‹ Notes sur Paris, vie et opinions de M. Frédéric-Thomas GraindorgeChapitre 23 sur 31 · I.e Jeune 'Premier · texte numérisé non relu

I.e Jeune 'Premier

« tiens en garde pour tes trente-cinq ans un lot de f( jolies filles bien élevées, bien habillées, beaucoup « plus agréables que tes maîtresses, et qui t'apporte- « ront de l'argent au lieu de t'en demander. » Veuillez me dire quelle place, sous cette morale, il y a pour les passions.

3° Un petit fonds nouveau d'honnêteté. Il y a des femmes visiblement sages, surtout dans la bourgeoisie, et l'on sent qu'on leur ferait insulte si on leur laissait entendre qu'elles sont jolies. De plus, les jeunes filles sont respectées. Rien de plus rare qu'un séducteur d'innocence, comme M. de Mortemer(i). Un homme, même médiocrement délicat, ne s'attaque point à elles ; il attend qu'elles soient marié:s.

4° Une disproportion, énorme entre l'éducation de l'homme et celle de la femme. Par suite, les sujets de conversation manquent; la femme ne sait plus parler religion comme au xvii® siècle, ni philosophie comme au xvHi®. On a exclu de son éducation le raisonnement sérieux ; elle a été réduite au piano , elle ne sait que la routine de la musique, le commérage du monde et les formules du catéchisme. D'autre part, chaque art, science ou profession s'étant prodigieusement compliqué, l'homme enfoncé et enfermé dans sa spécialité devient incapable d'en parler, sauf aux personnes dont l'éducation est forte. Dans les pays germaniques, les jeunes filles savent quatre langues, ont pratiqué le raisonnement ennuyeux, écouté avec

(i) Les vieux Garçons,

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intelligence les discussions politiques et thcologiques de leurs parents et de leurs hôtes. Chez nous, plus de terrain commun; après des efforts surhumains, les deux causeurs restent à distance, empêtrés dans des phrases officielles, avec des bâillements intérieurs et une gaieté de commande. L'homme qu'on amène devant une femme se dit, au moment même où, respectueusement, gracieusement, avec un sourire ravi, il courbe Téchine : « Si je hasarde des choses vraies, elle « va me trouver choquant ou pédant; si je répète des « choses convenues, elle va me trouver commun et « bête. Chère madame, le diable m'emporte et vous « emporte; mais que je serais content de vous parler, si « j'avais quelque chose à vous dire! »

Savez-vous que, parmi de telles mœurs, il n'est pas aisé de fabriquer des amoureux pour le théâtre? Voici ce qu'on a trouvé en cherchant partout :

L'ancien jeune premier, Stéphane, dans Gahrielle ; Paul, dans Diane de lys; M. de Montègre, dans l'Ami des Femmes, tous successeurs d'Antony, cousins des amoureux emportés et sombres de Victor Hugo. — Dans un de mes retours en France, j'ai vu leurs gilets en i83o; ces gilets étaient fort poétiques, et la mèche de leurs cheveux, violemment rejetée au-dessus du front bombé, annonçait les grandes passions. « Les « cheveux abondants, le teint ambré, la voix sonore et « métallique, frappant les mots comme des médailles, a les yeux bien encaissés sous le sourcil et tenant bien « au cerveau, des muscles d'acier, un corps de fer tou- « jours au service de l'âme, enthousiasmes rapides,

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« découragements immenses, contenus dans une mi- « nute, et où l'âme se renouvelle tout à coup... Ils « appartiennent à cette race d'hommes qui ont la faculté « d'arpenter les routes, de passer les nuits sous les « fenêtres, de vivre sans manger, d'être toujours prêts (( à se faire sauter la cervelle et à tuer tout le monde. « Tempéraments bilieux, le foie trop gros; il faut les « envoyer à Vichy (i). » Vous voyez de que] ton on les décrit; ce sont des phénomènes. Partant, ils sont rares, souvent comiques, toujours surannés. M. de Montègre vient du Jura, M. de Nanjac revient d'Afrique; tous deux ont été conservés dans la vie provinciale ou militaire comme un saumon dans la saumure ou comme une épée dans son étui. Pour Stéphane et Paul, ce sont, chez Augier et Dumas, des enfants de jeunesse couvés sous un pan de l'habit du vieux Dumas et du vieil Hugo. — Et regardez le joli rôle qu'on leur donne : de Nanjac est un enfant colérique et volontaire, qui tempête, crie, pleure, veut à toute force couper la gorge aux gens et se jeter dans un mariage taré; si on le sauve, ce n'est pas sa faute. — Stéphane est mis à la porte par la femme, comme inférieur, vérification faite, au mari, un avoué qui fait des plaisanteries et des comptes de budget domestique. — Paul est tué par le mari, avec approbation générale des spectateurs. — De Montègre, un innocent qui accepte l'amour pur, a la bonté de servir de dupe et de restituer la femme à son propriétaire. - - Dupé, tué, congédié, sauvé : voilà

