‹ Notes sur les archives de Notre-Dame de Beauport [microforme] (volume 2)Chapitre 30 sur 35 · I1 ne reste que peu de Lamotte ou Lamothe dans · texte numérisé non relu

I1 ne reste que peu de Lamotte ou Lamothe dans

la paroisse. Ils ont eu pour ancêtre François de La Motte, époux de Marie Anne Cardinal Le Roux.

11.—Les Lefèbvre, dont il y a encore plusieurs familles à Beauport, viennent de Pierre Lefèbvre, mort en 1687 (p. 42).

12.—Les nombreuses familles de Maheux descendent peut-être de Louis Maheu, parrain de Louis Jolliet en 1645 (>. 10). Ç 13.—La branche des Maïilloux établie à Beauport, me paraît venir de Pierre Maillou, marié à Anne de Launay, et habitant de Québec.

14.—Les Marcoux sont très-nombreux dans cette pa- roisse; quelques-uns en sont partis en différents temps pour aller s'établir ailleurs, notamment aux Cèdres et au Côteau-du-Lac, Diocèse de Montréal. Cette famille a donné plusieurs prêtres, dont quelques-uns sont vivants. Parmi ceux qui sont morts, je crois devoir nommer particulièrement le vénérable missionnaire du Sault St. Louis. Les Marcoux descendent de Pierre Marcou, maître maçon, de la paroisse de St. Julien, ville de Cryse en Champagne, marié à Marthe de Raiïnville, et décédé en 1699 (». 64).

15.—Les Ménard viennent de Jacques Mesnard dit Deslauriers, époux de Marie Magdeleine Baugy (p. 44).

16.—Une autre famille, beaucoup plus nombreuse, est celle des Parent. La branche qui s’est fixée à Beauport, et qui s’y est extraordinairement ramifiée, descend de Pierre Paran ou Parent, maître boucher, marié à Jeanne Badeau, et mort en 1698 (p. 62). Ils ont eu trois jumeaux, mariés le même jour (». 64)....De cette branche sont sortis un digne curé et son frère, ancien rédacteur du Canadien, si remarquable par ses talents et son patriotisme.

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C'est aussi une Dlle. Parent qu'avait épousée Mr. Jean Antoine Bouthillier, assistant Greffer de l’ancienne Chambre d’assemblée du Bas-Canada, qui a publié dès 1809 un Traité d’Arithmétique, généralement suivi dans nos maisons d'éducation. |

17.—Les Rainville descendent de Paul de Rainville, patif de Normandie, mort en 1686 (p. 41). C’est encore une des familles les plus respectables et les plus aisées de Beauport.

Une branche s'est établie à Ste. Marie de Monoir, Diocèse de St. Hyacinthe.

18.—Le premier Rodrigue mentionné à Beauport est Jean Rodrigue, du Village de St. Michel, époux d'Anne Drouard en 1673, et d'Anne le Roy en 1678. Ilya encore une couple de familles de ce nom dans la paroisse.

19.—Les nombreuses familles de Tessier dits Laplante descendent de Matthieu Texier dit Laplante, surnommé Héringué ou l’Eringué, marié en 1687 à Marguerite Carreau (p. 43). Il était originaire de Coignac, Evêché de Limoges. Un bon curé dans la Nouvelle Beauce est un de ses descendants.

20.—Les Vachon viennent de Paul Vachon, notaire royal, marié à Marguerite Langlois, désigné aussi sous le nom de Paoül Vachon. et mort en 1703. Mgr. de Laval l'avait nommé en 1667 Procureur fiscal dans la Côte de Beaupré et l’Ile d'Orléans, avec tous les honneurs attachés à cette charge. Il paraît avoir commencé ses actes en 1659, ‘ dans la jurisdiction de Beauport,” et avoir cessé de pratiquer comme Notaire vers 1697 (?. 56). Il était fils de Vincent Vachon et de Sapience Rateau.

