‹ Notes sur les archives de Notre-Dame de Beauport [microforme] (volume 2)Chapitre 1 sur 35 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

1634. — Arrivée en Canada de Robert Giffard, Sieur de Beauport, chirurgien de la Nouvelle-France, marié à Marie Renouard. C’est de lui que la paroisse tire son nom. Baptême de leur fille Françoise à Québec. (Notes de M. Ferland.)

“IL était un des principaux citoyens de son temps. On voit par le Journal des Jésuites qu'il € it marguillier de Québec en 1646. Ce fut dans sa mais ‘a à Beauport. que les Jésuites commencèrent à dire la messe dans cette paroisse. ” (Abeille, 19 Av. 1849.)

1635. Décembre 31.—“ La Seigneurie de Beauport lui est accordée. ” (ibid). Cette concession, faite par la Compagnie de la Nouvelle-France, est mise sous la date du 15 Janvier 1634, dans un document parlementaire intitulé : ‘“ Pièces et Documents relatifs à la Tenure Seigneuriale.” 1852. “ En toute justice, propriété et seigneurie ”, et aux conditions suivantes : ‘ Foi et hommage, et une pièce d’or lors de la mutation de chaque

possession, et une année de revenus de la seigneurie pour la concession à faire en fief ou à tître de cens. Défense de faire la traite des pelleteries, excepté aux conditions de l’Edit qui établit la Compagnie. ”

1636.—Mr. de Montmagny règle l'exécution d’un contrat paasé à Mortagne en France en 1634, entre le Seigneur de Beauport, et Jean Guion et Zacharie Cloustier. Tous deux sont venus du Perche en Canada avec leurs familles, en même temps que le Sieur Robert Giffard. Suivant ce contrat, ils devaient se bâtir ‘ une maison pour les deux familles, de charpente ou maçonnerie, de trentre-cinq pieds de longueur sur seize pieds de large, dont la hauteur sera de six pieds soulz poultre, à un étage seulement.” Guyon, quoique simple maçon, était l'homme de lettres de Beauport. Un contrat dressé par lui pour le mariage de Robert Drouyn, de la paroisse Du Pin, chatellenie de Mortagne au Perche, avec Anne Cloustier. est bien écrit, et l’orthographe y est respectée. (Ce contrat de mariage, le plus ancien peut-être qui se soit conservé, puisqu'il date du 16 Juillet 1626, est signé des membres de la famille Giffard, de François Bellenger (marié en 1637 à Marie Guyon) ; de Noël Langlois (marié en 1634 à Françoise Grenier); les autres témoins ont apposé leurs marques, parmi lesquelles prime la hache de Zacharie Cloustier (marié à Xainte Dupont).

Ces colons venus du Perche avaient vécu trop près de

la Normandie, pour n'avoir pas pris un peu des goûts

Normands pour les procès. Aussi dans l’espace de huit ans, Mr. de Montmagny donna six décisions pour régler les différends survenus entre M. Giffard et ses deux censitaires, au sujet des droïts seïgneuriaux et des limites de leurs terres. Guyon condamné à rendre foi et hommage au Seigneur de Beauport pour son fief Du Buisson, remplit cette formalité le 30 Juillet 1646. La

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pièce suivante renfer 1e les curieux détails de cette cérémonie. (Notes de M. Ferland.)

‘“ Aujourd’huy, en la présence et compagnie de Guillaume Tronquet, commis au Greffe et tabellionage de Québeq, en la Nouvelle-France, soussigné . . .Jean Guion, habitant de la Nouvelle-France, demeurant en sa maison du Buisson en suite du jugement donné par Mr. le Gouverneur....entre Robert Giffard, seigneur de Beauport et le dit Guion et Zacharie Cloustier....s’est transporté en la maison seigneuriale de Beauport, et à la principale porte et entrée de la dite maison, où estant le dit Guion auroit frappé et seroit survenu François Boullé, fermier

} du dit seigneur de Beauport, auquel le dit Guion auroit

demandé si le dit seigneur de Beauport estoit en sa dite

maison seigneuriale de Beauport ou personne pour luy | ayant charge de recevoir les vassaulx à foy et hommage,

à quoy le dit Boullé auroit faict response que le dit Seigneur n’y estoit pas, et qu'il avoit charge de luy pour recevoir les vassaulx à foy et hommage. Après laquelle response et à la principale porte le dit Guion s’est mis un genouil en terre, nud teste, sans épée ni esperons, et

MU a dit par trois frois ces mots: monsieur de Beauport,

monsieur de Beauport, monsieur de Beauport, je vous faict et porte la foy et hommage que je suis tenu de vous faire et porter à cause de mon fief Du Buisson duquel je suis homme de foy relevant de votre seigneurie de Beauport, lequel m'’appartient au moyen du contract que nous avons passé ensemble par devant Roussel à Mortaigne, le quatorziesme jour de mars mil six cent trente quatre, vous déclarant que je vous offre payer les droicts seigneurieaux et féodaux quand deubs seront vous requérant me recevoir à la dite foy et hommage...” (Documents entre les mains de M. Faribault.)

“ Gtuion et Cloutier devaient aider au sieur Giffard à

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cultiver sa terre, et lui fournir du bois de chauffage d'Orlés jusqu'en 1637. Celui-ci s’obligeait en retour à donner à 667, i chacun d'eux mille arpents de terre en bois, et une Sp6cem

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