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1854, le nombre des institutions scolaires est déjà de 2,796, et celui des élèves de 119,737.
Le Docteur Meillewr, nommé en 1842 surinten- h. dant de l’Instruction publique, doit être considéré | comme ie créateur du système d'Education actuel, | Il eut longtemps à combattre le mauvais vouloir | de la majorité de la population d'alors, dont son énergique persévérance finit par triompher.
L'honorable M. Chaüveau, qui lui succéda et fut de 1855 à 1873 à la tète du département de l'Instruction publique, travaflla ardemment à pa. !l rachever l’œuvre de son prédécesseur, | C'est sous san administration qu'en 1557 trois écoles normales furent créées : deux catholiques et une protestante ; qu’un journal de l'instruction 41 publique publié dans les langues française et | anglaise fut fondé et qu'une bibliothèqne qui contint quinze à seize mille volumes, avant qu'une grande partie fut transférée au Parle. 1 ment, était installée dans les bureaux de l’ins- | truction publique. “|
De son côté l'honorable M. Ouïimet, tant comme LA Ministre de l'instruction publique que comme Surintendant, charge qu'il occupe depuis février 1876, * a su, par une administration intelligente et vigoureuse affermir notre système scolaire auquel il a fait subir plusieurs réformes utiles.
% ‘ Los secrétaires du Département de l’Education—dit alors l'honorable M. Chauveau dans son ouvrage sur “l'instruction publique au Canada *”’—le Dr. Giard et le Dr. Miles pnt été con-
Dans son premier rapport comme ministre de l'instruction publique (1874), l'honorable M. Oui. met exprimait lintention de fonder une école des sciences appliquées aux arts et de créer des bi. bliothèques publiques. A la session suivante, la chambre votait le crédit nécessaire pour mettre ces deux projets à exécution. Depuis qu'il est surintendant, il s’est particulièrement occupé de la refonte des lois scolaires, dont un projet a été soumis par lui, pour premier examen, aux membres de la Législature à la dernière session (1880).
Système d’enselgnement.—Dans un discours qu’il prononçait le 26 juin 1880 devant le Congrès catholique réuni à l’occasion de notre grande fête nationale, l'honorable Surintendant trace à grands traits les lignes principales de notre système d'instruction publique :
firmés dans ‘eur charge. Mr. le Dr, Giard exerce la sienne depuis vingt-huit ans ayant été nommé sous l’administra ion du Dr. Meilleur en 1848. Lorsqu'on connait les difficultés et les labeurs d’un poste semblable, on doit se faire une idée du mérito de celui qui a pu l’occuper si longtemps. Le Dr. Miles, ancien professeur do l'Université de Lennoxville est avantageusement connu par plusieurs ouvrages scientifiques et uno série d’histoires du Canada, en langue anglaise, à l’usage des écoles-?’
C’est en 1876 que M. le Dr. Giard recevait ces éloges bien mérités de celui qui fut pendant dix-huit ans son chef, ce qui porte actuellement à trente-deux ans ses états de services.
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‘ Notre enseignement se divise en trois classes : dit-il :
1o L'enseignement supérieur.
20 L'enseignement secondaire.
30 L'enseignement élémentaire.
TL est admis que nous avons un nombre relativement considérable de maisons affectées à l'éducation supérieure, et j'ai le plaisir de cons. tater ici que toutes ont su se rendre recommandables et dignes d’être encouragées, ”
“Nous possédons trois universités qui ont le pouvoir par des chartes royales de conférer des degrés pour les sciences et les lettres.”
En premier lieu je citerai l’Université Laval qui, comme chacun s'accorde à le reconnaitre, est une des maisons de haute éducation les plus complètes qu'il y ait sur le continent américain ; puis, les excellentes universités protestantes anglaises McGill, à Montréal, et Bishop's Collége à Lennoxville.”
Viennent ensuite nn assez grand nombre de colléges dont les cours classiques sont aussi complets qu’en aucun pays du monde.”
“Dans la seconde catégorie nous trouvons l'Ecole polytechnique de Montréal où l’on enseigne les différentes branches des arts et des sciences rui a donné jusqu'ici des résultats exceptionnellement satisfaisants et lourni un cer-
tain nombre de sujets remarquables. Plusieurs anciens élèves de cette école occupent de bonnes positions comme architectes ou ingénieurs dans les différentes provinces du Dominion et ailleurs ; les écoles normales Laval, à Québec, Jacques- Cartier et McGill, à Montréal, d’où sont sortis la plupart des instituteurs distingués qui constituent le noyau principal de notre corps enseignant ; les High-Schools de Québec et de Montréal ; un grand nombre d’académies catholiques et protestantes et les excellentes écoles dirigées par les Frères des Ecoles chriticunes, ”
‘Toutes ces institutions, à l’exception de l’'Université Laval et des séminaires de Québec et de Montréal, reçoivent une subvention de l'Etat sur les sommes accordées, comme aide, à l’instruction publique.”
