‹ Notes sur l'interprétation de MolièreChapitre 42 sur 57 · HARPAGON. CLÉANTE, MARIANE, ÉLISE, FROSINE · texte numérisé non relu

HARPAGON. CLÉANTE, MARIANE, ÉLISE, FROSINE

Harpagon. — Ouais ! mon fils baise la main de sa prétendue belle-mère, et sa prétendue belle-mère ne s'en défend pas fort. Y auroit-il quelque mystère là-dessous?

conserver l'illusion. L'avare reste cependant méfiant. Les trois femmes sortent par une des portes latérales puisque le jardin, nous l'avons remarqué, n'est pas une issue. Il paraît parfaitement inutile d'accompagner la sortie des femmes de courbettes et salamalecs : la bouffonnerie n'est pas à sa place ici, un salut correct suffira ; Harpagon est mordu par la jalousie et . le soupçon, il médite un sinistre stratagème; il faut donc tenir suspendue l'attention du public et ne pas en briser le ressort en ajoutant un jeu de scène qui n'est pas du tout dans l'esprit du passage.

Scène iii. — Harpagon, tout en venant prendre sa place à son bureau, s'adresse à son fils sur un

Élise. — Voilà mon père.

Hakpagon. — Le carrosse est tout prêt. Vous pouvez partir quand il vous plaira.

Cléante. — Puisque vous n'y allez pas, mon père, je m'en vais les conduire.

Habpagon. — Non, demeurez. Elles iront bien toutes seules ; el j'ai besoin de vous.

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