M. Paul Vachon, prêtre, dont il est parlé à la page 10, était son fils. Il fut ordonné le 21 Décembre 1680 ;

fut nommé Chapelaïin du Chapitre de Québec, lors de son érection le 8 Novembre 1684; desservit le Cap de la Magdeleine, et mourut le 24 Avril 1727, âgé d'environ

ans.

21.—Pierre Vallée ou La Vallée, chirurgien, époux de Thérèse Leblanc, était originaire de la paroisse du Saint-Sang à Rouen, comme son frère Jean, marié à Marie Martin. De lui viennent tous ceux qui portent aujourd’hui le même nom à Beauport.

RECAPITULATION DES ACTES DE 1673 à 1720.

Bapt. Sépult. Mariages.

De 1673 à 1680....... 43 0 1 De 1680 à 1690....... 168 68 37 De 1690 à 1700....... 224 53 46 ” De 1700 à 1710......: 9266 144 37 De 1710 à 1720....... “309 166 68 En 47 ans. 1010 431 189 APPENDICE.

Page 5.—ExTRAIT du Panthéon Canadien, par M.

Bibaud jeune.

“ GirrARD (Robert) Ecuyer, Conseiller et Médecin ordinaire du Roi, Seigneur de Beauport en 1635, obtint d’autres inféodations et eut pour vassaux en 1647, les Jésuites pour le fief de St. Gabriel ou des deux Lorettes, Il jura par devant Bras-de-Fer, sire de Ohâteaufort, Lieutenant du Cardinal de Richelieu, d'observer les lois

. 6 Ordonnances qui lui seraient signifiées, On le dit an:

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cêtre des Duchesnay et des Salaberry. Il se rendait pour la première fois à Québec avec des hommes et des provisions pour faire: un établissement, en 1628, quand il fut capturé par les Anglais. La compagnie des Cent Associés ayant recouvré le pays, l’indemnisa en le fesant seignenr ”,

ExrTraits des “Relations des Jésuites.”

«“ Le quatriéme iour de Juin, Feste de la Pentecoste, le Capitaine de Neslé arriva à Kebec. Dans son vaisseau estoit Monsieur Giffard, et toute sa famille, composée de plusieurs personnes qu'il ameine pour habiter le pays. Sa femme s’est monstrée fort courageuse à suivre son mary : élle estoit eveinte quand eile s’emk barqua, ce qui lui faisoit apprehender ses couches ; mais nostre Seigneur l'a grandement favorisée, car biuét 1 jours apres son arrivée, sçauoir est le Dimanche de la Saincte Trinité, elle s’est deliurée fort heureusement d’une fille, qui se porte fort bien et que le Pere Lallemant baptisa le lendemain.” (Relation de la Nouvelle-France, as

1634; par le R. P, Pavl le Zevne.)

“ Le ‘huictiéme du mesme, mois de Novembre, Mon: sieur Giffard baptisa un petit enfant sauuage, âgé d’environ six mois, le croyant si près de la mort qu’on n’anroit peu nous appeller ; il suruescut encor quelque temps. Sa femme allaictoit ce pauure petit, et en auoït un soin comme s’il eust esté son propre enfant.” |

« Certaine nuict, s'éueillant toute pleine d’éténnement et de ioye, elle dit à son mary, qu’ellé croyoit que ce petit Ange estoit passé au Ciel: Non, repart-il, ie lé viens tout maintenant de veoir, il vit encore. Ie vous supplie, replique-elle, d'y regarder encore une fois : ie ne puis croire qu'il.ne soit mort, d’autant que je viens de voir

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tout maintenant dans mon sommeil une grande troupe d’Anges qui le venoient querir. Ils le visitent donc, et et le trouuent trépassé, bien ioyeux d’auoir aydé à mettre au Ciel une âme qui bemra Dieu dans toute l’estendue de l'éternité." (14. 1635.)

“On m'a demandé: Si défrichant les terres ét les labourant, elles produiront assez pour leurs habitans.”