‘ Mais pour nous tous, ce qui doit présenter le plus d'intérêt c’est le développement qua acquis, comme je le faisais remarquer il y a un instant, notre instruction élémeni:: 0, c’est-à-dire, la seule, le plus souvent à la porie des classes peu aisées de nos campagnes, qui, dans tous les rangs de la société, sert de base à une instruction plus complète et dont dénend souvent l'avenir des enfants qui la reçoivent. ”
“Je dirai en peu de mots sur quoi repose notre système scolaire primaire, qui a été considéré comme un des plus parfaits qui existent
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par les hommes spéciaux chargés, pendant la dernière grande exposition de Paris, d'examiner les résultats obtenus par les systèmes en vigueur chez les différents peuples, et qui a valu à la province de Québec quatre diplômes, quatre médailles de bronze et quatre distinctions honorifiques de premier ordre.”
‘ Pour l’application de ce système d’éducation la province est divisée en municipalités scolaires régies par cinq commissaires d'écoles. Mais quand dans une localité il existe un certain nombre de familles qui ne partagent pas les croyances religieuses de la majorité des habitants, cellesci ont le droit d’avoir pour leurs enfants des écoles séparées qui sont controlées par trois syndics. Chacune de ces écoles reçoit alors du gouvernement une subvention proportionnée au nombre d'enfants d'âge à y assister. Le montant que le gouvernement débourse ainsi chaque année, s'élève au chiffre assez rond de $8163,000.”
Commissaires et syndics d'écoles.
‘ Ce dualisme est le corollaire du dualisme des religions et des nationalités qui se partagent le pays. L'Etat protège également le Français et l'Anglais et partant les deux croyances religieuses. De fait l'Etat s’unit aux deux cultes, et en matière d'éducation, il n’autorise pas une école à être athée ; mais, s’il lui demande d’être chrétienne
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pour lui accorder ses secours, il n’exige pas qu’elle apoartienne à une église plutôt qu'à une autre, Liberté pleine et entière sous ce rapport ; et de là, harmonie parfaite dans la population.
“ Ces deux corps de commissaires et de syndics représentent le peuple. Ils administrent suivant la loi, chacun pour ceux dont ils sont les mandataires ; donc, pas de conflit de religion, ni de nationalité,
‘“ Nous n’avons pas de conseils, encore moins de leçons à donner à l'étranger; mais il nous est permis de nous féliciter d'avoir su appliquer si avantageusemer.t pour nous le grand principe de la liberté de l’enseignement.”
& Des inspecteurs d'écoles, an nombre de trente six, sont tenus de faire, deux fois par année, la visite de chaque école et de fournir au département de l'instruction publique un état détaillé de leurs opérations.” |
« Enfin, pour aider le Surintendant dans ses travaux d'administration, on lui donne un Conseil composé d'hommes hautement recommandables et offrant par leur honorabilité et leurs capacités reconnues toutes les garanties désirables, 1oinmés par le gouvernement et choisis dans les dif.
rentes parties de la Province. Qu'il me suffise de dire que dans ce conseil formé de dix sept catholiques et de huit protestants entrent, de droit, les huit évêques de la province, chacun d'eux repré-
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sentant son diocèse qui se trouve être pour lui une division scolaire dont il surveille la direction morale et intellectuelle. Ce conseil général se divise en comités catholique et protestant, le premier composé de dix-sept membres, et le second de huit, ces derniers étant autorisés par la loi à s’adjoindre cinq membres supplémentaires.”
‘ La conseil général de l'instruction publique est présidé par le Surintendant dont la mission est de faire fonctionner tous les rouages de notre système scolaire.”
Division de l'enseignement. — L'instruction publique comprend cinq grandes divisions dont quelques unes se subdivisent en plusieurs sections, savoir : |
1o Les écoles supérieures ou universités.
20 Les écoles secondaires.
8° Les écoles normales,
4 L:s écoles spéciales.
. 5° Les écoles primaires.
Universités. — Comme nous le voyons dan: l’extrait du discoir; du Surintendant, plus haut cité, la province de Québec possède trois maisons d'education supérieure qui sont les universités Laval,” à vuébec, “ McGill,” à Montréal, et de Bishop's College,” à Lennoxville.
L'Université Laval, qui est sans contredit une des maisons d'éducation supérieure les plus impor:
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tantes de l'Amérique, a reçu sa charte impériale en 1852. |
Cette institution fait partie du grand et du petit Séminaire de Québec et est, comme ces maisons, complétement indépendante du gouvernement de quielle ne reçoit aucune subvention. Elle est administrée par un visiteur qui, en vertu de la Charte, doit toujours être l’Archevêque de Québec, un recteur qui ne peut être que le ‘supérieur du Séminaire de Québec et un conseil composé de douze membres choisis parmi les professeurs de l'établissement, dont six sont ecclésiastiques et six laïques.
L'université comprend les facultés de théologie, de droit, de médecine et des arts ; cette dernière se subdivisant en deux sections: les sciences et les lettres. Les conrs sont de quatre ans pour la théologie et la médecine, et de trois ans pour le droit ; il n’y a pas de cours réguliers pour la faculté des arts. Elle délivre pour chacune de ces facultés des degrés de bachelier, de licencié ou maître et de docteur.
Conformément à une décision de la Propagande du 1er février 1876, l’Université Laval a établi une succursale à Montréal soumise aux mêmes règlements et jouissant de tous les privilèges de la maison mère.
Le tableau suivant donne le nombre des élèves et des professeurs de l’Université Laval, ainsi que
Québec. Mont- | Total. |Québec.| M?nt- | moto. || Bache-| Liven- | Pose
PROFESSEURS. ETUDIANTS. Drértés.
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