‹ Notes sur Les Shocks Nerveux et Traumatique et leurs rapports avec le Shock ChirurgicalChapitre 10 sur 28 · rose · texte numérisé non relu

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fréquemment imputables au shock (nerveux) traumatique.

Les irritations déterminées par ces actions, n'empruntent que rarement la voie nerveuse réflexe, pour influencer les organes essentiels de l'économie ; l'expression de shock nerveux traumatique doit dès lors être consacrée plus spécialement aux troubles fonctionnels circulatoires el respiratoires dérivant des actions mécaniques. Du reste, c’est là son acception habituelle, et ce fut également son acception première.

C'est Travers, qui en 1825, dans un mémoire intitulé: Travail concernant ce trouble des fonctions vitales connues habituellement sous le nom d'irritations constitutionnelles (Trad.) donnaune description précise de l’état de shock traumatique: c’est à lui, mais à Lort, qu'on rapporte la création du mot shock : en réalité, ce mot était employé déjà, et parait remonter à Hunter.

Travers eut le mérite de faire une description presque complète du shock traumatique ; mais, dans les observations cliniques antérieures on peut facilement retrouver, mais épars, les principaux traits du collapsus spécial des blessés; ainsi John Bell en 1795, dans son Traité des plaies, écrit : « Le malade est presque insensible à l'accident qu'il vient d'éprouver : il n'a que l’idée confuse d'un choc dont il peut à peine déterminer le siége.

Percy et Laurent, en 1820, dans leur livre. Sur les plaies par armes a feu mentionnent au cours d'une

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observation : «un refroidissement général et des extrémités, la pâleur de la face, la faiblesse du pouls, les vomissements, l'anxiété ».

Après Travers, nombre d'auteurs décrivirent le shock traumatique, soit sous cette appellation, soit sous forme de mots synonymes. Ces derniers sont nombreux ; on peut relever les suivants: stupeur des blessés, stupeur traumatique (Pirogoff; torpeur traumatique, effroi traumatique, étonnement des blessés (Bardelebeu) ; torpeur des blessés ; léthargie, collapsus, épuisement des blessés ; commotion des blessés.

Furneaux-Jordan (1) (1865), voit dans le shock «un état particulier de l'organisme caractérisé par l'épuisement de ses fonctions et résultant d'une impression violente appliquée aux centres nerveux ou à une portion plus ou moins considérable des expansions nerveuses périphériques.

Le Gros Clark (2)(1850), adopte une définition analogue à celle de Jordan, « dépression vitale consécutive à une excitation ».

Sasory (3)(1850), donne une remarquable définition du shock : « influence paralysante s’exerçant sur le cœur par suite d’une lésion nerveuse brusque

et violente.

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