“ Ie responds qu'ouy; c’est le sentiment de ceux qui s’y entendent. Le Sieur Giffard, qui n’a défriché que durant deux ans, et encor laissant plusieurs souches, espere recueillir cette année, si son bled correspond à ce qu’il monstre maintenant, pour nourrir vingt personnes; dès l’an passé il recueillit huit poinçons de fourment, deux poinçons de pois, trois poinçons de bled d'Inde; et tout cela au moyen de sept hommes qui ont encor esté bien diuertis à bastir, à faire des foins, et à d’autres manufactures. Sa terre est bonne, toutes ne sont pas semblables.” (Hd. 1636.)

. “Descendans vers les Trois Riuieres, nous rencontrasmes dans le lac quatre chalouppes qui nous venoient au secours. Le sieur Coüillart estoit de la partie, comme aussi le sieur Giffart et le sieur Pinguet, et quelques autres qui meritent d’estre loüez de s’estre embarquez si promptement, pour venir faire teste à l’ennemi, et defondre au peril de leur vie, les biens et le païs de Messiéurs les Associez.” (14. 1637.)

Page 6.—Noël Langlois se maria en troisièmes noces à Marie Crevel, veuve de Robert Caron.

… Page 8.—1646.—Ce Gouverneur etait M, de Mont- ABep2y. fi. | | ‘ Page 9.—1653.—M, de Lauzon Charny (Charles) ‘tait le fils du Gouverneur Jean de Lauzon, arrivé’ À Québéo le 13 Oct. 1651. Lui-même n’arriva que le ‘er

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Juillet 1652. Le 12 Août suivant il épousa Marie Louise Giffard, fille de Robert Giffard, Seigneur de Beauport, qui avait alors 13 ans, et qui mourut le 80 Oct. 1666, laissant une fille de quelques jours, Marie, qui fut plus tard Religieuse Hospitalière à la Rochelle, Luimême remplaça temporairement son père, comme gouverneur, cette dernière année. Le 18 Sept. 1657, il partit pour la France, où il fut fait prêtre, et d'où il revint en 1659, avec Monseigneur de Laval, en Canada, où il exerça son ministère pendant plusieurs années. En 1662 (Fév.) il était ‘ Official de Mgr. l’'Evêque de Pétrée.””’ Il repartit d'ici le 17 Oct. 1666, et y revint en 1668. Il repassa définitivement en France en 1671 ou 1672. Il vivait encore en 1689, et demeurait chez les Révérends Pères Jésuites à la Rochelle. Il portait les

‘titres suivants : “ Charles de Lauson, Chevalier, Seigneur

de Charny, Grand-Maître des Eaux et Forêts en la Nouvelle-France,” et il les conserva même après être devenu prêtre. Sa seigneurie de CAarny était située dans l’Ile d'Orléans. M. Paul Vachon lui servait de Secrétaire pour les concessions seigneuriales.

C’est lui qui célébra à Québec le 22 Oct, 1663 le mariage de M. Joseph Giffard avec Demoiselle Michele Thérèse Nau, fille de Jacques Nau et de Catherine Granger. Il était alors Grand-Vicaire. :

Le ler Juillet 1689, il céda à son neveu, par alliance, le Sieur Charles de Saint Denis, fils de Nicolas. Juchereau, Sieur de St. Denis, la terre de Beaumarchais, située dans la Seigneurie de Beauport, qui lui était dévolue par substitution à cause du décès du Sieur Charles de Lan. son, Son neveu.

Ces détails sont empruntés.à un travail intéressant

de: Sir L. H. Lafontaine sur a Famille. des Lauson,

publié. par la Société: Historique de Montréal, 1859.

Page 9.—Le 7 Sept. 1661 M. Charles de Lauson- Charny, alors prêtre, fit une concession de terre dans sa seigneurie de Charny (Ile d'Orléans) à Jean J'uchereau, Sieur de la Ferté, et à Nicolas Juchereau Sieur de St, Denis.

