‹ Notes sur l'IndeChapitre 71 sur 142 · TIRE · texte numérisé non relu

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dans un peu d'eau jusqu'à consistance pàteuse :

frotter la vulve et 1a verge comme il a été dit plus haut.

Ovaires surchauffés. — Au moment du coït, la femme éprouve des crampes.

Il faudra :

1° Faire trois pilules avec :

Ecorce de noix de galle....... l partie Civette. tte 2 00e. ce x 2 ] /16 AE LC Te pe 0 CREER RER ÈS MANS 4 —

la femme avalera ces pilules.

2 Broyer dans l’eau jusqu'à consistance pâteuse :

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1. Le peuple hindou croit que l'assa fælida est extrait de la chair de buffle.

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L'IYGIÈNE CONJUGALE 135

frotter la vulve et la verge comme il a été dit

plus haut.

Ovaires refroidis. — Au moment du coît, la femme a des éructations.

On enduira la vulve et la verge comme il a été dit plus haut avec un mélange de :

Écorce de noix de galle ....,...,..

Chlorhydrate d'ammoniaque......, àà Savon... L'e.0 0.06 .0:0 tt... ....

Il est prudent enfin de ne pas tenter de procréer sans préalablement consulter les astrologues sur le moment opportun; c’est là, d’ailleurs, une précaution exclusivement à la portée des riches.

Ceux-ci ne manquent pas d'entretenir à grands frais dans leur domesticité un devin, lequel est consulté à tout propos et doit dire si le Jour est sous la dépendance d’un astre favorable 1.

1. Les Hindous divisent les astres en trois catégories : les astres dont l'influence est favorable, les astres humains dont l'influence est indifférente et les astres gigantesques, qui ont les qualités des géants, c'est-à-dire exercent une influence néfaste,

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51 les prescriptions ont élé bien observées et si la grossesse n'apparaît pas, 1l faut rechercher lequel des deux époux est stérile; deux procédés sont en usage :

1° On arrose deux courges, l’une avec l'urine du mari, l’autre avec l'urine de la femme; Ja courge arrosée avec l'urine d’une personne stérile se dessèche:

2’ On met des haricots dans deux vases et on arrose les haricots du premier vase avec l'urine du mari et ceux du second vase avec l'urine de la femme. Les haricots qui ne serment pas ont été arrosés avec l'urine d'une

personne stérile.

S1 le mari est révélé stérile, il pourra, pour

se donner un fils, « autoriser la jonction de son épouse avec un frère ou un autre parent »; la femme échappera à l’adultère par le stratagème suivant : « Arrosé de beurre liquide, afin que la chair ne touche pas la chair, que le parent chargé de cet office, en s’approchant pendant la nuit de la femme sans enfant, engendre un fils. »

S1 c'est la femme qui apparaît stérile, elle

devra implorer la clémence des dieux.

L'HYGIÈNE CONJUGALE 137 RIRE RTE en PS STE RE ER RE PE VE ES Le dieu le plus prié par les femmes stériles est Siva, le troisième dieu de la grande trinité hindoue, le dieu de la fécondité; son emblème est le lingam qu’on représente au coin des rues ou dans les pagodes sous la forme d’une pierre levée; il est dans le sud de l'Inde, à Tanjore, une pagode fameuse pleine de trois cent soixante-cinq lingams de toutes les dimensions, soigneusement alignés et qu’on vénère à tour de rôle chaque jour de l’année; on les enduit d’une huile spéciale, on les couvre de fleurs et de parfums, on se prosterne devant eux; les dévots leur apportent des offrandes et les femmes stériles passent une nuit dans la pagode. Il y a, pour elles, une chambre réservée, où, dans l'obscurité, le dieu Siva vient les visiter sous la forme de prêtres spécialement employés à ce subterfuge fécondant.

Kamin, qui est un dieu secondaire de la mythologie hindoue, est aussi prié par les femmes stériles. Kamin est une espèce de Cupidon armé d’un arc en canne à sucre et de cinq flèches; la première de ces flèches est une fleur blanche de nénuphar, elle frappe à

la tête et donne la confusion d'esprit; la

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deuxième est une fleur de manguier, elle frappe au front el donne le désir; la troisième est la fleur d'une anonacée, elle frappe à la poitrine et donne le besoin de possession; Îa quatrième est une fleur de jasmin, elle frappe aux mamelles et donne le rut; la cinquième est la fleur du lotus bleu, elle frappe aux parties sexuelles et unit les amoureux.

Enfin, des femmes stériles sacrifient au serpent lequel est un emblème de la fécondité. *"*

Pendant leur conjonction, il est bon que les époux soient dévêtus; il est nécessaire, en tous cas, que la femme ait la poitrine découverte car cette précaution la protège du veuvage. Les corps doivent être propres et parfumés:; les esprits doivent être exempts de préoccupations; les époux doivent s'unir avec un égal amour et en portant leurs pensées sur un ancêtre glorieux.

Alors, le coït sera fécond el le germe aura en lui les plus admirables qualités : la perfection de l'enfant résulte de la sérénité d'âme et de

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la propreté corporelle au moment de leur union.

Manou compare « la femme au champ et l'homme à la semence » ; il explique que deux influences sont en présence dans la fécondation; celle de la matrice et celle du liquide viril; si les deux influences sont égales, l’enfant sera supérieur; si la première l'emporte sur la seconde, l'enfant sera du sexe féminin, même si la fécondation a lieu un jour pair; et si la seconde prédomine, il y aura production de garçon, le jour du coït füt-il impair. Mais, d'une manière très générale, c’est l'influence paternelle qui s'exerce avec le plus d'intensité: si bien que Manou a pu dire : « Le mari doit savoir qu’en fécondant le sein de sa femme, c'est lui-même qui se réinéarne dans le germe. »

Aussitôt l’union accomplie, les époux pourront se livrer à un sommeil réparateur ou bien la femme ira se baigner; elle aura soin, en sortant du bain, de ne rien regarder avant d'avoir vu sa propre image dans un miroir ou le visage de son mari; ainsi, l'enfant aura les traits de son époux ou d'elle-même.

Les documents qui précèdent montrent

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