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110 COMMERCE INTÉRNATIONAL
Les industriels de la Grande-Bretagne, qui avaient toujours trouvé au Canada un débouché important pour les articles sortant de leurs manufactures, ont dû être, eux-mêmes, quelque peu affectés de la brusque transition commerciale qui s’est opérée de 1874 à 1879, comme l'indique Pétat suivant :
E‘portations en Importations Années. Angleterre. d'Angleterre.
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LÉRET TES
On voit que si, d’un côté, l'accroissement du commerce d'exportation s’est relativement bien soutenu jusqu’en 1879, les importations ont, au contraire, baissé dans des proportions considérables. Excepté pour l’année 1879, sur laquelle il n’est guère possible d'établir de calculs sérieux, en raison de la crise industrielle exceptionnellement rigoureuse qui sévissait alors en Angleterre, la marche ascendante d’une part et descendante de l’autre est bien accentuée.
L'équilibre qui, au dire des économistes, est la preuve la plus certaine de la prospérité d’un pays, tend évidemment à s'établir entre les deux branches de commerce.
Depuis quelques temps, le Canada semble s'être
nt du bien ont, consiquelle rieux, nelleeterre, idante
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révélé subitement à la France commerciale qui paraissait ignorer que son ancienne colonie offre, plus que tout autre marché du continent amiricain, un débouché sûr et avantageux à ses articles d'exportation, qui ont toujours été exploités et monopolisés jusqu'ici, à l'exception de quelques rares entreprises individuelles, par des maisons de commerce anglaises,
Il est universellement admis que depuis longtemps déjà la France n’a rien à envier aux autres pays manufacturiers, tant pour la qualité que pour le fini du plus grand nombre des articles que son industrie livre chaque année au commerce du monde entier ; mais il est, d’un autre côté, malheureusement évident aussi que les industriels français ne savent pas toujours retirer tous les profits qu'ils auraient droit d'attendre de la vente des produits créés par leur travail et leur intelligence.
Quoique dans le commerce d'échange que le Canada fait avec les nations européennes —la Grande-Bretagne exceptée—la France vienne en premier ordre, nous n’en regrettons pas moins
d’avoir à constater combien sa part est encore minime.
Comme nous l'avons déjà fait à l'égard de l’Angleterre, nous allons établir la comparaison entre le montant d’affaires que la France à faites avec son ancienne colonie pendant la période qui s’est
Il écoulée entre les années 1874 et 1879 inclusive-
ment, Exportations du Importations de Années. Canada en France, France au Canada, 1874,..e 8267.212 $2.302.500 1875... 212,767 1.941.298 1876... 553.935 1.840.877 1877... 319.330 1.410.732 1878... 369.391 1.385.003 1879... 714.875 1.532.191
L'augmentation de 8147,188 (790,399.56 fr.) qui
s’est produite dans les importations de France et
|| . celle plus considérablede $8345,434(1,855,249.03 fr.)
que l’on trouve dans le montant des exportations
en ce pays, est assez remarquable pour mériter
d'être mentionnée et semble être un indice des plus favorables pour l'avenir.
Cependant les chiffres plus haut cités fournis par les statistiques comme représentant le montant des affaires qui se sont faites entre le Canada et la France, pendant les dernières années, ne sont pas exacts en fait, car une portion assez notable des arlicles portés, d'autre part, comme de provenance anglaise ne peut être considérée comme telle qu’en tant que l’Angleterre a servi d’intermédiaire pour ces échanges réciproques.
En effet, il est constaté que sur environ 1,050,000 gallons,* de vins de provenance française, que le
* Lo gallon équivaut à 4 litres 54 centilitres (Voir chapitre des renseignements.)
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