Le Fief de la Ferté était à-peu-près où est Spencer- Wood, la résidence du Gouverneur-Général,

Page 10.—Le Sieur de St. Denis eut un fils (Charles?) qui “fut employé quatorze ans à la Louisianne (dit M. Bibaud jeune) comme guerrier et comme négociateur ; iprès avoir tenté d'établir une colonie à l'embouchure de

*Ohio en 1700, il fut chargé de deux missions importantes auprès du Vice-Roi du Mexique, et fut fait Chevalier de St. Louis à la paix.” “Il montra une noble générosité, dit aussi M. Ferland, en refusant les offres avantageuses que lui faisait le Vice-Roy du Mexique pour l’engager à sntrer au service de l’Espagne.”

“ Les Juchereau de St. Denis, ajoute Mr. Bibaud, émigrèrent à la conquête, et devinrent barons, comtes ou marquis.” Les Juchereau LR émigrèrent égaement pour la plupart.

La Mère Juchereau de St. Ignace (Jeanne Françoise Juchereau de la Ferté) née en 1650, fut Supérieure de *’Hôtel-Dieu de Québec, et en a écrit l'Histoire. Elle nourut le 14 Janvier 1723.

Page 10.—M. Jean Guyon fut ordonné prêtre Je 21 Novembre 1683; fut fait chamoine à l'érection du Chapitre, et mourut en Europe le 10 Janvier 1685.

“Page 11,—Le R. P. Guillaume Matthieu, de la. Compagnie de Jésus, arriva à Québec le 4 Août 1667, et en repartit le 6 Oct. 1684. [/ M. Noizeux, No. 120.)

Page 16.— Baptême 29e.—Damoiselle Anne Desprez .(ou Desprès) était fille de ‘ noble homme Nicolas Desprès et de Damoiselle Magdeleine Leblanc.” Elle avait

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épousé en premières noces le 23 Oct. 1651 ‘ Messire Jean de Lauson Chevalier, Seigneur de la Coste, terre et Seigneurie de Lauson, Grand Séneschal de la Nouvelle- Trance, Lieutenant au Gouvernement de la Nouvelle- France, estendue du Fleuve St. Laurent, fils de Messire Jean de Lauson, Chevalier, Conseiller du Roy en son Conseil d’Estat, Gouverneur et Lieutenant-Général pour le Roy en la Nouvelle-France, et de défunte Dame Marie Godart.” Il n’y avait que dix jours qu'il était arrivé dans le pays avec son père. Ils eurent deux filles, qui furent Religieuses Ursulines à Québec, et une troisième, qui mourut ‘“ tandis qu'elle attendait l’âge requis pour l'entrée du noviciat.” Ils eurent aussi deux fils, dont uo seul, Charles, paraît avoir survécu; c’est de son décès qu’il est question à la page 127 de ces IVotes. Le Grand- Sénéchal fut tué par les Iroquois le 22 Juin 1661 à l’Ile d'Orléans, où il était allé porter secours à son beau-frère, M. de L’Epinay (ou Lespiné.)

Sa veuve, Anne Desprès, se maria en secondes noces, le 7 Juillet 1664, avec Claude de Bermen, Sieur de la Martinière, qui était Juge Provost des Seigneuries de Beauport et de Notre-Dame des Anges en 1676. Il est souvent mentionné dans ces Jotes.

Le 11 Juillet 1672, Joseph Gratton, baptisé dans la chapelle de Beauport, eut pour parrain Joseph Giffard, Sieur de Beauport, et pour marraine, “ Angélique de Lauson, fille de feu M. de Lauson, grand-Sénéchal.” Elle fut l’une des deux Religieuses : sa sœur portait en Religion le nom de Sœur St. Charles. (Sir L. H. Lafontaine.)

Page 24, 1679, Nov. 6.—Une des raisons de marquer l’âge de ceux qui se mariaient, était probablement la récompense (ou présent du Roy) promise, par l’Arrêt du Conseil d’Etat du 1er Avril 1670, enrégistré à Québec

le 20 Oct. aux garçons qui le feraient ayant 20 ans, et aux filles, avant 16 ans.

Page 26.—M. Pierre Paul Gagnon (ou Gaignon), ordonné prêtre le 21 Déc. 1677, d'après M. Noiseux (No. 180), fit des missions dans plusieurs endroits de la Côte du Nord en bas de Québec, desservit Charlebourg quelque temps en 1684, puis en 1685 fut le premier curé résidant à la Baie St. Paul, où il demeura jusqu’au mois de Nov. 1701. Il mourut le 6 Avril 1711, dit M. Trudel, daus ses Notes si intéressantes sur la Baie St. Paul.

