‹ Notes sur le Canada [microforme]Chapitre 26 sur 69 · ÉCOLES PRIMAIRES SUPE- RIBURES · texte numérisé non relu

ÉCOLES PRIMAIRES SUPE- RIBURES

Nombre des Ecoles.

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Ecoles modèles de garçons... al 6,643 de filles 30 2,920) 2,929 és LL mixtes. ...| 156 6, ,057 6,390! 19,407 Écoles primaires supérieures dissidentes catholiques. ... 20, 10) Ecoles primaires supérieures " dissidentes protestautes....| 14] 510) 312 Ecoles primaires supérieures iudépeudantes........ 90! 5,209! 9,6:4! 14,903

La plupart de ces écoles reçoivent une allocation sur les fonds de l'éducation supérieure.

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Les écoles élémentaires sont au nombre de 4,156 fréquentées par 162,968 élèves dont la division se fait comme ci-dessous :

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Ecoles sous contrôle des CONMINISSAÎITES . ss

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FEUS. 5.0 «00 “Dévi te 69! 1,416! 1,429 2,845 Ecoles dissidentes protes- (AUDE cos due ce re € 183! 2,492] 2,267 4,759

Ecoles indépendantes... .| 162] 3,576! 5,425) 9,001

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Ec:les spéciales. —Les écoles spéciales comprennent:

Une école polytechnique et deux écoles des sciences appliquées aux arts; les deux premières dépendant de l'établissement du Plateau, et l’autre de l'Université McGill.

Douze écoles des arts et manufactures, sous le contrôle du Conseil des arts et manufactures.

Un institut des aveugles, fondé par le révérend M. Rousselot, curé de Notre-Dame de Montréal, et placé sous les soins des sœurs de Charité.

Deux instituts de sourds-muets, établis à Mont-

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; réal : l’un pour les garçons et l’autre pour les filles ; 1 le premier dirigé par les frères de St-Viateur, ct | le.second par les sœurs de la Providence.

HE Un institut de sourds-muets protestants Ctabli il par M. McKay, à Montréal.

1 Ecoles normales. Les écoles normales, établies en 1857, sont au nombre de trois: l’école normale Laval, à Québec, et les écoles normales Jacques Cartier et McGill, à Montreal. Les deux premières sont catholiques et francaises, et la troisième anglaise et protestante, sans distinction de secte. Les écoles normales Laval et Jacques Cartier ont | des pensionnats où le prix d'admission est très mipi! nime et pour lesquels on accorde, au concours, un | certain nombre de bourses et de demi bourses tous les ans. Les jeunes gens qui se font admettre dans ces

institutions s'engagent À enseigner au moins pen- A dant trois ans après leur sortie de l’école, sous peine d

d'une amende de $40.00 et du remboursement du Fi

surplus du prix de la pension dont ils auront ainsi

& profité, en cas d’inexécution de leur engagement. Les brevets qu’elles donnent aux élèves sortants ke Li sont divisés en trois catégories : Académie, école t: h modèle et école élémentaire. nr | L'école normale Laval comprend deux pension- ee nats, l’un pour les garcons, l’autre pour les filles. la S

Le premier est sous la direction immédiate de M.

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l'abbé Lagacé,* principal de l’École normale, et le second est confié aux soins des religieuses Ursulines. A chacun de ces pensionnats est attachée une école modèle annexe,

Pendant l’année scolaire 1880-81, l’école nornale des garçons avait 10 professeurs, dont 8 laïques et 2 ecclésiastiques, et 52 élèves, dont 10 externes, sur lesquels 35 ont obtenu des brevets de eapacitt. L'école normale de filles, qui comptait 60 élèves, trites internes, dont 44 ont eu des diplômes, ctait cirigée par 16 professeurs sur lesquels il y avait ! religieuses, dont quelques-unes font la classe aux enfants de l’école modèle annexe au nombre de 317 élèves: 115 garcons et 202 filles.

L'école normale Jacques Cartier, dirigée depuis un grand nombre d'années par M. l'abbé Verreau, + a les mêmes règlements que l’école normale Laval de Québec. En 1880-81 elle comptait 9 professeurs, dont 2 ecclésiastiques, et 76 élèves, dont 14 externes. Vingt-neuf diplômes y furent décernés,

* M. L'abbé Lagacé, avantageusement connu dans les sciences et les

lettres a publié des livres de lecture très pratiques et fort appréciés de tous ceux qui se livrent à l'enseignement.

t M. Verreau, principal de l’école normale Jacques Cartier depuis sa fondation, est un érudit et un chercheur infatigable qui a enrichi nos archives historiques d'un grand nombre de documents ignorés. Ila condensé dans deux volumes intitulés ‘‘ Invasion du Canada en 1775 "’ une foule de notes précieuses et inédites. 11 fut un des fondateurs de la Société historique de Montréal, en 1858, et c'est un de ceux qui a le plus contribué au succès de cette institution.

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7 d'académie, 8 d'école modèle et quatorze d'école élémentaire.

L'Ecole normule McGill dépend de Puniversité de ce nom. Elle est mixte et les cours y sont de trois ans. Pendant l’année scolaire 1889-81, il y avait 9 professeurs et 127 élèves, —12 garcons et 115 filles, —dont 81 ont obtenu des diplômes. A l’école modèle de filles qui y est attachée, il v avait 330 élèves, —165 garcons et 165 filles.

