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donnait un résultat négatif après l'emploi du savon napos litain, on obtenait ce même résultat négatif en employant l’onguent, ce à quoi on ne pourrait s'attendre après les analyses des auteurs susnommés. Pour faire la lumière sur cette question je fis continuer par M. le D' Schridde, pendant tout l'été et jusqu’à ce jour, une longue série d’analyses d’urines, qui donneront lieu à un autre article. Elles donnent ce résultat inattendu mais incontestable : c'est qu’on ne trouve pas souvent le mercure dans l'urine pendant la cure, mais que quelque temps après, dans Ja plupart des cas, or ne le trouve pas du tout,
« Eu égard à ce qui précède, et quoique ces résultats soient opposés à la théorie de Vajda et Paschkis, ainsi qu’à celle d'Oberlander (Voyez Revue trimestrielle de Dermat, et syphilis, 4880), les deux cas positifs 2° et 3° prennent une valeur d'autant plus grande, au point de vue de la comparaison des eflets du savon napolitain avec ceux de l’ouguent.
« Je dois reconnaître les deux préparationscomme d’égale valeur quant à ce quiest du passage du mercure dans l’urine. Donc, l'effet thérapeutique doit être à peu près le même,comme le prouve mon cas n° 4.
«Je dois donc conclure à l'intérêt capital qu'il y aurait à essayer dans une plus grande mesure le savon napolitain dans les cliniques spéciales de syphilis.
« Quant à la durée de l’emploi desfrictions avec le savon, elle ne doit pas être plus courte que pour l’onguent. On ne doit pas non plus frictionner fréquemment la même partie de la peau, parce que le savon mercuriel peut aussi produire un érythème de la peau. Le savon napolitaiu facilite au malade la possibilité de se frictionner lui-même. Pour les malades, et qui font \des cures de mercure, le savon
napolitain est une préparation fort commode. Etant d’une consistance ferme, il est facilement transportable: un pain de savon suffit pour trois ou quatre jours. Les places frictionnées peuvent être parfaitement nettoyées en un moment, grâce au savon même qui y reste adhérent : il suffit d'un peu d’eau. Le savon convient aussi parfaitement, dans les cas où l’on veut employer les frictions de mercure à l'insu du ‘nalade (ou plutôt de son entourage). Outre cela, il mérite la plus grande faveur comme moyen local et dans ces applications il doit remplacer l’'onguent gris. »
Dans la relation précédente, nous avons traduit chaque fois littéralement « grauer salbe» par les mots onguent gris; nous devons faire remarquer à ce sujet que l’on appelle ordinairement, en France, onguent gris, la pommade mercurielle simple, ne contenant que le huitième de son poids de mercure,'et non pas la pommade mercurielle double, ou onguent napolitain, à parties égales. Il est évident cependant que la préparation que le D' Schuster désigne indifféremment par les mots pommade mercurielle ou onguent gris, correspond bien à notre onguent napolitain, ou pommade mercurielle double du Codex.
Dansune autre communication particulière, le Dr Schuster nous avait déjà fait part de quelques résultats obtenus par l’emploi local du savon napolitain; dans plusieurs formes sèches spécifiques, il l'avait trouvé supérieur à l’emplâtre de Vigo.
D’autres expériences faites en France donnaient en même temps des résultats aussi favorables. L'efficacité du savon comme parasiticide, et la commodité particulière de son emploi dans ce sens, ont été misesen évidence bien des fois. Comme emploi local,le D' Ch. Linarix nous a commu-
niqué deux cas de psoriasis syphilitique, dans lesquels l’action du savon avait été ifort utile; d'autres. applications en ont été faites à l'hôpital St-Louis, ‘dans Le service de M. Lailler. Mais nous devons insister sur les expériences entreprises pour apprécier ses effets généraux, et son utilitécomme agent d'absorption mercurielle par la peau. |
Parmi les cas, assez nombreux, dans lesquels le savon napolitain a pu être ainsi utilement employé comme traitement général, nous rapporterons seulement les quatre observations suivantes. La première nous a été commu niquée par M. le D° Féré; les trois autres ont été prises dans l’importante consultation externe annexée à la clinique de M. le professeur Charcot, à la Salpétrière.
OBSERVATION li
Jeune homme de 20 ans. Chanere infectant au mois d'octobre 1881. Vient consulter vers la fin de: décembre de la même année, présentant à ce mom'ént-une série d'accidents secondaires, particulièrement des. plaques. muqueuses dans la gorge, et une alopécie très prononcée. .
On prescrit des frictions quotidiennes avec le savon napolitain me à 2 gr. Hg par jour.
” Après quinze jours de traitement, il survient une salivation assez forte. Interruption. L'état des plaques est alors stationnaire; mais les cheveux ont cessé de tomber, et l’alopécie est en woie.sérieuse de réparation,
Vers la fin de février, les frictions ayant été reprises, le malade n'a presque plus de ue et son état général est notablement amélioré. À ce moment. il est perdu de’vue. Cette observation sucéincte à seulement bien mis en évidence l’efficaeité du savonmapolitain et la réalité de l'absorption mercurielle après. son emploi.