COURTE PREFACE
Alphonse Daudet, au courant de sa vie, ne publia jamais de pensées détachées ; il les écrivait irrégulièrement, au hasard de l'inspiration, d'un mot entendu, d'une remarque faite, les consignait quelquefois sur un cahier réservé, le plus souvent sur celui même où il jetait les chapitres abrégés d'un roman, en marge, en travers du texte ou de la couverture. Et cette noie fugitive, traversant d'une ligne le livre en train, était