‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 17 sur 66 · PRODUITS AGRICOLES · texte numérisé non relu

PRODUITS AGRICOLES

Ün coup d'œil que nous allons jeter mainte.rant sur le tableau qui donne le résultat des produits de l’agriculture, prouvera que la rigueur du climat de l'Amérique septentrionale n’est pas un obstacle à la végétation, car, outre une quantité considérable de productions agricoles de différentes espèces, dont nous ne ferons pas mention ici, nous voyons qu’on y avait récolté en 1870: Blé . . . . .« . . . , . 16.260.285 minots.* Avoine. . . . . . + . + 23.168.468 ‘“ Obgee +. se 0 0 TO016ED:

Blé d'Inde . . . . . . . 2.189.789 ‘“ Sarrasin . . . + .« + . + 2.071.362 ‘ Pommes de terre . . . , . 14.181484 Navets. . . . . . . . . 4458998 Foin. . . . . . . . . . 1962.236 tonnes.**

* Le minot contient 38 litres 34 contilitres, #*## La tonne est de 2,000 livres.

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Nous voyons qu’en 1879 on avait exporté, entre autres produits de l’agriculture, les suivants :

Minots. Piastres. * Blé . . . . . 6.610.724 valant $6.274.610 Avoine « « « + 2.313.290 804 325 Pois . .« + + + 2.714995 “ 2.055.872 Saigle , + « 640.924 " 364.017 Orge . .. . … . 254.821 ‘e 196 541 Pommes de terre. 2.654.422 +6 1.261.389 Farine de blé. . 574,947 grs ** 2.572.679 Hoinis lé £ à 11.704 tonnes 105.643

On serait tenté de croire que la neige qui couvre le sol, pendant les mois d'hiver, doit, en interdisant l’accès des pâturages aux bestiaux, présenter un obstacle presque insurmontable à l'élève du bétail. IL n’en est rien cependant, et malgré la nécessité où l’éleveur se trouve de nourrir ses animaux à l’étable durant cinq mois de l’année, il ne retire pas moins des revenus considérables de ce genre d'industrie, Les che. vaux canadiens, doués d’une vigueur exceptionnelle, sont très recherchés sur les marchés américains. Les races bovine, ovine et porcine acquièrent aussi au Canada un développement tel, que souvent de grands éleveurs anglais viennent

# $ signe représentant la piastre ou dollar qui vaut 5 francs 87 centimes.

*# Le quart est de 196 livres.

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y retrouver les produits améliorés d'animaux dont

‘ils ont, quelques années avant, fourni la souche

aux fermiers canadiens. Les pâturages de cer. taines régions peuvent avantageusement être comparés avec les plus plantureux pacages de la Suisse,

Ainsi on comptait, lors du recensement, parmi les ;rincipaux produits de l'élevage :

ORONAUS des à 0e 6 à 836.743 Bœufs de travail . , . . . 139.635 Vaches , . +, « + 1.251.209 Autre bétail d'espèce bovine . . 1.233.446:

Moutons . . . ., « . . . + . 3.155.509 Porcs . ... . . . « .« + « «+ 1.366.083

Le montant de l'exportation des cievaux, bêtes à cornes, moutons et porcs a été, comme l'indique le tableau ci-dessous, en 1879. *

Nombre Piastres Chevaux . . . . . 16.629 valant 1.376.794 Bêtes à cornes . . « 46.569 ‘* 2.096.696 Moutons, . , . . + 308.096 tt 988.045 Pot. 70 + ‘6008 60.142

On évalue la production annuelle du beurre à 2,580,000 livres et celle du fromage à 4,050,000 livres. En 1879, il a été exporté 14,307,977 livres de

# En 1879 on a exporté du Canada, dans la Grands-Bretagne seulement, 25,009 bêtes à cornes, 80,332 moutons, 5,385 pores, 460 chevaux, eto., le tout représentant une valeur de 3,197,406 piastres,

beurre ayant produit #82,101,897 et 46,414,035 livres de fromage qui ont donné 83,790,300,

Vu le prixrelativement élevé de la main-d'œuvre et les difficultés que les cultivateurs ont à se procurer les bras nécessaires à l’époque des récoltes, ils sont obligés d’avoir recours aux instruments aratoires perfectionnés dout l'usage est, pour les causes que nous venous de mentionner, beaucoup plus répandu en Amérique qu’en Europe.

Ainsi, on avait enregistré :

Machines à cribler . . . « . 163.964 Moissonneuses et faucheuses . 44.204 Machines à battre . . , . . 30.735 Rateaux à cheval . . . . .« 63.003

L’aisance relative dont jouissent la plupart des habitants du Canada leur donne la facilité de se procurer un confort domestique qui est loin d’être en rapport avec la vie, presque toujours restreinte, des populations rurales de la plupart des nations européennes.

Les économistes reprochent, généralement, au cultivateur canadien une tendance au luxe assez prononcée pour entraver quelquefois la marche d’une plus grande prospérité, à laquelle la classe agricole pourrait atteindre. On ne peut, en effet, remarquer sans quelque étonnement que sur un total de 1,356,630 voitures. 514,116 sont classées comme voitures de promenade,

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