Lasteyrie. — La peinture sur verre au Moyen-Age
34. Lenormant (Charles). — Mérimée possédait certainement tous les ouvrages de Charles Lenormant qui fut son compagnon de voyage en Grèce >. Lorsqu'aprés la
I. Bulletin du Comité des Arts et Monuments, FV (1846-48), $oa-}, rapport de Mérimée, 8 avril.
a. Lettres à uni inconnue, II, 263.
5. En dehors des quelques lettres à Lenormant publiées par la Rewu di Paris, de celles (bien plus nombreuses), publiées par nous dans le présent volume, il y en a encore d'autres inédites, dans le même dos>
mort de son mari, M"« Lenormant fit paraître le Coni" nieniàire sur le Cratyk (Athènes, 1861, 8«),un exemplaire en fut réservé pour Mérimée qui lui écrivit la lettre suivante :
c Biarritz, mercredi soir.
« Madame,
c Je viens de recevoir votre aimable lettre et je vous remercie beaucoup d'avoir bien voulu penser à moi pour le Cratyle. Je pense que dans peu de jours je pourrai le lire et vous remercier de vive voix. Je suis ici comme l'oiseau sur la branche, ne sachant pas quand j'en partirai, mais les jours qui raccourcissent, le temps qui devient froid et le roi de Prusse qui va venir m'assurent que je n'y demeurerai pas longtemps. Il me semble. Madame, que vous auriez tort de ne pas mettre au moins quelques exemplaires en vente chez un libraire, ne fût-ce que pour quelque homme d'esprit que nous ne connaissons pas, mais qui a comme nous garde le souvenir des travaux de M. Lenormant et qui voudrait compléter la collection de ses ouvrages.
« Je ne connais que doux bibliothèques en Espagne qui méritent ce nom et qui aient des lecteurs. L'une est la Bibliothèque nationale, l'autre celle de l'Académie de l'Histoire, l'une et l'autre à Madrid. A mon avis il n,e
sier des Arcliives de U Commission des Monuments histortqaes ; par exemple, une lettre de souhaits de nouvel an ()t dikembre 18)9); note pour la restauration d'une église ; invitation à dîner chci Véry, renvoi d'un ouvrage d'AvcUino où il n*a pas trouvé ce qu*il cherchait; lettre relative à la restauration d'Ecouen qu'il voudrait confier à M. Consunt Dufaux (sd.); note sur les murailles de S**-Suianne (avec croquis); envoi d'une inscription du Musée de Toulouse, n Je vous écris d'une main et |e fais ma malle de l'autre. •
faudrait pas oublier les principaux collèges d'Oxford et de Cambridge. Là du moins vous trouverez des lecteurs sinon intelligents du moins sachant bien le grec et aimant la Grèce. Permettez-moi en fait de savants anglais de vous recommander le D' Whewel, master de Trinity G)llege, Cambridge, M' Grote auteur de l'histoire de la Grèce, Savile Row, 12, Londres et le D' Thirlwal èvèque de S. Asaph. Je crois que ces exemplaires seraient bien placés.
« Je suis charmé d'apprendre que M. François s'occupe de Labienus et de César. Lorsque son mémoire sera imprimé, s'il veut en envoyer un exemplaire à S. M., je suis tout à ses ordres pour faire en sorte qu'il soit lu. Je suis bien fâché d'apprendre que vous avez été souffrante d'un rhumatisme. C'est notre affreux climat qui s'attaque surtout à ceux qui viennent des pays chauds. Dès que je reviens à Paris, je suis toujours souffrant de mes spasmes d'estomac. Mes flatteurs me disent que c'est un rhumatisme, mais je crains que ce ne soit quelque chose d'encore pire...
« Nous menons ici une vie de far-niente en face d'une très belle mer et de rochers qui, même quand on connaît Cannes, ont un certain mérite. Je commence cependant a regretter un peu mon taudis et mes bouquins de Paris.
c Veuillez agréer, etc.
« Pr Mérimée. »
35. Lenormant (François). — Manuel tPbisioin ancienne, Mérimée écrivait à M"» Lenormant :
« Paris, 15 juillet (1867I.
c Madame,
« J'ai lu avec grand intérêt les deux nouveaux volumes de M. François, mais je suis beaucoup trop ignorant en ces matières pour oser en parler au public. Je ne sais absolument rien des travaux antérieurs, et, avant le Manuel iVhishire ancienne^ j'étais persuadé qu'il n'y avait rien à espérer des hiéroglyphes et des clous assyriens. Quelque superficielle que soit la critique du Moniteur^ encore faut-il que l'on sache quelque chose du sujet qu'on traite. Si j'essayais je ne manquerais pas de faire des erreurs gigantesques. Je suis de retour de Londres depuis peu de jours et si abattu par la chaleur et les orages avortés que je n'ai pas la force de sortir de mon trou.
« Veuillez agréer, etc.
« P' Mérimée. »
36. Lenormant (M">«). — Nous ignorons i quel ouvrage de M«« Lenormant se rapporte la lettre suivante de Mérimée.
« Madame,
« J'ai reçu votre petit, livre dont je vous remercie beaucoup. Croyez que j'en avais déjà un exemplaire, mais le vôtre m'est bien précieux, comme un souvenir de votre bonté et de l'intérêt que vous avez pour moi.
a Je viens d'apprendre qu'une conspiration presque aussi grave que celle du 10 décembre se trame contre plusieurs de nos amis. Je me propose d'en parler demain à M' Lenormant s'il est chez lui dans l'après midi.
CiiAMBOM. — P. Wriinrt, 30
« Adieu, Madame, veuillez agréer l'expression de tous mes remerciements et de mes respectueux hommages.
c P^ Mérimée.
« Samedi 9 nov. 1850. »