciale est réservée aux appareils servant à la démonstration des lois de la nutrition, de la respiration, etc. Une autre catégorie renferme jes démonstrations relatives à l'utilité que présentent les aliments concentrés. Ceci s'applique notamment à la croissance des bêtes bovines, à la formation de leur squelette. L'alimentation du cheval n'est pas oubliée. Enfin, nous trouvons également dans cette exposition des notions très instructives quant à la manière de nourrir les animaux de la ferme.

3. Technologie agricole. — a) Laboratoire de laiterie. — Le but de cette exposition est de montrer à l’aide d'instruments, de cartes, de grandes photographies, etc., l'instruction donnée dans les collèges d'agriculture et certains résultats obtenus dans les recherches laitières aux stations expérimentales. Nous y constatons la qualité des produits de la laiterie obtenus d’après différentes méthodes et sous diverses conditions, de même que les méthodes, les machines, etc., employées dans l'analyse et le commerce du lait et de ses dérivés, le matériel d'études bactériologiques, les méthodes utilisées pour obtenir du lait pur et pour fabriquer et conserver le beurre et le fromage, ainsi que d’autres particularités ayant trait à cette industrie.

b) Laboratoire de sucrerie. — Il est presque uniquement question ici du sucre de canne. Nous y trouvons tous les appareils nécessaires aux analyses des produits, des sous-produits, etc.

4. Génie rural. — Cette section renferme des appareils, des cartes, des photographies, etc., se rapportant aux irrigations et aux drainages, puis ce sont des plans de fermes, d'appareils, y compris des schémas de moulins à vent et de silos, enfin tout ce qui concerne cette branche importante.

La participation belge.

a) Le pavillon belge.

Pour donner uné idée du pavillon belge à l'exposition de Saint-Louis, nous ne pourrions mieux faire que de reproduire la description donnée par un grand journal de Boston :

« La Belgique, comme on devait s’y attendre, n’occupe pas une place aussi importante que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France ou l’Allemagne,

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mais son palais national a plus de caractère que celui de toutes les autres nationalités, même que celui des États-Unis.

«I faut que le visiteur entre dans le palais des États-Unis pour qu’il comprenne le but que cette nation a voulu atteindre, tandis que le palais de la

ique ra s istoire $ s mur . C'est ce qui le Bel conte son histoire sur les murs du monument. C

distingue de tous les palais nationaux de l’exposition. Il n’est pas nécessaire d’y entrer pour apprendre quelle part la Belgique occupe dans les progrès de l'univers.

« La Belgique est devenue le forum du monde. Elle est fière de cette distinction et fière aussi de ce que ses grandes cités sont le lieu de réunion de ce que l’on pourrait appeler les parlements du monde.

« Sur les magnifiques fresques qui illustrent la vie civile et industrielle de la Belgique, on voit des inscriptions qui rappellent tout ce que ce pays a réalisé.

« Par ces inscriptions, le plus indifférent des visiteurs apprend que le prenier congrès international des chemins de fer s’est tenu à Bruxelles en 1885; la première convention sur les primes des sucres en 19053; la première convention internationale sur les ‘lois et règlements en cas de guerre en 1874; la première conférence générale d'hygiène en 1854; que l'Association internationale africaine a été organisée à Bruxelles en 1885; que la première répression de la traite des nègres a été décidée à Bruxelles en 1889; qu’on y a tenu la première conférence internationale pour la revision des règlements sur la vente des spiritueux aux nègres d'Afrique en 1889-1890; la première conférence internationale de navigation intérieure en 1885; la première conférence internationale au sujet des experts-comptables en 1895; le premier congrès économique en 1847 ; le premier congrès international sur les lois maritimes et commerciales à Anvers en 188; le premier congrès international de météorologie en 1854; le premier congrès international de géographie et de sciences commerciales en 1871; le premier congrès international au sujet de la science atmosphérique en 1874; l'institut des lois internationales a été organisé à Gand en 1875; le premier congrès international des droits d'auteurs (propriété littéraire et artistique) a été tenu à Bruxelles en 1858, ainsi que la première conférence internationale bibliographique en 1895.

