PROVINCI£ DE QUÉBEC (BAS-CANADA
Population totale : 1.191.516
| : Garçons, , . 93.768 | Allant à l’école. . 0 0 + ee © Filles . AC 91.538
nn
185,306 Moyenne sur la population : 15.55 0/0.
. e Hommes . , 265.249 Habitants âgés de plus de 21 ans Femmes. , . 268.649
Iabitants âgés de plus do 21 (Hommes . . 157.467 ans sachant lire Femmes, . . 184,569 342,036
labitants âgés de plus de 21 (Hommes . , 141.323 ans capables d'écrire Femmes. . . 147.844
Ces chiffres, de la plus exacte authenticité, prouvent d’abord le cas que les Canadiens font de l'instruction qu'ils obtiennent, en dépit des difficultés considérables qu'ils ont souvent à surmonter pour l’acquérir ; ils démontrent ensuite jusqu’à quel point le gouvernement du Canada tient à ce que l’éducation se propage dans ce pays, et quels sacrifices pécuniaires il doit faire pour obtenir des résultats aussi satisfaisants parmi une population qui, au premier abord, ne semble pas renfermer, à ce point de vue, tous les éléments de” succès que l'on trouve chez la plupart des nations européennes.
L'instruction supérieure, quoique n ‘ayant pas atteint encore, dans un grand nombre de maisons d'éducation canadiennes, le degré de
perfection auquel sont parvenus beaucoup de
colléges en Europe, n'en a pas moins fait au Canada, depuis quelques années surtout, des progrès réels et efficaces.
Ainsi, la province d'Ontario compte seize colléges et universités et trente-trois pensionnats pour les jeunes filles, et celle de Québec possède cent soixante-six maisons d'éducation supérieure dont quarante-quatre pour l'instruction des jeunes gens et cent vingt pour celle des jeunes filles.
Le nombre et le sexe des élèves des maisons d'éducation secondaire, de l’une et l’autre de ces deux provinces, se répartissent ainsi :
; ; . Jeunes gens. . . . 1.014 Province d'Ontario. , Jeunes filles. . . . 1.165 2.179
Jeunes gens. , . .. 3.720
Province de Québec . . Jeunes filles. , . , 6.308
Si l'instruction primaire est un tant soit peu plus répandue dans la province d'Ontario que
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dans celle de Québec, il n’en est pas de même, comme on le voit, en ce qui regarde l’éducation supérieure.
Cette disproportion anormale qui existe entre les deux provinces, et quiest tout à l’avantage du Bas-Canada, provient uniquement de la facilité qu'ont eue les colléges fondés sous les auspices du clergé à s'établir et à se développer dans l’ancienne colonie française, dont la majeure partie de la population est restée catholique.
Le mouvement imprimé à l'instruction, au Canada, ne s’est point ralenti depuis 1871.
Il a, au contraire, suivi une voie progressive très-accentuée et des plus rassurantes, comme il est facile de s’en rendre compte en jetant un coup d'œil sur les deux tableaux suivants que nous empruntons à l'ouvrage de M. Chauveau, que nous avons cité plus haut. Cet état, en donnant un aperçu exact de l’importance qu'avait atteinte en 1875 l'instruction dans les provinces de la Confédération canadienne, permettra, en outre, d'établir
des termes de comparaison entre chacune d'elles.
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