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5. Id,, p. i$9. D'après le commandant R. Mo^at, le relevé de Mérimée serait inexact. (BuiUtin éê U Sociiti des Antiquaires de France^ 188),
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64 NOTES SUR PROSPBR MÉRIMÉB
VOUS adresser encore des rapports sur les monuments, à vous gens de lettres et de manuscrits qui ne me donnez pas de frais de route 1 Pourtant je ferai de mon mieux demain. Si le temps se met à la pluie comme il est probable, je tâcherai de vous rendre compte d'une statue fort étrange que j'ai vue à Vienne et qui infirme leT^xaXiv des MM. des Inscriptions. J'envoie à Cave la liste des ouvrages accordés à la Bibliothèque du Musée et en retard. Je le prie de vous la communiquer. A demain les affaires sérieuses. Ce pays-ci est le paradis terrestre des montagnes, des arbres verts contre l'opinion reçue, des vues et des monuments magnifiques, avec des femmes de cinq pieds 4 pouces, droites comme des lames, propres, les bas bien tirés et souliers d'étoffe.
« Je crois que vous me trouverez diablement béte à mon retour. J'aurai bon besoin d'être retrempé dans le thé du café anglais. Au fait, la vie que je mène est abrutissante. Qpand je ne vais pas en voiture, je me lève à neuf heures, je déjeune et je donne audience aux bibliothécaires, archivistes et autres espèces. Ils me mènent voir leurs masures. Si je dis qu'elles ne sont pas carlovingiennes on me regarde comme un scélérat et on ira cabaler auprès du député pour qu'il rogne mes appointements. Pressé entre ma conscience et mon intérêt, je leur dis que leur monument est admirable et que rien dans le Nord ne peut y être comparé. Alors on m'invite à diner, et on dit dans le journal du département que j'ai bougre- . ment d'esprit. On me prie de déposer une pensée sublime sur un album. J'obéis en frémissant. Le soir on me reconduit i mon hôtel en cérémonie, ce qui m'empêche d'aller au vice. Je rentre excédé et je broche des notes,
des dessins, des lettres officielles, etc. Je voudrais que mes envieux me vissent alors.
« Je vais encore ramasser des puces dans les petites villes du dépt de Vaucluse, puis j'irai présenter mes respects à M. et Mn« Grimblot à Marseille. Je serai vers le 8 octobre dans le Roussillon et alors si Thierry veut tâtcr de la Catalogne, je suis son homme. Sharpc m'écrit qu'il est toujours amoureux.
« Présentez mes respects à votre oncle, et si le prince de T. est dans son voisinage, faites lui bien la cour, pour qu'il nous choyé lorsque nous serons à Londres. Adieu je tombe de sommeil. Mille amitiés à tous les nôtres et à toutes les vôtres.
« Avignon, 15 septembre [1834]».
C'est dans cette ville qu'il rencontra Requien, avec lequel il se lia étroitement >.
D'Avignon, Mérimée visita Villeneuve*, Orange),
t. Il échangea avec lui 8) lettres qui sont conservées au Musée Calvct oA 11 est très difficile d*cn prendre connaissance. 24 ont été publiées en 1898 dans la Revus iê Paris du 15 mars; 4 autres ont été publiées dans nos iMtres inidiUs (p. x6-as). Sur ces lettres, cf. Ldtrts inid,, etc. p, LV, et H. Blase de Bury. Introduction aux Lettres à titte autre inecnnue, p. xxi-xxv. — Mérimée envoyait aussi des autographes (quelques-uns à lui adressés) à son ami. Il écrivait à Requien, le 19 décembre 1854, en lui envoyant « une botte de vieux papiers • : « Avant de partir l'avais fait un autodafé de mes vieilleries, n*ayant pas comme vous le ridicule des autographes. Je Taurai à l'avenir pour l'amour de vous... •