« Dans la première partie du xix° siècle, la Belgique était l’arène des batailles de l’Europe. Depuis longtemps, elle a perdu cette triste notoriété, et ses cités de Bruxelles, Anvers, Liége et Gand sont devenues le lieu de rendez-vous des parlements du monde, des parlements qui accomplissent quelque chose de pratique et dirigent réellement le monde.

« La Belgique a raison de glorifier cette réputation universelle sur les murs extérieurs de son palais national à Saint-Louis. Elle peut, mieux que toute autre nation, établir une longue liste des progrès de la paix, et cette publication est extrêmement bien appropriée à une exposilion qui commémore la plus grande œuvre de diplomatie pacifique que le monde ait accomplie. »

Le nombre exceptionnel de visiteurs qu'a reçus ce Pavillon et le chiffre considérable de récompenses obtenues par les exposants justifient pleinement cette appréciation flatteuse. Succès inespéré, dû surtout à l’activité du commissariat général de la section belge.

b) L'exposition de l'agriculture au pavillon belge.

Cette participation, malgré un emplacement réduit, met en évidence plusieurs institutions belges très intéressantes à visiter; elle occupe dans le « Pavillon de la Belgique » deux jolis salons. |

Dans le premier, l'exposition donne un aperçu de l’économie rurale du pays. On y trouve des renseignements sur la statistique agricole, sur les associations agricoles, sur l'élevage des animaux domestiques, notamment du cheval de trait belge, sur les cultures et particulièrement sur la culture de linimitable lin de Courtrai et sur quelques industries agricoles.

Dans un deuxième salon, on a donné une idée des principaux types de nos institutions d'enseignement agricole. L'organisation de cet enseignement, notamment des écoles ménagères agricoles, le service de vulgarisation des agronomes de l’État, intéresse beaucoup les Américains.

L'enseignement agricole a obtenu le grand prix à l'exposition universelle de Paris en 1900. Il s'est encore amélioré beaucoup depuis lors.

Toutes les dispositions relatives à l’enseignement et aux agronomes de l'État ont été simplifiées et codifiées.

Le personnel des écoles d'agriculture et les agronomes de l'État, dans un but de perfectionnement mutuel, ont constitué un cercle d'études qui donne les meilleurs résultats.

A côté de l'enseignement figurent quelques mstitutions connexes, telles que le jardin botanique, dont la nouvelle organisation peut être citée comme modèle.

rs publication en langue anglaise, éditée par le Département de l'agriculture (1), donne un aperçu des particularités les plus intéressantes de l’économie ni dé la Belgique, de l’organisation agricole et de quelques institutions connexes.

Elle est le commentaire, orné de jolies gravures, de la participation du Département belge de l’agriculture à l'exposition de Saint-Louis.

Le ministère de l’agriculture des États-Unis à prêté ses bons offices pour assurer la bonne distribution de cette brochure, publiée à 3,000 exemplaires, à toutes les institutions scientifiques de l’Amérique du Nord, aux professeurs d'agriculture, aux journaux agricoles, etc. Gette distribution qui à été faite à

He escient contribuera sans aucun doute à rehausser encore la réputation

de notre agriculture nationale.

Le jury de l’enseignement agricole comprenait notamment : M. Pickard, le distingué doyen de l’Université du Missouri, président ; M. Colman, ancien ministre de l’agriculture; M. Davenport, directeur de l’école d'agriculture de Champaign (Hilinois ; M. Witmack, professeur à l'école supérieure d'agriculture à Berlin, membres.

(1) Saint-Louis Universal Exposition. — AGRICULTURE AND AGRICULTURAI, EDUCA- TION IN BELGIUM, 1904. -- Ministère de l’agriculture, rue Henri Beyaert, Bruxelles.

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Ja Belgique l'honneur de nommer vice-président l’auteur de ces

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