‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 2 sur 197 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

Ce n'est pas une histoire de Prosper Mérimée que j'ai voulu faire : ce sont simplement des matériaux pour ses biographes futurs que j'ai amassés et coordonnés, et aussi des notes pour les archéologues ou les futurs historiens du Second Empire'. Il ne faut donc pas chercher dans ce volume une biographie suivie ' qu'il n'était pas dans mon intention de faire, mais simplement des Noies, comme le titre l'indique, résultat d'une enquête faite aussi soigneusement que possible aux sources où l'on pouvait avoir chance de trouver quelque renseignement nouveau.

Il a fallu d'abord reconstituer le cercle d'amis que

dalisme. M. Aug. Carrière, mort récemment, avait été désigné par G. Pouchet comme Tun de sei exécuteur! tesumcntaires, avec ordre formel de brûler toutes ses lettres : ce qui a été fait. Panni les lettres ainsi détruites, nous a dit un jour M. Girrière, il y avait une très volumineuse correspondance de Gusuve Flaubert, souvent très libre, mais d'un très grand intérêt, et M. Girrière regrettait surtout une splendide lettre de plusieurs pages relatives & Salammbô.

I. M. Emile OlUvier a utilisé les lettres de Mérimée à Cousin, à propos des éleaions de i86), dans VEmpirê libéral, VI, }88 392. M. le colonel Palat [Pierre Lehautcourt] s*est souvent servi des lettres de Mérimée dans sa très remarquable Histoire dé la guerre tU i8yo. Cf. un article du même auteur sur la fthrgauiuiliatt tU Farmie avaui MSyo, paru dans la Rgvêdê Paris du i" août 1901, p. S^S'S^* — Mérimée figure dans quelques livres & clef parus sous l'Empire. C'est le labaumiê de Elle ei lui, de Louise Colet. C'est lui que désignent les initiales P. M. dans un pamphlet, Paris sous la Bas Empiré, ou Paris aetutl. S. 1., 186$.

a. Les études consacrées & Mérimée sont écrites ou au point de vue biographique, ou, surtout, au point de vue littéraire. Par exemple l'article de M. Octave Lacroix, paru du vivant de Mérimée, et reproduit' dans Quelques mailres ilrangerstt français (Pans, Hachette, 1891), p. 369- 74, et les pages très intéressantes de G. Brandes, dans VFeoU romaniiquê $H France (trad. par A. Topîn. Paris, Micbalon, 190a, 8*), p. aa5-7a.

PRÉFACE Vil

fréquentait Mérimée ; ce travail préliminaire ne pou-^ vait être fait qu-à Taide des correspondances connues déjà. J'ai trouvé chez les survivants des amis de Mérimée ou chez leurs héritiers une amabilité et un accueil dont j'ai été très touché; j'ai pu utiliser le riche fonds des mss. de la Bibliothèque Cousin (originaux et copies), grâce à l'autorisation que Monsieur le Ministre a bien voulu me donner; de mème^ à la Direction des Beaux-Arts» le bureau des Monuments historiques m'a fait la faveur de me communiquer deux volumes de documents précieux : les Rapports de ViUi et Mérimée^ et les Ltttres de Miritnie à Ltnortiiant. Différents conservateurs de bibliothèques publiques m'ont aussi envoyé la copie de documents de leur dépôt.

Le hasard d'une lecture * me fit découvrir le sort des papiers de Lebrun, que j'avais cherchés en vain, depub trois ans» en province» pub à Provins» enfin à la Bibliothèque de l'Institut. Ces papiers étant communicables depuis 1900'» je demandai

I. Lettre de VioUet-lc-Duc à son fils, du 14 août 1870, dans Letira màUUs iê VùlUt-lt'Diie, recueillies par son fils, p. 16).

a. « Lt Manrinc s'enrichit un peu plus ttrd [a^ U Commune] de la Tolumineuse correspondance du poète Pierre Lebrun... Cette collection qui embrasse les années 1785-1873 remplit 40 cartons; suivant la volonté exprimée par M*^ Lebrun, ils n*ont été ouverts qu*en 1900. ■ (Alfred Franklin, Hishirg éê U BiUmlhiquê Maxêrim, 2* éd., p. 137-8. — Paris, Welter, 1901, 8»).

|. Je ne sais quand il sera permis de nouveau de consulter ces dossiers, mais les quelques indications rédigées & Taide de notes prises dans le catalogue manuKrit que M. Franklin avait bien voulu me laisser

Page 1