‹ Notes sur la paroisse de St-François de la Beauce [microform]Chapitre 12 sur 19 · ARS · texte numérisé non relu

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nombre de paroisses. Dans le temps, tout se faisait par le système de la contribution volontaire, et le nombre de ceux qui voulaient contribuer était assez restreint |

Quant à la colonisation, nous avons vu que la paroisse de St-Georges commençait à exister. Mr Bois tourna ses regards dans une autre direction. Les cantons de Tring, Forsyth et Lambton étaient là, presque incultes encore, mais promettant les plus belles espérances. Il y dirigea ses pas. Il encouragea les colons qui s’y rendaient, il présida à l'ouverture des routes et il aura à jamais l’insigne honneur d'avoir marqué lui-même la place, et travaillé à la construction de plusieurs chapelles qui devaient être avant longtemps,le centre de paroisses florissantes, comme St-Victor et St- Ephrem de Tring, St-Evariste de Forsyth et St-Vital de Lambtou.

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Les archives de plusieurs de ces paroisses nous montrent que les premiers actes dans les régistres ont été signés par Mr Ls. Ed. Bois, curé de St-François.

I1 a été, dans ces parages, un véritable apôtre de colonisation.

L'administration de Mr Bois à St- François a été en outre signalée par l'achat d’un ciboire et burettes avec plateau en argeut, de chandeliers et de plusieurs autres articles importants et précieux, ainsi que par l’agrandissement et la réparation du cimetière “ devenu trop petit sur un terrain trop humide” Ses vicaires furent successivement les RR. MM. N. Leclerc et Paul de Villers.

Mx Bois fut nommé curé de Maskinongé en 1848, et là, pendant 41 ans, jusqu’à sa mort arrivée le © juil-

let 1889, alors qu'il était âgé de 75.

ans, il continua à se montrer prêtre

dévoué et plein de charité. Il était pour ses paroissiens un conseiller très-utile dans les affaires temporeiles ; agriculteur au besoïn, il leur montrait comment cultiver leurs champs et les améliorer.

I1 possédait une riche bibliothèque, un cabinet de numismatique, des autographes rares, des manuscrits précieux pour notre histoire, un dictionnaire démontrant l’origine des noms de la plupart de nos paroisses cana-

2 || | diennes, le tout formant un riche !

| butin qu’il a recueilli pendant ses #Æ et L. longs jours toujours bien remplis. fo Ses écrits et ses recherches sur les # pr points obscurs de l’histoire du Canada # dé “ étaient connus et appréciés du public.

Il était membre de l’Académie Royale

du Canada, Docteur ès lettres de l’'U- L'#

niversité-Laval, et membre de la “ Société Historique de Québec.”

Les anciens paroissiens de St-Fran-

5 Mayrand,. appelé à. succéder à. Mx

çois. ne l’avaient point oublié. Et lors de son décès, ils ont fait chanter, dans leur église, un service solennel pour le repos de son me. L’assistance. était nombreuse, et tout le clergé des environs s'y trouvait.

Après le service, l'honorable Mr J. Blanchet, député de la Beauce à la chambre locale,enfant de St-Francçois, l'un des élèves de Mr Bois, devenu ensuite son ami intime, prit ia parole, sur la galerie du presbytère, à l’invitation de. Mr le curé 4e St-François, et il rappela, en termes émus, à la, foule attentive et silencieuse, les principaux traits de la vie de l’illustre.

défunt.

14° Rév. Mr Jos. Arsène Mayrand, oct. 1848—oct. 1849.

Le révérend Messire. Joseph-Arsène

Bois, était né à Déchambault, le 3 mai 1811,et avait été fait prêtre le 6 avril 1838. Il avait été missionnaire à la Rivière Rouge (Manitoba) et curé à St-Zéphirin. Il ne demeura qu’un an à St-François. Il fut nommé curé de Ste-Ursule en 1849, et il y réside encore, après avoir donné sa démission depuis quelques années.

C’est à cette époque que remontent les difficultés occasionnées dans la paroisse, par l’établissement du système de cotisation légale, pour le maintien des écoles.

Cette question des écoles a soulevé des tempêtes. Nous laisserons la parole au Rév. Mr Tessier, curé de St- François, trois ans après Mr Mayrand, lequel a laissé, dans les cahiers de St-François, quelques notes sur ce sujet vraiment épineux.

‘ Sous Mr Mayrand, en 1849, dit-il, il se leva dans la paroisse de grandes

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difficultés au sujet de la loi des écoles qui exigeait le système coercitif, les habitants se revoltèrent...,” Ils ‘ passèrent l’été en difficulté ” et “ venaient pour faire bruler les 5 maisons d'écoles bâties sous Mr Bois. Les dimanches, pendant les mois de juillet et d’août, à la porte de l’église, il y avait des scènes épouvantubles, de sorte que Mr Mayrand ne pouvait plus prêcher. On allait le trouver à son presbytère et il craignait pour sa vie. On fut obligé d'aller quérir la police de Québec qui sévit contre les émeutiers et les conduisit à Québec.

.... Tous ont été acquittés par l’intercession de Mr Charles de Léry, seigneur de la paroisse. Un certain nombre intentèrent un procès criminel pour faux emprisonnement à L.

D. juge de paix de la paroisse qui, en cette qualité, avait été obligé de déposer pour rétablir la paix dans la

paroisse, puisque la vie et les propriétés des habitants étaient en danger. Le dit procès a duré quatre ans et presque tous les habitants de la paroïsse ont été requis comme témoins. Dans la même année on avait fait bâtir une maison d’école (No 4) au rocher....Les commissaires d'alors ne voulant pas payer l’ouvrier, sous prétexte que l'ouvrage n’était pas solvable, furent poursuivis et perdirent leur procès....les quatre maisons d’école furent vendus pour payer les frais. ...” (Notes du Rév.

Mr Tessier).

Dans la même année, 1849, un nouveau presbytère en bois fut construit.

L'ancien, bâti en pierre, était devenu inhabitable depuis plusieurs années, comme le disent clairement les documents contenus dans les archives de St-François. Il servit encore cependant de salle publique pendant quel- .

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pee que temps. Le nouveau presbytère sr avait une longueur de 40 pieds sur dé une largeur de 30 pieds, avec un rezne | de-chaussée assez élevé dans lequel

gr) la cuisine était installée. Il était à

ois + | une cinquantaine de pieds en arrière

ni du presbytère actuel, mais un plus

iyer | au nord.

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atre | 15° Rév. Mr J.-Bte Côté.

pour oct. 1849—oct. 1852.

Rév. Le révérend Messire Jean-Baptiste

| Côté remplaça Mr Mayrand. Né à &*-

Que Henri de Lauzon, le 2 février 1814, e SR ordonné le 9 février 1840, il avait AE | été vicaire à l’Islet, desservant à Stenées, | Anne de la Pocatière, vicaire tu Cap-

ee Santé, curé de St-Jérôme de Matane

sde M <tde St-Bernard. Il est aujourd'hui pen- | retiré à l’hospice de Lévis.

Suel. 3 Les principaux faits remarquables

de l'administration de Mr Côté sont

griversitas

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