A l’école normale comme à l'école modèle, tous les élèves sont externes.

Toutes les écoles normales avaient collectivement 44 professeurs des deux sexes et 515 élèves. Elles ont accordé 189 diplômes pendant Pannée scolaire 18S0-81.

Ces institutions ont servi Jusqu’iei de pépinières

à la partie laïque du corps enseignant. Les per- | sonnes recommandables qui sont à la tête de ces #

établissements, sont une sécurité pour ceux qui pourraient craindre les effets de l'éducation laïque, elle qu’elle est entendue dans certains pays. Aussi, les instituteurs et les institutrices qui en sortent, donnent-ils des garanties aussi complètes que possible tant pour la science pédagogique que pour les principes de saine morale qu’on leur y a inculqués. | à

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Le tableau ci-après donne le nombre et la qualité des diplômes qui ont été accordés aux élèves ces trois écoles depuis leur fondation :

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Instituteurs.—Les personnes des deux sexes qui, dans la province de Québee, se vouent à lenseignement sont au nombre de 6,906, mais les instituteurs et les institutrices proprement dits ne comptent que pour 6,456, savoir : 1,077 instituteurs et 5,359 institutrices.

Parmi les instituteurs, 569 appartiennent à des ordres religieux, et parmi les laïques 479 ont des diplômes de différents degrés, et 29 n’en ont pas.

Il y a 1,297 institutrices religieuses, 3,898 laiques diplômées et 204 non diplômées.

La répartition s’en fait comme suit dans les villes et les campagnes :

ViLLs. CAMPAGNES,

Iustituteurs. | Institutrices. || Instituteurs, | Institutr ces.

Relig, | Luïq pond Laï | Relig. | Lg FRelise ! Late.

336 140 Le corps enseignant est peu rémunéré dans la

Le] provinee de Québec ; aussi trouvons-nous que sur

les 601 instituteurs de la campagne, 318 ont un salaire de moims de deux cents piastres par an, de même que sur les 4,398 institutrices, 2,268 n'en ont pas cent; 109 seulement recoivent plus de deux cents piastres.

Quoique dans les villes les traitements des instituteurs et des institutriees soient nécessairement un peu plus élevés, il n’est pas suffisant, en règle gé-

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INSTRUCTION PULLIQUE (QUÉBEC) 157

nérale, pour reconnaître les services que rend à là société ce groupe de personnes dévouces, dont le Surintendant parlait dans les termes suivants, dans le discours que nous avons déja eu plusieurs fois occasion de citer :

“Je ne pourrais terminer le court résumé que je viens de faire de notre système scolaire, —disait-il, —sans appeler votre attention sur celui qui en est la cheville ouvrière : l'instituteur dont le rôle effacé n’est pas toujours, tant s'en faut, apprécié à sa juste valeur. On tient généralement peu compte de la somme considérable de dévouement que doivent posséder les instituteurs et les institutrices qui se cousacrent à l'instruction de nos enfants. On oublie trop souvent que les personnes qui se livrent à l’enseignement, exercent une sorte de sacerdoce et ne font pas un métier, On ne se rappelle pas assez que leurs fonctions sont tout intellectuelles et morales, et qu’elles sont responsables vis-à-vis de la société des enfants qui leur sont confiés et dont clles peuvent si facilement fausser le cœur et le caractère, si elles ne possèdent pas la vocation de l’apostolat auquel celles se sont vouées. Car, si l'instruction fait des savants, l'éducation morale et chrétienne seule fait de bons citoyens. Et que donne-t-on à l’instituteur en échange de tant de dévouement, du sa-

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crifice des plus belles années de sa jeunesse, et souvent de sa vie entière? Iüien ou à peu près rien, Le plus souvent une vicillesse nécessiteuse attend ceux qui se sont dévoués à laccomplissement de leurs devoirs difficiles.”

Depuis que ces paroles ont été prononcées, outre que des personnes dévouées à la cause de l’éducation s'occupent de faire établir un minimum de traitement pour les instituteurs et les institutrices, la législature de Québec leur a voté, pendant la session de 1880, une loi de retraite. Aujourd’hui, moyennant deux pour cent, payés sur le montant de leur traitement annuel, les instituteurs et institutrices ont droit à une pension en rapport avec le nombre d'années passées dans l’enseignement.

Coût de l'instruction publique. Le montant payé tant par le gouvernement que par les contribuables pour les fins de l'éducation, pendant l’année scolaire 1880-81, a été de $2,354,390.26, dont $357,254 ont été fournies par le gouvernement. Sur cette somme $2,152,529.62 ont été affectées aux écoles communes seulement.

Etat général de l’instruction publique. Le tableau suivant donne pour l’année scolaire 1880-81 le chiffre exact des maisons d'éducation et écoles, des professeurs, instituteurs et institutrices qui les

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dirigent, et des élèves qui les fréquentent, de chacune des divisions qui constituent le système scolaire de la province de Québec:

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Universités ............ 3 119 1,013 Ecoles secondaires...) 234 | 1,20) 39,03 Ecoles normales... ...... 3 | 11 315 Ecoles spéciales... ...... 19 | 100: 1,539

Evoles primaires. .......| 4,544 5,451 | 200,807

La population de la province de Québec étant, d'après le dernier recensement, de 1,359,027 âmes, il y aurait ainsi, en moyenne un élève par moins de six habitants.

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