M. Joseph Thomas Morel, arrivé dans le pays le 28 Mai 1660, mourut le 9 Avril 1691. (M. Noiseux, No. 90.)

Page 30.—M. Jean Basset, ordonné prêtre le 21

Déc. 1675, mourut le 29 Nov. 1716. (M. Noiseux, No. 170.)

Page 39. 1685. Juillet 12.—La ville de Québec, attaquée par Sir William Phipps en Oct. 1690, était totalement dépourvue de moyens de défense : mais heureusement elle avait pour commandant temporaire un homme de tête et de cœur, le Major Provost, qui est mentionné ici comme parrain. Dans l’espace de cinq jours, il parvint à la. mettre à l’abri d’une surprise, et à son arrivée, le 14, le Gouverneur, M. de Frontenac, n’eut qu'à approuver ces préparatifs et à les compléter.

Page 39. 15 Oct.—Un nommé Badeau est mentionné dans certains Actes comme Greffier à Beauport.

Page 42. 1 Mai.—“J.B. Peuvret, Sieur de Mesnu (ou Mesne), fils de Mtre, Jacques Peuvret, Conseiller du Roy, Lieutenant Criminel en l’eslection du Perche, et de Damoiselle Marie de la Garenne, de la ville. de Bellesme, Province du Perche, Diocèse de Seez, ”’ avait épousé en Juillet 1659 “ Damoïselle Marye Catherine Nau, fille de deffunct Jacques Nau, Escuyer, Sieur de

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Fossambault, vivant Conseiller du Roy, et Procureur- Général des Finances en Berry, et de Damoiselle Catherine Granges. ”

Cette Dile. Catherine Nau était veuve depuis environ deux mois de ‘“ Louis de Lauson, Chevalier, Seigneur de la Oitière, ” fils du Gouverneur. Elle était sœur de

Dile. Michele Thérèse Nau, mariée à Joseph Giffard, .

Seigneur de Beauport. Dans un Acte du 7 Janvier 1680 ( Voir pages 26 et 27 de ces Notes), elle est marquée défunte.

Le 16 Oct. 1681, le même “ J. B. Peuvret, Sieur de Mesnu, Conseiller-Secrétaire du Roy, Greffier en chef du Conseil Souverain,” épousa ‘“ Dile. Marie Roger Lepage.” (Sir L. H. Lafontaine).

Page 44. 25 Déc.—M. Louis Rouer de Villeray, issu, selon M. Margry, de la maison de La Rovère, qui a fourni des doges à Vénise, deux papes et des cardinaux à Rome, fut Notaire-Royal en 1654, Lieutenant particulier en la Sénéchaussée de Québec en 1659, et premier Conseiller au Conseil Supérieur lors de sa création en 1663 (M. Bibaud jeune). M. de Mésy, le Gouverneur, le fit embarquer de force, peu de temps après, pour l’Europe, avec M. Bourdon, procureur-général. Il les avait suspendus de leurs fonctions de sa propre autorité, ainsi que MM. de la Ferté et d'Auteuil, conseillers, et M. Peuvret, greffier en chef. M. de Villeray obtint gain de cause auprès du Roi. Il mourut en 1700.

Page 45. ‘7 Juin.—U'est probablement ce M. Fillion, notaire, qui avait été nommé greffier en chef du Conseil Supérieur par le Gouverneur, M. de Mésy, lors de la destitution de M. Peuvret.

Page 46.—Dans ce combat du 18 Oct. 1690, les habi. tants de Beauport étaient soutenus par quelques miliciens

de Montréal et des Trois-Rivières. Ilsn’étaient cepen. dant en tout qu'environ 300 contre au moins 1300 Anglais. Ceux-ci ne furent pas plus beureux le 20: car s'étant mis à côtoyer la Rivière St. Charles, ils furent bientôt arrêtés et obligés de se réfugier dans un petit bois, par 200 volontaires sous le commandement de MM. de Longueil et de Ste. Hélène. . Ce dernier, frère du brave d’Iberville, y fut blessé à mort: ,sa perte causa avec raison un douil général dans le pays.

