I. Lttires à une inemniu, II
j. Mérimée dessinait pour se distraire, msis il semble que vers cette époque et les tnnées qui suivirent, il ait eu une recrude«cence dans son amour du dessin. On trouve dans les papiers de Lebrun des portraits à Tencre de M"** Viardot, de M*** Ristori, de la princesse de Liéven, avec la date de 1859; des tètes de femmes, une femme pCchant à la ligne (daté de mars 1860), une femme avec un chat noir (août 1860), un gorille & la plume (5 septembre 1861), enfin un splendide Napoléon III au crayon. Un amusant dessin : U Cnnean, représentant un pierrot dansant avec un débardeur avec cette légende : Un actuUmicUn dis Scietuts morales tt pditi^ius le feudi de la mi-earéme n'est pas daté.
). Lettra à mu nimriiM, II, 15-17.
OiAMBON. — P. MMmée, 2%
554 NOTES SUR PRDSPER MÉRIUÉE
comeil que vous me demandez. Il a la réputation d'un homme habile et ferme, deux quaUtés rares dans notre temps et dans notre pays. Je le croîs très apprécié par TEmpcreur, mais je ne sais pas comment il esî avec le Ministre des Affaires Étrangères. Ce point est assez important dans la question qui vous intéresse* SMl a envie de vous avoir près de lui, je ne doute pas qu'il ne l'obtienne, d'abord parce que cela ne peut se re fuser à un ambassadeur^ en second lieu parce que vous laisseriez vacant un poste qui serait plus recherché, je pense, que celui qu'on vous donnerait. Mais il faudrait bien prendre garde de ne pas troquer votre cheval boiteux pour un borgne. A mon avis vous ne devez quitter Corfou que pour avoir un consulat général, ou tout au moins un consulat mieuji rétribué et dans un pays honnête où vous pourriez mener une vie agréable, Sî vous convenez de tout cela avec M. Th., c'est à merveille. Si au contraire vous le laissez agir en vous en rapportant à lui, vous risquez de perdre au marché, ou de mkonîinîer M* Tli*, de méc&ntenUr les bureaux du Ministère et de passer pour un homnic impossible 1 cùuknttr. Mon avis serait donc de vous expliquer de la manière la plus franche avec M. Th., de lui exposer bien nettement ce que vous voûtez et de le laisser agir ensuite dés que vous seres convenu de vos faits.
« Je suis ici depuis une vingtaine de jours, et je n'ai pas besoin de vous dire que l'envie d'aller vous faire une visite m'est venue plus d'une fois. Je suis ici avec les deux dames anglaises que vous avez vues souvent chez moi, et probablement si j'avais été seul, je serais allé vous serrer la main et voir le pays du bon roi Alcinoûs. Je