V:St
NOTKS SrU i-K CANADA
It. [
,• .►^ii!
et des exportations, respectivement, pour les deux années dont nous venons de donner l'état, nous remar(iaons que si, d'un coté, le commerce direct du Canada avec la France s'est sensiblement amélioré, puisqu'il a plus que doublé depuis 1S74, d'autre part, les importations françaises, dans ce pays, ont diminué de 2,308,115 fr., chiflVo, à peu de chose près, égal au produit total des exportations du Canada en France.
Si les exportations pour le Canada ont subi, comme on le constate, une baisse assez appréciable en France comme en Angleterre, les importations canadiennes dans ces deux pays ont augmenté, au contraire, dans des proportions relativement considérables.
La différence sensible que l'on remarque dans les montants du commerce d'exportation et d'importation qui se fait entre les deux pays, n'est pourtant pas réelle en fait, car une portion assez notable des produits portés dans les statistiques, comme faisant partie du commerce anglais, ne peut être considérée comme telle qu'en tant que l'Angleterre a servi d'intermédiaire pour ces échanges réciproques.
En effet, il est constaté qu'en 1874, sur 4 millions 200,000 Jitres environ de vins de provenance française, pas moins de 3 millions
COM.MKRCE ET NAVIGATION'
(il 1,530 litres OMt été exp(jrtés (lirecteinent au Canada par des maisons anglaises;
Que, sur o,l;]5,000 litres d'eau-de-vio française, 2,()*.)1,70() ont été livrés au commerce canadien par la même voie ;
Que 70,851,1^1) livres de sucre sortant des rafiincries françaises ont été consommées en ce pays, où elles ont été expédiées, toujours par le même procédé.
En faisant aussi entrer en ligne de compte 11 millions 3Ul),D40 fr. de soieries, un grand nombre de ballots de cuir, une quantité assez considérable de caisses d'orfévr<'rie et d'objets connus sous le nom d'articles de Paris, il sera inutile d'ajouter de longs commentaires pour faire comprendre l'avantage que le commerce français retirerait du transport de toutes ces marchandises, par voie directe.
En subissant cet accaparement commercial, de la part de l'Angleterre, l'industrie française éprouve incontestablement, sur ses produits importés au Canada seulement, une perte sèche d'au moins 10 ou 12 0/0, que les négociants anglais qui transigent avec elle, dans ces conditions, sont obligés d'affecter aux frais de transport, de chargement, de déchargement, de docks, en un mot, de toutes les dépenses que nécessite le transit en Angleterre.
fi
IMAGE EVALUATION TEST TARGtiT (MT-3)
IIIIM
Il 2.2
dm.
Photographie
Sciences Corporation