Le 21, les Anglais tentèrent un nouvel effort vers la Canardière, mais no furent pas plus heureux. Dans .cet engagement se signala un.kabitant du nom de Carré, à la tête de quelques Canadiens de Beauport, de la Côte de Beaupré et de l'Ile d'Orléans. Les. Elèves que le

Séminaire de Québec instruisait au pied du Cap Tour.

mente, y déployèrent aussi un grand courage. Ces intrépides jeunes gens s’emparèrent de six canons: ils en emportèrent deux avec eux à St. Joachim, en laissèrent trois à Québec, et offrirent le dernier à M. de St, Denis. (Abeille.) Page 48.—M. Louis Chartier de: Lotbinière: fut. nommé Procureur-général, lorsque le Gouverneur suspendit ‘M. Bourdon de ses fonctions.

Page à$.—M. Gaspard Dufournel était arrivé dans le pays le 23 Juin 1687. Il est mort le 30 Mars 1767. ‘(M. Noiseux, No. 221.)

Page49. 169%. Janvier 2.—Ce M. Louis D’Aillebout de Coulonge était un descendant du Gouverneur D’Aillebout, mort en 1660.

‘Février 7.—Ce Paul Augustin Juchereau, Sieur de Maurs, était probablement le fils de Jean Juchereau, Sieur de More, et conséquemment le frère des Sieurs de la Ferté et de St. Denis. : (Voir page: 10.)

‘Page60. 5 Oct. 1692.—Le Sieur de St. Denis, dont

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“Le 29 (Juillet 1672) nous partismes du Lae. (St. Jean) pour aller à Chegoutimik (Chicoutimi), où Monsieur de St. Denis, Capitaine de Tadoussac, nous attendoit pour nous embarquer dans son vaisseau. ”,(R. P. Claude Dablon.)

En 1670.— “ Cela me fit prendre le dessein de demandér deux François pour m’accompagner, à Monsieur de Saint Denis, fort zelé pour la gloire de Dieu, ‘et autant affectionné pour le bien spirituel des sauvages, qu’il l'est pour les interests de Messieurs de la Compagnie, au nom desquels il est envoié en ce païs là. Il m’accorda volontiers tout ce que ie désirois.” (R. P. François Le Mercier.)

Page 51. 7 Mai 1694.—-Ce Pierre Jacques :de Joybert Seigneur de Soulange Marson, descéndait d’un échanson de Charles VII. Philippe de Rigaud, Marquis de Vaudreuil, épousa à Québec une personne de cette famille, Dile. Louise Elizabeth Joybert de ‘Soulange. Ce mariage avec une Uanadienne faillit l’enpêcher d’être nommé Gouverneur de la Colonie en1708, à la mort de Mr. de Callières.

Mr. Damours fut le seul, avec Mr. Charles Le Gardeur de Tilly, parmi les membres du Conseil Supérieur, à soutenir le Gouverneur M. de Mésy.

Le premier Damours venu dans le paÿs paraît avoir été Matthieu Damours Ecuier Sieur des Chaufour, qui prôta serment comme Conseiller le 18 Sept. 1663. Il fut nommé, le 18 Oct. suivant, premier Garde-Scël du Conseil Supérieur. (Edüts et Ordonnances.)

La noblesse de cette famille date du 13e. siècle.

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Page 52. 1695. Janvier 14—Les maisons à la Basse-Ville de Québec étaient d’abord de bois. Le 5 Août 1682 un terrible incendie les consuma toutes, à l'exception d'une seule, celle de M. Charles Aubert de la Chesnaye, membre du Conseil Supériear, dont il est ici question. ‘“C’étoit un très-riche marchand, lit-on à vette occasion dans Histoire de l'Hôtel-Dieu, qui avoit l’âme noble et généreuse. Voyant qu’on n’avoit pu rien sauver de toutes les marchandises dont les magasins étoient remplis, et qu'on avoit perdu plus de richesses en une seule nuit que tous le Canada n’en possédoit plusieurs années ensuite, il épuisa ses fonds pour prêter à tout le monde, de manière qu’il n’y avoit aucune maison dans ce quartier qui ne lui fût redevable.”

