SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
allongés parmi les fruits normalement arrondis du sphœrica : ce que je n’ai jamais observé. Je n’ai point trouvé de fruits arrondis sur le R. oblonqa , ni sur le R. Touranginiana, et je puis même dire que, parmi ces Canines si variées de formes, j’ai trouvé infiniment plus de fruits ovales que de fruits franchement arrondis.
Quand Linné disait de son Rosa canina «fructus ovatus », il ne se doutait guère de l’exubérante liguée d’adjectifs que renfermait ce petit mol dans ses trois syllabes. Il serait bon que l’observation du D’ Christ fût érigée à la hauteur d’un principe. Le mot ovale aurait une acception plus large, et l’étude analytique des Roses en serait bien simplifiée. L’esprit n’aurait plus à peser avec une inquiète et minutieuse attention la valeur exacte de ces termesjdistinctifs (assez peu distincts) par eux-mêmes : «c fruit ovale, ovale-allongé, ovoïde, obovoïde, globuleux, subglobuleux », etc. L’espèce désignée n’en serait pas moins bien connue. On objectera peut-être la nécessité et la difficulté de la délimitation; un seul mot servira de réponse. Des espèces si difficiles à délimiter sont-elles, après tout, de bonnes et solides espèces dignes d’être conservées au rang des espèces légitimes?
Autre observation.
Al. Christ dit que la forme arrondie du fruit se trouve çà et là dans le R. dumetorum. Il résulte de son texte que ce ne serait là qu’un pur accident, une insignifiante variation. Pourtant Thuillier, l’auteur de cette espèce, dit positivement dans sa Flore des environs de Paris , <r fructibus globosis», ce qui exclut l’idée de forme accidentelle se produisant çà et là.
des passages s Joseph de Clei
LETTRE du frère 1IÉKIB.4UD-JOSEPH A M. MALINVAUD.
.J’ai constaté la présence de Y Alopecurus arundinaceus Poir. (1)
dans plusieurs prairies de la Limagne, et il m’a toujours paru bien différent de VA. pratensis L.
.Je puis maintenant certifier, ma détermination étant confirmée par
AI. Hackel, que le Melica ciliata Godr. non L. (AI. transsilvanica Schur) habile bien les pentes des rochers Saint-Michel et Corneille, au Puy (Haute-Loire), contrairement à la supposition d’une erreur à ce sujet, trop acilement admise par l’auteur de l’excellente Flore deMontpeller ,
AI. H. Loret, dans ses dernières Causeries (2). J’en ai récolté ces jours der-
(1) Voyez plus haut, séance du 11 février, p. 63.
(2) Bulletin, t. XXVll, séances, p. 273.