{i) L'Ami des Femmes,

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les quatre issues pour Tamant enthousiaste. Qu'il s'en retourne dans les bibiiothè:[ues et aille dormir auprès d'Hernani, d'Othello, et des autres. Aujourd'hui il est démodé, au même titre qu'un turban ou une fraise : c'est un pétard qu'un pareil homme; mettez-le bien vite dehors, au frais, dans la cave. Parmi nos crinolines, nos poufs roses, nos dîners fins, nos conversations moqueuses, ses explosions sont aussi incommodes que ridicules, et on n'est pas à l'aise tant qu'il n'est pas là. Arrivons aux personnages vraiment contemporains. La jeune fille émancipée, sceptique et défiante, étant assise sur sa dot comme sur un trône, il s'agit d'arriver à elle : grand embarras pour l'amoureux pauvre. Le moyen d'être aimable avec une femme qui , en vous écoutant, se fait tout bas les petites réflexions suivantes : a Nous sommes tout un joli clan de filles (t riches qui savons très-bien qu'on ne nous recherche « que pour notre argent et qui ne nous en indignons .( même plus. A qui la faute? à nous ou à ces mes- « sieurs? Nous ne demanderions qu'à être leurs dupes, « ils ne se donnent même pas la peine de nous trom- (t per! Les meilleurs sont encore ceux qui s'informent « seulement de notre dot... 11 y en a un qui a demandé « l'âge de ma mère (i)! » De son côté, pour n'être pas vil, l'amoureux reprend : « Les jeunes filles riches... « brr I Le frôlement de leur robe ressemble à un frois- « sèment de billets de banque, et je ne lis qu'une chose « dans leurs beaux yeux ; La loi punit le contrcfac-

(i) Un beau mariage.

Le Jeune T^remier 225

a teur (i). » Ceci change la façon de faire la cour; ils sont en guerre. Elle l'insulte ; il la rudoie. Elle l'envoie promener, il y va. La voilà obligée de lui courir après; elle lui demande pardon, tombe à ses genoux, ou bien l'embrasse en public, mais seulement au cinquième acte. Explications générales, attendrissements, mariage. Mais vous avouerez que c'est un singulier emploi pour un jeune premier que de passer son temps, sauf les dix dernières minutes, à recevoir et à rendre des soufflets.

Ce bel état d'hostilité ouverte ou couverte est maintenant de règle entre les deux sexes. J'ai remarqué vingt fois dans les salons qu'on dit aux femmes des duretés ou des indélicatesses en riant. Comme elles ont pris des façons et des hardiesses d homme, on les traite en homme, c'est-à-dire en adversaire ou en camarade. On ferraille avec elles, et, ma foi, comme elles manient très-bien leur arme, on n'a pas trop de remords, quand, du bout de la lame, on les égratigne un peu. Affaire d'habitude : il n'y a pas d'autre attitude possible avec les drôlesses ; du mauvais monde, celle-ci a passé dans le bon. Comptons ces types militants. — Il y a d'abord le simple imbicile, M. de Naton ou M. de Troènes (2) (mon neveu, M. Anatole Durand ou d'Urand, est de cette espèce), jeune viveur balourd qui bâille auprès des femmes et dit de sa grosse voix traînante : « Avec cela qu'elles sont

{i) Le Fils de Giloy^er.

(2) Le Père prodigue, les Vieux Garçons.

226 Violes sur Taris

drôles, les femmes du monde! » Quand il lésa saluées, et remarqué tout haut que le temps est vilain, il est à bout de ressources; il voudrait bien s'en aller; il cherche un cigare dans sa poche, pense au boudoir de Titine, où l'on fume, les pieds à la hauteur de l'œil, aux soupers de Loulou qui chante si bien la chanson du Petit Ebéniste. — Il y a ensuite l'homme expert et gouailleur, Frédéric Bordognon fi), « fils cadet « d'un marchand d'huile, rue de la Verrerie, à l'en- « seigne des Trois Olives, qui a rudoyé des femmes « dont les laquais n'auraient pas salué son père, t) Avec ses quarante mille livres de rentes, il a endossé l'habit de gentleman , mais conservé le scepticisme calculateur du négociant. « Je vais donner congé à la a propriétaire de mon cœur, elle veut m'augmenter et « je résilie... » — Son expérience est complète; l'allusion aux chiffres revient dans toutes ses plaisanteries, comme une note métallique dans un air grivois. « Tant a que la lionne pauvre est honnête, le mari paie dix a centimes les petits pains d'un sou; du jour où elle « ne l'est plus, il paie un sou les petits pains de dix « centimes. Elle a débuté par voler la communauté, « elle l'achève en l'enrichissant. » Ayant gagné dix mille francs au jeu, il les porte avec sa première déclaration à une jolie femme. Le reste de sa conduite et de sa conversation est semblable. Un épicurien positiviste : Les femmes n'ont qu'à bien se tenir devant ces griffes-là. — J'en passe, et de meilleurs. Voulez-vous