Page 55.—M. Montigny (François Jolliet de) avait été ordonné le 8 Mars 1693; il partit pour ie de en Oct. 1724. (M. Noiseux, No. 268.) |

« Page 63.— “ Concession des Guyons, nommé le fief -du Buisson.”—Ceci confirme ce que j'en dis à la Page 8 de ces Notes.

Page 64. 1699. Fev. 22.—" Dame Marie J uchereau, femme de M. Maitre François Magdelene Ruette, Ecuyer, Seigneur d'Auteuil” et ‘de Monceaux ” (page 44), “a été, dit Mr. Ferland, la trisaïeule de deux écrivains distingués, MM. A. de Courcy et Henri de Courcy. Dans quelques articles publiés sous la signature de C. de la Roche-Héron, celui-ci a noblement et vigoureusement défendu la cause du Canada.”

(Tantôt Maitre, tantôt Mastre ou Mastré,)

Page 66. 16 Nov.—Lebert ou Sebert où Sibert Coureau. Ce nom, qui revient plusieurs fois, n’est pas écrit distinctement.

Le mot défunt semble écrit tantôt desfunt, tantôt deffunt, tantôt enfin desfunct.

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Page 67.—‘ Hubert Houssard, demeurant au Séminaire des Missions Etrangères estably en cette ville de Québec,” était le Domestique de Mgr. de Laval. C’est lui qui écrivit le 1er. Sept. 1708, à M. Tramblay, Directeur du Séminaire des Missions Etrangères à Paris, sur la vie et la mort de ce pieux Prélat, la lettre si édifiante et si touchante que l’ Abeille a reproduite en 1848, Vol. I, Nos. 9, 10e 11. Ilétaitun Frère “ Donné ou Engagé.”

Page 67.—C'est le 4 Déc. de cette année 1700 que mourut M: Henri de Bernières, nommé aux pages 9 et 39. Ordonné prêtre le 13 Mars 1660, il fut le premier Doyen du Chapitre de Québec, Grand-Vicaire, premier

Supérieur du Séminaire, et curé de Québec.

Page 81. 1706. Aoust 13.—Germain JL’Anglois, le père, époux de Jeanne Chalifour (fille de Paul), était fils de Michel L’Anglois et de Catherine Leclerc, de St- Germain L’Auxerrois à Paris.

Je dois ce renseignement, comme beaucoup d’autres, à l'obligeance de Mr. Ferland.

Page 81.—M. Jean Pinguet, né à Québec de Jean Pinguet et de Magdeleine Dupont, fut ordonné prêtre le 21 Déc. 1680 et nommé chanoine à l’érection du Chapitre. Après avoir desservi successivement plusieurs paroisses, notamment Beaumont de 1698 à 1704, il revint au Séminaire de Québec. dont il faisait partie, et y mourut le 20 Mars 1715, âgé d'environ 60 ans. Il fut inhumé le même jour dans le chœur de la Cathé drale.

Page 83. 1%07.—On voit les Dispenses accordées par quelque Grand-Vicaire durant plusieurs années. Le nom de l’Evêque ne reparaît qu’en 1715 (page 106). C’est que Mgr. de St. Valier avait été pris par les An-

PTS Rae CRE RAD ET #20

glais sur mer le 26 Juillet 1704, et sutéends prisonnier , 6n Angleterre, où il demeura huit ans, et où il fut traité avec’beaucoup d’égards.

