‹ Notes sur quelques manuscrits du musée britanniqueChapitre 22 sur 24 · Doville, Manche, cant. de la Haye-du-Puits · texte numérisé non relu

Doville, Manche, cant. de la Haye-du-Puits

Fol. 383 v«. Prières diverses, dont plusieurs sont rhythmiques : c Oratio de beata Maria. Imperatrix reginarum | Et salvatrix anima-

rum » — Fol. 384. c Dulcis Jhesus memoria | Dans vera cordis

gaudia | Sed super mel et omnia | Ejus dulcis presentia.

Fol. 389. Commémorations de la sainte Vierge. Morceau ajouté au xv* siècle.

Coutume de Normandie. — Ms. 25oo3 du fonds additionnel.

Petit in-octavo de 99 feuillets de parchemin. Écriture à deux colonnes du commencement du xiv^ siècle. Acheté en 1862 à la vente de sir Francis Palgrave. Ce volume est depuis longtemps en Angleterre, à en juger par les mots « Liber de Legibus Normandie, D tracés en caractères anglais du xv* siècle, qu'on lit au haut du fol. 2.

Texte français de la coutume de Normandie. « Ichi comencent les drois et les coustumes de Normendie. Por ce que nostrc

entencion est à esclairier en ceste oevre (fol. 2). — Et si

doit Ton savoir que, quant Ton fet une essoingne, tuit cil qui firent celiez devant doivent estre présent. Explicit les drois de Normendie » (fol. 97).

Suivent (fol. 97 et 98) quatre observations de jurisprudence, qui occupent quatre petites colonnes : « Deus frères furent, dont Tun vendi son héritage à i prodomme, et li achetour dist que il ne paieroit pas les deniers se li autre frère ne li faisoit chartre...

— Se aucun prodomme tient d'un autre un héritage par xx s., et cil à qui la rente est deue en vent à celui qui rent la rente x s.

ou xn ou plus — Trois frères furent : Tainsné se marie et a

enffanz ; Tainsné des m frères muert, et vivent les 11 puisnez

— Se aucun homme a acheté à un autre en un marcié ou en une foire un cheval ou une robe, et quidast certainnement que cil qui li vendist fust prodomme et loial »

Les six colonnes suivantes (fol. 98 et 99) sont remplies par le texte français de jugements de l'échiquier, attribués, mais à tort, aux sessions des années 1246, 1247, 1248 et 1249. On les retrouve, sous d'autres dates et avec quelques différences de rédaction, dans la compilation que j'ai publiée d'après un ms. de la bibliothèque de Rouen \ et dans celle que Marnier a tirée d'un ms. de Sainte-

I. Recueil des jugements de Véchiquier de Normandie au XIII* siècle

Geneviève ^ En voici les rubriques, avec les premiers mots des jugements que j^ai relevés comme points de comparaison; le chiffre que je mets entre parenthèses à la fin de chaque article renvoie à Tarticle correspondant de mon édition :

Ichi commence le recort des eschequiers.

En Tan de grâce m ce xlvi, Feschequier de Pasques â Roen.

Ilfù ajugé que Raoul de Tomebusc ne respondroit pas au Gieu

En Tan de grâce m ce xlvi, en Teschequier de Saint Michel â Roen.

L'evesque de Baieues demandoit au connestable (n. 24).

En Tan de grâce m ce xlvii, en Teschequier de Pasques â Roen.

Il fu ajugé que pour fiance donnée à Tevesque (n. 33).

Il fu ajugé que les Templiers eussent la saisine (n. 34).

Il fu ajugé que la famé Raoul du Mesnil-Wasce (n. 36).

En Tan de grâce m ce xlviii, en l'eschequier de feste Saint Michiel à Roen.

Le chastelaîn de Gaillon demandoit pour le roi (n. 720).

Il fîi ajugé que li conte de Bouloigne (n. 41).

En Tan de grâce m ce xlix, en Teschequier de Pasques à Roen.

Il fîi ajugé que les Templiers (n. 48).

Homes jurez distrent en reconnoîssant que G. de Minières

En Tan de grâce m ce xlix, en l'eschequier Saint Michel à Roen.

Il fu ajugé et commandé à R. de la Ville-Tierri (n. 5i).

Il fu ajugé que la suer Richart Mainet (n. 64).

En Tan de grâce m ce l, l'eschequier de Pasques â Roen.

Il fu ajugé que les hommez Richart Chaperon (n. 73).

Les feuillets sur lesquels la suite de ces jugements était copiée ont disparu.

Coutume de Normandie. — Ms. 26656 du fonds additionnel.

Volume petit in-quarto, de 204 feuillets de parchemin. Écriture de la seconde moitié du xv" siècle. Vendu par le libraire Tross en i865.

Texte français de la Coutume de Normandie. « Pour ce que

(Paris, 1864^ in-4* ; extrait du t. XX des Notices et extraits des manuS" crits).

