‹ Notes sur quelques appareils à extension pour la réduction des fractures de l'avant-brasChapitre 5 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les fractures de l’avant-bras n’ont pas-bonne réputation. Est-il nécessaire de rappeler la parole de DEL- BET + « Avec elles on louvoie entre la pseudarthrose et le cal vicieux » ? et pourtant, ajoute-t-il, « il n’est pas de fracture pour laquelle la réduction exacte soit plus nécessaire que pour les fractures de l’avant-bras afin de conserver à la main sa mobilité générale ».

Le traitement en est donc difficile et le résultat souvent médiocre : c’est ce que constate CORNIOLEY lorsque dans sa statistique portant sur cinq ans il relève 90 % de cas d'invalidité permanente, ou HAMIL- TON qui note 13 consolidations sur 72 cas.

En quoi consiste donc la difficulté spéciale à cette sorte de fracture ? Essentiellement en ceci que nous avons d’une part un segment à deux os, nous avons d'autre part des groupes musculaires agissant de facon différente sur chacun d'eux et sur chacun de leurs fragments.

Mais en pratique ce qui nous manque le plus souvent, c’est une extension et une contre-extension efficaces, rendant la réduction moins malaisée et son

Une maintien plus facile pendant l'application de lappareil plâtré.

Comme le dit le docteur Boprr :'« Trop souvent la tentative de réduction orthopédique n’est qu’une caricature de traitement correct ; combien souvent voiton encore de ces réductions faites par une traction de quelques instants sur le poignet, contre-extension réalisée par un aide qui empaume la face antérieure du bras, pose d’un appareil au milieu d’un enchevêtrement de mains : la traction se relâche, on mobilise le foyer de fracture. » (Docteur BOPrE : XX° réunion annuelle de la Société Française d’Orthopédie et de Traumatologie.) s

Pourtant, nous dit cet auteur, il est fondamental pour traiter. correctement une fracture de l’avantbras, que « la traction confiée à un aide soit puissante, prolongée (10 à 15 minutes) et continue jus-

qu’à dessiccation complète de l’appareil plâtré ».

Mais peut-on demander à un aide d'exercer sans défaillance une traction toujours égale à elle-même pendant 10, 15 minutes et plus, de ne pas bouger pendant la pose d’un plâtre pendant laquelle il gêne l'opérateur autant qu’il en est gêné; peut-on lui demander de tirer sans relâche avec persévérance jusqu’à dessiccation complète de l’appareil ? Le plus souvent il se fera relayer, au grand détriment de la réduction et alors l’opérateur se presse, au risque de bousculer aide et fracture, il perd en minutie et en exactitude ce qu’il gagne en rapidité et termine

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