‹ Notes sur le néologisme chez Victor HugoChapitre 20 sur 55 · Proposé par Mercier. (Néologie · texte numérisé non relu

Proposé par Mercier. (Néologie

Assombrissement'. Du fond de cet immenae assombrissement crépusculaire qui m'enveloppe . . .

[Correspoiidance, II. 204. Année 1856.)

Balaiement. Ce fauve esprit, chargé des balaie-

[ments de l'ombre...

[Année terrible, 8.)

Blanchisseme/it- . Le hlanchissement va^ue et dif-

[forme des ombres...

[La Fin de Satan, 30S.)

Blêmissement \ Et le blêmissement formidable

[des cieus...

[Légende des Siècles, I, 224.)

Cf. Légende des Siècles, IV, 143; Chansons des rues et des bois, 96: William Shakespeare, 76; Les Misérables, IV, 148; L' Homme qui rit, I, 265.

Bleuissement. Le bleuissement pâle et fugitif du

[soufre.

La Fin de Satan, 297.)

Coudoiement. Un de ces misérables dont vousévitez instinctivement le coudoiement poudreux.

[Dernier Jour d'un Condamné, 284.)

Cf. William Shakespeare, 308.

Décharnement. Des décharnement sortaient de ces

déchirures.

[U Homme qui rit, I, 87.)

1. Proposé par Mercier. lÀttvé {Sitpplémenr} donne uu exemple de 1873.

2. Blancliissciiient se trouve dans un texte de 1420. Il est aussi emplojé par Ponthus de Ihyard.

3. Blcmis.'iciitcnl, en ancien français signifie «action de rendre livide, blessure, offense». Mercier le propose avec le sens moderne.

Cf. Fin de Satan, 299.

-^ Défigurement\ Le matin même du jour où il avait constaté ledéfigurement du petit garçon...

[U Homme qui rit, 1, 410.)

Échevèlemenf^. Ils apparaissent à l'homme dans un échevèlement de lumière horrible.

[Wiiliam Shakespeare, 41b.)

L' échevèlement des prophètes . . .

[Chansons des Rues et des Bois, 433.)

Cf. Légende des Siècles, I, 101, 242; L'Art d'être grand-père, 103; Le Pape, 45, etc.

Jï^o/'^eme/z^^ Égorgement de la liberté, étranglement du droit, viol des lois . . .

{Napoléon le Petit, 289.)

Cf. Quatre Vents de l'esprit, I, 73.

-y £'m/)a///e/??ë/2^. L'empaillement d'un aigle est chose

[bien aisée.

Davus remplace Alcide et Thersite Thésée.

[Légende des Siècles, II, SOI-)

Encanaillenient'' . L'encanaillement. prélude aris-

T . Dèfigari'inent était en usage au XV' siècle et au XVI^ (G.) II a été employé depuis par M'"'^ de Sévigné et par Villemain. (L., Suppl.)

2. D'après M. DelbouUe, qui cite un des exemples de V. Hugo, échecèletnent était usité au XVP siècle.

'i.Êf/orgeincnt setrouvedans ledictionnairedeR. Estienne, 1039, (H. D. T.) Il a été employé dans notre siècle par Xépomucène Lemercier. (L.)

4. Outre V. Hugo, Littré (2=supplémenl) cite Alphonse Daudet (1877).

tocratique, commençait ce que la révolution devait

achever.

{VHomme qui rit, I, 311.)

Encellulement. Écartons tout ce qui ressemble au couvent, à lacaserne,ârencellulement, à l'alignement.

(William Shakespeare, 319.)

Cf. Histoire if un Crime, I. 159,301.

Entrecroisement^ Ses cleus mains tendaient à l'entrecroisement, et avaient la jonction machinale de la

prière habituelle.

(L'Homme qui rit, I, 120.)

Epoumonnement. Uépoumonnement insensé des

quatre vents.

( Travailleurs de la Mer, II, 61.)

Eventrement. Rosbach, Fornoue et Pultav^a fumants,

Et ces égorgements, et ces éventrements,

C'est hideus.

(EAne, 347.)

Geignement. Entre les ronflements du gros homme et les geignements de la grosse femme.

[Le Rhin, 1, 76.)

/ Grandissement -. Et tout à coup grandissant d'un grandissement étrange. . .^ il se redresse terrible et tendre au-dessus de tous les misérables.

( William Shakespeare, 308.)

Cf. L'Homme qui rit, 1, 88; — L'Ane, 335; — Toute la Lyre, III, 236; Actes et Paroles, IV, 179.

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