Mt. Louis Ango des Maizérets arriva en Canada avec Mgr. de Laval en 1659. Il fut Archidiacre, puis Grand- Chantre, curé de Québec et Supérieur du Séminaire de Québec. Il fut longtemps aussi Grand-Vicaire des Evêques de Laval et de St. Valier, et mourut le 23 Avril 1721. à 85 ans. Il fut enterré le25 dans la Cathédrale. * Mr. Charles Glandelet, arrivé en Août 1675, fut d’abord Théologal, puis Doyen du Chapitre en 1700, à la mort de M. de Bernières. Il fut aussi longtemps Grand- Vicaire, et mourut aux Trois-Rivières en Juin 1625.

M. Joseph de la Colombière, Sulpicien, arriva à Montréal le 21 Juillet 1682. Mgr. de St. Valjer l’attira plus tard auprès de lui, le fit chanoine en 1692, Grand- Vicaire et Archidiacre en 1698, puis Grand-Chantre en 1722. Il mourut à l'Hôtel-Dieu de Québec le 18 Juillet 1723 à 72 ans, et fut inhumé à la Cathédrale. C’est lui qui prononca, le 4 Juin 1708, l’oraison funèbre de Mgr. de Laval, qui était mort le 6 Mai.

: Hyaeuun autre M.de la Colombière (Guillaume Serré) (page 61), nommé Grand-Pénitencier le 26 Nov. 1712, mais il mourut le 22.Oct. 1713, à 39 ans, avant de prendre possession.

Page 85.—M, Charles Hazeur Dessoneaux arriva en Canada le £0 Juin 1707, suivant M. Noiïiseux (Mo. 368), et mourut le 6 Juin 1715.

Page 87. 3e—Mgr. de St. Valier n’a été sacré Evêque de Québec qu’en 1688, à la démission de Mgr, de Laval.

Page 88.—Cette Dame De la Forest, qui se trouve avoir donné plusieurs choses à l’église, était probable-

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ment. l'épouse de “François De La Forest Capitaine d'une Compagnie de la marine, ” nommé à la page 79.

Page 90.—Madame de Champigny devait être l'épouse de M. de Champigny, Intendant de 1686 à 1702.

Madame de St. Martin est trés-souvent mentionnée dans ces Notes.

T'ABLEAUXx.—-Ces trois tableaux existent encore. La chapelle de St. Etienne est devenue la chapelle de Ste. Anne, par permission de Mgr., sous l’administration de M. Bernard. C’est à la chapelle de St. Jean l’Evangéliste qu'est érigée l’Archiconfrérie du Très-Saint et Immaculé Cœur de Marie pour la conversion des pécheurs.

Quelques-uns des petits tableaux existent aussi.

Page 94.—Une partie des amendes était généralement payable à l'église du lieu, à défaut d’hôpital. (Edits et Ordonnances.)

Page 96.—M. Goulvin Calvarin, natif de Vincennes, arriva à Québec le 12 Juin 1701. De 1705 à 1708 à desservit St. Thomas (Pointe à la Caille). Il fut fait chanoine le 26 Nov. 1712, et paraît être mort avant le 17 Sept. 1722, d’après les lettres de nomination de son successeur, M. Louis Mauñils.

Page 99. 16 Fév.—M. de Montéléon était prince du Comté de Nice, et parent de Pontchartrain.

Page 100.—M. Thomas Thiboult, arrivé le 16 Juin 1700 {M. Noiseux, No. 382), fut fait Grand-Pénitencier en 1713. Il résigna cette dignité en 1716, lorsqu'il fut nommé curé de Québec, après avoir passé vingt-deux mois en France pour les affaires du Chapitre. Il mourut le 12 Avril 1724.

Les renseignements sur le Chapitre de Québec m'ont été fournis par mon frère, Secrétaire de l’Archidiocèse.

‘ Page 100. %21.—Oct. 12.—M. de Bécancour, mentionné ici comme témoin, était sans doute l'ingénieur qui, d’après le P. de Charlevoix, compléta, cette année même, les fortifications de Québec, réparées en 1703 par M. le Gouverneur de Callières.

Page 103. 1714.-—"‘Me. Payé Sr. Carey ” serait-il le même que le Sieur Carré” de 1690, ou peut-être son fils ?

RECENSEMENT DE 1666.—A Beauport, 172 âmes.

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