‹ Notes sur les principaux travaux scientifiquesChapitre 35 sur 61 · HYPOTHÈSE DES MICROBES INVISIBLES · texte numérisé non relu

HYPOTHÈSE DES MICROBES INVISIBLES

premières respirations de l’air toxique, vicié par le malade, et la plupart aqué-

Or, comment expliquer cette extrême rapidité par une action microbienne ordinaire qui, dans tous les cas connus de maladies infectieuses, exige une incubation qui dépasse énormément quelques minutes et même quelques

La substance pathogène respirée paraissait agir beaucoup plus comme une substance chimique toxique très volatile que comme un microbe pathogène ordinaire. Et cependant, je ne pouvais douter que cette substance volatile ne fut contagieuse.

J’avoue que je suis resté quelque temps fort embarrassé pour me faire une opinion logique qui satisfasse à peu près ma raison.

Pour concilier les différenles contradietions du problème, je me suis vu dans la nécessité de faire une Hypothèse intermédiaire nouvelle que j’ai for-

« L'agent générateur de l’influenza doit être un élément vivant, infiniment « plus ténu que le plus petit des mierobes connus et visibles au microscope, O extrêmement toxique, si subtil, que son état moléculaire serait plus ou moins

« dans le milieu intérieur et de l’empoisonner.

« Cet agent pathogène serait donc une sorte de molécule chimique animée (I), »

Celte conelusion hypothétique trouvait encore, du reste, un point d’appui dans les vues théoriques que j’avais émises en 1889, sur la nature de la molécule de Diastase ou ferment dit soluble et chimique.

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