‹ Notes sur le Canada. Ed. nouv., rev. et corrChapitre 13 sur 53 · PRODUITS DE LA. PECHE · texte numérisé non relu

PRODUITS DE LA. PECHE

Les pêcheries canadiennes sont, sans contredit, des plus considérables et des plus productives qui soient au monde.

La longueur des côtes maritimes des provinces de Québec, du Nouveau-Brunsvàck et de la Nouvelle-Ecosse, sans tenir compte des anfractuosités du rivage, est évaluée à 2,879 milles (4,632 kil.) et le privilège exclusif de la pêche sur ces côtes, sauf les concessions établies par les traités, s'exerce pour les pêcheurs canadiens sur environ 9,947 milles carrés.

On apprécie la superficie collective de la partie canadienne des grands lacs Supérieur, Michigan, Huron, Erié et Ontario * que partage la ligne frontière du Canada et des Etats-Unis et de l'immense nappe d'eau salée enclavée dans le terri-

* Voici la longueur, la largeur, la profondeur moyenne et la superficie de ces lacs :

Longueur. Largeur. Profondeur. Superficie.

Lac Supérieur . . 555 milles. 170 milles. 988 pieds. 52,000 milles.

" MicMgan . . 360 160 900 20,000

" Huron .... 200 160 120 20,000

" Erié 250 80 200 6,000

" Ontario ... 180 65 500 6,400

toire do la Confédération, qui baigne les rives dus provinces britanniques sous les noms de golfe Saint-Laurent et de baies des Chaleurs et de Fundy, a au moins 121,951 milles carrés.

Il y a, en outre, dans le Nord-Ouest, les lacs Winnipeg, Manitoba, "VVinnepégosis * qui représentent collectivement une superficie de 12,336 milles carrés.

Comme on le voit, le champ est suffisamment vaste pour permettre aux pêcheurs canadiens de retirer de beaux bénéfices d'une industrie à laquelle se livrent, à l'exclusion de presque toutes autres, les habitants des côtes de ces provinces, qui, au nombre d'au moins 200^000, vivent uniquement du produit de leur pêche.

Grâce à l'intelligente attention qu'on a portée au développement de cette immense et inépuisable source de richesse, les produits de la pêche ont augmenté depuis plusieurs années dans des proportions considérables. Pour donner une idée générale des ressources et du développement de cette branche importante du revenus nous donnons le chiffre de l'exportation de quelques-uns des principaux produits de la pêche, prenant comme terme de comparaison les deux années 1875 et 1881,

* Lac Winnipeg, 8 500 milles carrés, lac Manitoba, 1,900 mille» earré-s, TVimiépégosis, 1,936 milles carrés.

quoique la production de cette dernière n'ait pas été aussi considérable que celle des précédentes. 1875. 1881,

Morue et Merlan . . $1.836,307 . . . $3.176,844

Maquereau 479,312 . . . 801,580

Hareng t 291,361 . . . 429,722

Saumon 147,582 . . . 470,502

donnant un total de 82,754,562 (14,784,997 fr.) pour 1875 et de $4,878,648 (26,198,239 fr.) pour 1881, soit une différence de $2,124,086 (11,413.- 242 fr.) en faveur de 1881.

La pêche de l'alose, des huîtres du Golfe qui n'ont d'égales en aucun pays du monde, du homard dont la mise en conserves adonné, en 1881, la jolie somme de $1,347,901, l'huile provenant du loup marin, de la baleine et du marsouin donnent aussi des produits qui mériteraient d'être signalés.

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