(i) Les Lionnes pauvres*

Le Jeune T^remier 227

regarder un caractère plus avenant, un vrai Français, joli, léger et gai, comme ceux du siècle dernier, toujours en verve, amusant, accommodant, galant même, et qui, somme toute, n'est exempt ni de probité ni même de délicatesse (i)? Lui aussi, il porte la marque de son siècle, et ses galanteries ne sont que du bout des lèvres. Il est brillamment étourdi et plaisamment bavard , ce qui ne l'empêche pas d'être avisé, retors, alerte, en défense et en garde contre la femme adorée qui veut lui souffler ses écus. En effet, il sait le prix de l'argent, la valeur des choses et des gens, la sienne, celle de son esprit et de ses sentiments. Il n'est rien qu'il ne raille et pèse. « Brave colonel! « La droiture et la loyauté même ! Je ne le recevrai a pas chez moi... Cette idée me sourit, de faire asseoir a à mon foyer une douce jeune fille qui serait l'ange « gardien de ma caisse ! » — Son esprit est l'agréa- I ble et pétillant esprit français, mais décomposé par ! l'expérience comme un vin délicat par un soleil trop y vif : à la surface, une ébullition mousseuse de bouffi fonneries ; au fond, un aigre filet d'ironie ; au milieu, i une provision de bon sens commercial et plat. Auj cune de ces trois liqueurs n'enivre, et quand il fera la c cour à M™* Lecoutellier, je suis bien sûr que ce sera • le code en main.

Il restait à faire sortir du second plan ce roué cal-

I culateur, et à lui donner le premier rôle, un rôle

sympathique. Rendre sympathique un homme qui

(i; Maître Guérin, Arthur Lecoutellier.

228 C\(^otes sur Taris

maltraite ou combat des femmes, quelle difficulté I On y est arrivé, et M. de Jalin, M. de Ryons , sont deux des personnages les mieux réussis et les plus instructifs du théâtre moderne (i). Pour les rendre supportables, l'auteur a mis le premier dans le demimonde, parmi les femmes tachées, ce qui lui donne le droit de les renvoyer à leur chenil, et le second dans le monde, parmi les vertus douteuses ou des innocences agresssives, ce qui excuse ses impertinences; un jour, d'ailleurs, rencontrant une vierge dans une femme, il est pris tout d'un coup d'un accès de chevalerie, ce qui le relève au rang des sauveurs. Mais comme tous les deux jouent froidement et savamment de la mécanique féminine ! Comme ils la mettent en expérience pour leur plaisir ou pour l'instruction d'autrui ! Comme ils touchent juste, avec des prévisions sûres, le ressort qui fera sortir à l'improviste de la jeune fille la lorette précoce, et de la jeune femme la lorette experte! « Ma déclaration de tout à l'heure? « C'était une politesse; il y a des femmes qui tiennent « à cela dans la conversation. — Et ce procédé vous a « réussi quelquefois? — Plus souvent que je ne vou- « lais. » Ce sont des physiologistes et des chirurgiens; ils donnent des consultations gratuites et font des opé* rations à domicile, ordinairement pour l'amour d( l'art, parfois par un retour d'humanité, v Votre mai- « son est originale, et je suis fâché de n'y être pas venu « plus tôt. Il y a à faire ici pour un collectionneur

(i) Le Demi-Monde, l'Ami des Femmes,

Le Jeune T^remier 229

« comme moi, et voilà, )e crois, un sujet que je n'ai pas «encore catalogué! » En attendant, ils ont dans les mains la théorie complète, et on peut leur dire avec vérité qu'ils n'épargnent personne : « Vous ne faites « pas grâce aux enfants. — Les femmes ne sont jamais (' enfants. — Les enfants, ca console de tout. — Ex- « cepté d'en avoir... — Taisez-vous, malheureux; c'est « la femme qui inspire toutes les grandes choses. — Et (( qui empêche de les accomplir... Je me suis promis « de ne jamais donner ni mon cœur, ni mon honneur, « ni ma vie à dévorer à ces charmants et terribles pe- « tits êtres, pour lesquels on se ruine, on se déshonore « et on se tue, et dont l'unique préoccupation, au mi- « lieu de ce carnage universel, est de s'habiller tantôt « comme des parapluies, tantôt comme des sonnettes. » Notez que ce théoricien n'est pas « un mouton désin- « téressé, mais un bélier qui continue à paître sur le « pré communal (i); » si son cœur a soixante ans, ses sens en ont trente. Notez que cet épicurien n'est pas un Lovelace dominateur et brutal comme l'autre qui se croit en règle « lorsqu'il a porté huit jours le deuil « des chères créatures mortes en couches par son fait ; » il est plutôt bienveillant, et rend volontiers service aux femmes. Tout cela fait un caractère complet, parfaitement moderne, point haïssable, agréable même et supérieur. Etant donnée la femme, c'est-à-dire un être « illogique, subalterne, malfaisant, » mais charmant, comme un parfum délicieux et pernicieux dans un

