‹ Notes sur quelques tavernes fréquentées par l'universitée de Paris aux XIVe et XVe sièclesChapitre 30 sur 47 · Topogr., VI · texte numérisé non relu

Topogr., VI

Citharae, citée plus d'une fois^; en 1372 ad Huchiam^ in vico Citharae^ ; en l'iyb^ nous avons une autre forme pour désigner le même établissement : ad epitogium Gileti ou Gilleti^ ; en iSyô « taberna nuncupata al le hoe^e^ ante quam pendet signum ad modum epitogii magistrorum, sita in vico Citharae^. » Enfin, en i382, la nation fait un dîner copieux [percenat] ad habitum Gilleti^. Ces diverses manières de désigner une même taverne permettent de comprendre l'enseigne de la Housse-Gillet, appliquée à plusieurs maisons, dans le quartier de l'Université, et qui semble une énigme aux auteurs de la Topographie (VI, 174). La maison de ce nom dont l'existence est attestée dès 1342 se trouvait rue Saint-Jacques (VI, 241), entre la rue Saint-Jeande-Latran et la rue du Cimetière-Saint-Benoît. Mais que signifie l'enseigne? Les maîtres se rendant aux réunions officielles devaient être vêtus décemment, hulsia vel epitogio^ comme dit encore la réforme rédigée en 1452 par le cardinal d'Estouteville^. C'était donc l'épitoge d'un certain maître Gilles, peut-être un type ridicule, précurseur du personnage connu dans le théâtre de la Foire, qui était suspendue comme enseigne.

La taverne existait encore au xv^ siècle, car en 1440 Boemundus Theodrici de Lutrea, le célèbre bedeau de la nation allemande, qui exerça ses fonctions plus de soixante ans, établit les comptes de la nation in Epitogio'^^ et dans l'Esbatement du mariage des quatre fils Hemon, qui date du xv^ siècle, figure encore « la Housse-Gillet de la rue Saint-Jacques 8. »

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