‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 162 sur 197 · I. A la princesse Julie, 15 mars 1869, toc, ni., p · texte numérisé non relu

I. A la princesse Julie, 15 mars 1869, toc, ni., p

4i6 NOTES SUR t>ROSI»ER MÉRIMÉE

me promettez. li sera honorablement maroquinè ainsi que ses aines.

c Adieu, mon cher ami, je vous souhaite santé et prospériti. Veuillez présenter mes hommages à Madame deW.

« P' Mérimée. »

Il ne se remit pas de cette bronchite. Il écrivait mélancoliquement le 23 avril, à VioUct-le-Duc : « Je ne suis pas encore trop bien. Je ne suis pas guéri de ma vieille bronchite et je suis toujours bien faible ■ », et à son ami de Witte le i«' mai :

« Je suis encore bien patraque et obligé à des précautions très ennuyeuses. L'air du soir me rend malade et aussi tout changement un peu brusque dans la température. Où est le bon temps où j'avais l'honneur de coucher avec vous sur des planches fort mal rabotées! »

Et quelques semaines après à M">* Przedziecka :

« Je suis toujours fort souffreteux et obligé de vivre comme un ermite. Je ne sors plus le soir, je ne vais pas dans le monde, je suis devenu tout à fait philosophe. Vous savez que j'avais quelques dispositions à Yourserity et ce n'est pas le monde que je regrette '. >

L'Impératrice voulait l'emmener à l'inauguration du canal de Suez. Mérimée refusa, car « il eût été trop indis-

I. ttUnt itMitêS de FtolUt-U^Due, recaeillies et annotées par son fils (l»arli, Libr, Impr. réunies, 190a, gr.8», xxviii-187 p.), p. 86. j. Utlr$s à um •utrt ineomimt, p. 190 [a6 niai 1869].

LA SANTft DE MÊRIMi^B 4)7

cret d'accepter et de lui donner Tennui d'un malade et l'embarras peut-être d'un mort. > Il surmonta sa fatigue pour aller souhaiter un bon voyage à sa souveraine S et quelques jours plus tard, il fit son testament.

En juin, il est toujours dans le même état, « avec un peu plus de toux qu'à l'ordinaire », très oppressé, sans appétit, ni sommeil *. A Paris, cependant, il trouve un établissement qui le dispense du voyage de Montpellier : « Je me suis remis à reprendre des bains d'air comprimé. Il y a ici un établissement plus grand et plus élégant que celui de Montpellier. Les cloches sont si grandes, qu'il y tiendrait facilement trois personnes. Le médecin qui pré* sidc fl une fille asthmatique, très jolie vraiment, mais on ne nous cnclochc pas ensemble, ce que je regrette ). » 11 va de mal en pis, s'aflfaiblissant tous les jours, sans que les médecins comprennent au juste ce qu'il a. t Le fond de la question est que sa vieille carcasse s'en va 4. > Dés ce moment, il prévoit sa mort, et envisage stoïquement sa fin (. Il le dit ;\la princesse Julie : « Je ne vois pas de fin, une excepté, à mon état, et il y a longtemps que j'ai perdu l'espoir de guérir ^ ». Il essaie cependant de tous les remèdes, aucun ne lui réussit 7. Il consulte le médecin

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