I. Etablissements et coutumes, assises et arrêts de l'échiquier de Nor* mtfwrfic (Paris, iSSg, in-8*).

nostre en tendon sy est à esclercir en ceste oeuvre (fol. 8). —

Et sy doibt Pen savoir que, quant Ten £ait une exoigne, tous

ceiik qui firent celles devant y doibvent estre presens » (folio 197 v®).

Le texte de la Coutume est suivi (fol. ig8) de la Charte normande de Louis X^ et précédé (fol. 2) d'un calendrier^ à l'usage du diocèse de Coutances, puisqu'on lit dans ce calendrier, en lettres rouges, au 18 juillet : « Qari martyris, » et au 3o septembre : <c Reliquiarum Constanciensium. »

Chartrier de Richard Fortesgu. — Ms. 2491 5 du fonds additionnel.

Registre en parchemin, de 64 feuillets, petit in-40. Écriture du règne de Charles VI. Acquis en 1862 par le Musée britannique.

Ce registre fait connaître en détail les biens et les rapports féodaux d'un seigneur de Basse-Normandie, qui devait vivre à la fin du XIV* siècle et au commencement du xv*. Le titre général est ainsi conçu : « C'est le chartrier où sont les rentes de Richart Fortescu, escuier, seignour du Buisson, et les tenans dudit fieu. ».

La première partie du registre énumère les biens qui étaient tenus de Richard Fortescu ; la seconde indique sous quelles conditions Richard tenait ses fiefs. De courts extraits suffiront pour montrer le plan général du registre et pour déterminer les localités auxquelles il se rapporte :

Fol. 2. Cy ensuient les teneurs du fieu du Buisson, séant en la parroisse de Sainte-Marie-du-Mont*, et illeuques environ, appartenant à noble homme Richart Fortescu, escuier, seignour dudit fieu.

Fol. i3. Ce sont les rentes de Sainte-Marie-du-Mont, qui ne sont pas en franc fieu.

Fol. 17. Cy ensuient les teneurs du franc fieu d'Estaville, séant en la parroisse de Sainte-Marie-du-Mont, appartenant à Richart Fortescu, escuier, seigneur dudit fieu, et les noms des personnes qui les tiennent, et les rentes que eux en doyvent.

Fol. 26. Cy ensuient les teneurs du franc fieu de Mons, séant en la

I. Sainte-Marie-du-Mont, Manche, cant. de Sainte-Mère-Église.

parroche de Sainte-Marie-du-Mont et de Brucheville^ appartenant à Jehan Fortescu, escuier, seignour du dit fieu, et les noms des personnes qui les tiennent, et les rentes que eulz en doivent.

Fol. 33, Cy ensuient les teneurs du franc fîeu de Franquetot, séant es parroisses de Quetreville et de Coignies-en-Baupteiz^, appartenant a 3 Fortescu, escuier, seignour dudit fîeu, et les noms des personnes qui les tiennent et les rentes qu'ilz en doivent.

Fol. 55. Cy ensuit la manière comme Richart Fortescu, escuier, seignour du Buisson, tient sa terre, et de qui, et les rentes qu'il en doit.

Premièrement, ensuit la teneur de son franc fieu de Franquetot. Richart Fortescu tient son fieu de Franquetot, par foy et par hommage, de noble homme mons. Michel le bastart de Quesclin, et de madame sa famé à cause d'elle, par le quart d'un lieu de haubert

Item, Richart Fortescu tient son franc fieu de Mons, par foy et par

hommaige, du roy nostre sire, par le sexte d'un fieu de haubert

en la parroisse de Sainte-Marie-du-Mont

Fol. 55 V®. Item, Richart Fortescu tient son franc [fieu] d'Estaville, par foy et par hommaige, de noble homme monseigneur Guillaume

aux EspauUes, chevalier, par huitiesme d'un fieu de haubert en

la parroisse de Sainte-Marie-du-Mont

Item, ensuit la fourme comme Richart Fortescu tient son franc fieu de Hubertville*... de Jehan du Hommet, chevalier, seigneur de la Varanguire*

Fol. 56. Item, ensuit comme Richart Fortescu tient son franc fieu du Buisson, assis en la parroisse de Sainte-Marie-du-Mont, lequel il tient de monseigneur de Saint-Sauveur-le-Viconte

Huit chartes sont insérées textuellement dans le chartrier de Richard Fortescu. En voici le sommaire :

Mai 1268. — Guillaume des Moitiers, chevalier, cède à Raoul de Mons, écuyer, 1 3 1. 4 s. t. de rente, dans les paroisses de Sainte- Marie-du-Mont et de Sainte-Mère-E^lise •, en échange des revenus que ledit Raoul avait I BelvaF et à Saint-Pierre de Coutances, à raison de la dot de sa femme Lucie, fille dudit Guillaume. (Fol. 24.)

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