(i) Mot d'Edmond About. r

23o C7\Çotes sur Taris

vase de cristal fragile, il s'agit de la respirer prudemment, délicatement, quelquefois, non pas chez soi, mais chez autrui, surtout de ne pas casser le cristal, et, autant qu'on peut, d'arrêter les mains grossières ou maladroites qui sont prêtes à briser le vase. D'Antony à l'amant de la dame aux camélias, au peintre Paul, à Olivier de Jalin, à M. de Ryons, la transformation est ^risible. Entre l'enthousiasme de 1820 et le positivisme de 1860, l'expérience interposée a mis l'homme en défiance et en défense ; d'amant il est devenu parfois ennemi, souvent adversaire, plus souvent spectateur et tout au plus ami.

Ami après escarmouche et sous toutes réserves. A cause de cela, j'aime mieux mon rôle, et mon éducation me sert. Mon pauvre neveu Anatole Durand ou d'Urand me fait quelquefois de la peine; il est embarrassé là oîi je suis à Taise : c'est que je n'ai plus de prétentions et qu'il en a. A cinquante-cinq ans, quand on a perdu ses cheveux et qu'on revient d'Amérique, on n'est plus dangereux; on a le droit d'être poli et quelque chose de plus. C'est un droit d'autrefois, et je le ressuscite à mon profit. La conversation cesse alors d'être un duel, et quel métier qu'un duel continu, surtout avec une femme ! Il est si déplaisant de leui dire des choses dures, même des choses froides! Il esl si agréable de leur agréer! On n'est pas obligé poui cela de chercher dans sa mémoire les fadeurs du dernier siècle : du premier regard, sans qu'on ait dit un mot, elles savent si elles plaisent ; à quel degré, avec quelle nuance; si c'est le cœur, la tête ou les senî

Le Jeune 'Premier 23 1

qu'elles ont touchés; si c'est parleur toilette, leur esprit ou leur grâce. Il n'y a pas besoin de feindre, on n'a qu'à sentir, et se laisser aller. Au bout d'un quart d'heure, elles se détendent; ne craignant plus le persifflage, elles sont devant votre esprit comme devant leur glace; elles s'y mirent et s'y trouvant aimables, elles continuent à s'y regarder, complaisamment, sans gêne, changeant d'attitude et de sourire. Trouvez, si vous pouvez, un plus agréable rôle que celui de miroir; pourmoi, je m'y tiens. Après tout, au bout de six mois l'opéra est assourdissant; avec son mauvais air et ses élégances de pacotille, le théâtre écœure; et qu'est-ce qu'une grande lorette, sinon une comédienne en chambre? De tous les spectacles de Paris, le plus charmant est une vraie femme du monde ; c'est un spectacle dans un fauteuil; depuis ses dentelles jusqu'à son esprit, il n'y a rien en elle qui ne soit un chefd'œuvre de la culture moderne; pour la faire telle qu'elle est, il fallut quatre ou cinq générations de fortunes assises, de mœurs élégantes et d'éducations raffinées ; tout ce que le goût a inventé de délicat s'est rassemblé dans sa toilette et dans sa personne. La voilà devant vous, dans son fauteuil de soie pâle, demi-penchée, avec de menus mouvements d'oiseau, négligente et rieuse; les éclairs de son collier se dardent comme des yeux vivants au-dessus des courbures de ses épaules vivantes; son peigne d'or s'enfortce entre des grappes de fleurs au-dessus des ondes de sa chevelure ; sa robe épanouie développe au-dessous du fin corsage la fraîcheur de ses plis lustrés. Elle cause, elle est contente,

C^Q[)tes sur 'Paris

elle fait les honneurs d'elle-même, et se trouve payée si vous avez du plaisir. Ma parole d'honneur, je finis par croire que les tableaux, les livres, la musique, ont été inventés par des malheureux pour des malades, et que tous ces gens -là, spectateurS||et auteurs^avaient 1er. yeux bouchés sur la nature. En fait d'oeuvres d'art, il y a les mortes qu'on fourre dans les bibliothèques ou qu'on accroche dans les galeries; moi, je suis pour celles qui ne sont pas reliées en veau ou collées sur toile.

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