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nilisionianr Dourga lance sur le génl une multitude de flèches qui toutes se brisent: de milliers de vipères nées soudain de son pagne, elle fait instantanément un filet dont les mailles vivantes se crispent el qu’elle jette sur
son adversaire; celui-ci, d’un brusque effort, dissocie le filet redoutable et les vipères s éparpillent à travers le monde : Doure ga
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| : pl lance son disque tranchant qui coupe la tête du | a | géant; mais, par la vertu magique du lingam La arrêté dans la gorge, une tête nouvelle paraît j sur les épaules de Maguidassouram; c’est une | tête d'éléphant; Dourga envoie contre le géant | le lion qui lui sert de monture; le lion met en | pièces la tête d’éléphant et se repaît de sa cer- | velle ; à la place de la tête déchiquetée, paraît
sur les épaules du géant une tête de cheval:
le géant lance sur Dourga sa massue pesante; Dourga l’esquive et, d'un coup de cimeterre, tranche la tête de cheval qui est aussitôt remplacée par une autre; et chaque fois que Dourga tranche une tête, une nouvelle tête
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apparait.
Bientôt, se sentant lasse et inquiète, Dourga implore Parvatti qui lui déclare que pour triompher du géant il faut, sitôt que sa tête
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est tombée, arracher de sa gorge le lingam.
Dourga tranche à nouveau la tête du géant et, le serrant aussitôt à la gorge, en fait jaillir le lingam; aussitôt le géant meurt.
I. Les Hindous du Sud prétendent que ce combat eut jieu à Tirouvannamalé ou à Maïssour, ceux du Nord disent qu'il eut lieu à Calcutta.
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C'est pour commémorer cette victoire de Dourga sur Maguidassouram, que les Hindous, à la fête des armes, tranchent des séries
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de bananiers qui symbolisent les résurrections successives du géant; lorsque le dernier ba-
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nanier de la série est tranché, tous les spectateurs hindous se précipitent sur le tronc décapité et le serrent près de la plaie, jus-
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qu à ce qu’en sourde une goutte de sève qui symbolise le lingam accroché dans la gorge.
Au centre de Pondichéry, près du bazar, est une pagode qui appartient à la caste des chaudronniers et dans laquelle, à l’occasion de la fête des armes, est célébrée, avec un grand souci de mise en scène, la cérémonie de Saurasammaram (Saura géant; sammaram destruction); les différentes transformations du géant sont représentées en effigie et, à la section de la dernière tête, on fait sortir du
cou un vrai lHingam.
Cette destruction du géant domine les fêtes des armes par ses péripéties nombreuses mais
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n'est qu'un épisode de la fête ; il est un épisode instructif d’ailleurs et moral puisqu'il montre Dourga, prête à fléchir devant un ennemi ré-
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sistant, se ressaisir cependant, et, grâce à un effort désespéré, remporter la victoire. Cela enseigne à tous les spectateurs que, dans la vie, si bien armé qu'on soit, il est dur de vaincre et que la victoire reste aux efforts qui savent être persévérants.
La fête des armes dure neuf jours; c'est pourquoi on l'appelle souvent Navaralirypoussé de Nava neuf, ratliry nuits et poussé prières. Pendant ces neuf jours, on prie et on jeûne, les trois premières nuits en l’honneur de Parvalti, femme de Siva, qui est la déesse de la force physique; les trois nuits suivantes en l'honneur de Latchimi, femme de Vichnu, qui est la déesse de la richesse; et les trois dernières en l'honneur de Sarasvali, femme de 3rahma, qui est la déesse de l'intelligence.
Les Hindous unissent ces trois déesses dans la même fête parce que celui qui possède à la fois la force physique, la fortune et l'intelligence jouit d'une existence paisible et est
maitre de tous les bonheurs.
Se lever à l'aurore ; au réveil, avaler quelques gorgées de nitragaram, c'est-à-dire d’eau qui à séjourné dans le riz de la veille: à défaut de niragaram, avaler de l’eau pure:
celui qui, régulièrement, chaque matin, à son lever, boit un litre d'eau fraîche, est sùr de vivre vieux et d'avoir une vieillesse pleine de verdeur. Celui qui, au lieu de verser toute cette eau dans sa bouche, en fait passer un peu par son nez, est assuré de vivre, plus de cent ans avec une vue excellente et sans cheveux blancs.
Silôt levé, faire une petite promenade au cours de laquelle on cherchera à rencontrer une vache ou un aigle, animaux sacrés dont la ue porte bonheur et à n’avoir que d’aimables
el douces pensées, car, de l'humeur du matin, dépend celle du jour entier.
Au milieu de cette promenade, vider soi-
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| fl | ‘É 118 NOTES SUR L'INDE | es | pi gneusement son Intestin et sa vessie au plein LRU air et loin de toute habitation; fumer un | cigare dispense des efforts pénibles et favorise l'évacuation ; l'évacuation terminée jeter un peu de terre derrière soi pour couvrir | l'œuvre, el se nettoyer au ruisseau le plus | proche ; n'utiliser pour cette ablution que la main gauche qui est la main réservée aux il usages impurs, la seule qui ne craigne pas d'entrer en contact avec la moitié inférieure | du corps.
En dehors de ces ablutions spéciales, l'Hin- | dou doit, chaque matin, procéder à sa toi- Nù | it lette; les malades sont seuls autorisés à se | servir d'eau tiède; les gens bien portants | doivent employer de l'eau très fraîche, laquelle préserve des éruptions cutanées, | | combat la sécheresse de la bouche et donne à | : 2 la physionomie un teint agréable. Les dents re sont frottées soigneusement avec de petites | branches d'achyrantes aspera dont une extré- | | milé a été débarrassée de son écorce de façon | que les fibres se dissocient et constituent une | sorte de brosse; les Hindous sont très soi- | gneux de leurs dents qu’ils ont d’ailleurs fort | | À