‹ Notice archéologique, historique et descriptive sur la crypte de l'église Notre-Dame de BoulogneChapitre 9 sur 14 · CRYPTE ABSIDALE · texte numérisé non relu

CRYPTE ABSIDALE

Aniiquiiéi. La crypto de l'abside conserve , sur son mur longitudinal du sud , quelques-unes des colonncttes gothiques dont cette partie de l'ancienne église était décorée. Nous ne parlerons point d'un mur de fondation qu'on a rencontré derrière la première travée de cette crypte (2), ni d'un tombeau muni de

(1) En 1844, la Société des Antiquairesdc iaMorinie a pu interroger le sol de la vieille église de Saint-Bertin à Saiot-Omer» et y faire beaucoup de découvertes intéressantes; mais elle a travaillé à loisir, au grand jour et sans obstacle, puisque Téglisc ne subsiste plus. Dans notre Crypte, au contraire^ les fouilles ont été faites, à la lueur des flambeaux, sous une église en construction, sous une voûte que réclamait la solidité de Pédiflce. De plus, au moment où ont eu lieu la plupart de ces travaux, personne n'avait eu la pensée de rechercher dans les archives du chapitre les noms de ceux qui avaient été inhumés dans la cathédrale. Lorsque nous fûmes à même de faire ce travail, il était trop tard. Du reste, les sépultures modernes ne présentaient aucun indice qui eût pu aider à les reconnaître ; et, les renseignements fournis par les archives étaient trop vagues pour amener un résultat important. Quant aux sépultures anciennes, Thistoire, en l'absence des archives, ne nous en signale qu'un très-petit nombre.

(2) Ces murs indiqueraient-ils l'emplacement de l'ancienne chapelle de l'abside? Nous ne saurions licn préciser à cet égard. Seulement, comme i^

barres de fer, qui se trouve encore dans l'épaisseur du mur. Un spectacle plus émouvant saisit l'âme du visiteur, et fait oublier tout le reste.

En voulant retracer dans sa crypte l'histoire de la religion ^y^*^*"® .^^ chrétienne, M. l'abbé Ilaffreinguo ne pouvait oublier de rap- ^ ^ ^'"^ '"" peler aux fidèles le grand fait de la Rédemption du monde par le sang de I'Homme-Dieu. La passion , la mort, la sépulture de N. S. Jésus-Christ, devaient dominer toutes les scènes de l'histoire ecclésiastique , de même que la Vierge de Boulogne , au fond de l'abside de l'église supérieure , dominera tout l'édifice qui lui est dédié.

Divers épisodes de la sanglante passion du Sauveur sont représentés sur les murs. La nuit les enveloppe de ses voiles, tandis qu'un jour mystérieux et sombre éclaire la Grotte du Sépulcre. Là, sur un autel, — où le Calice et l'Hostie sainte, découpés à jour, rappellent le sacrilice eucharistique, — repose le corps de Jésus. L'ouverture de la grotte laisse apercevoir , dans le fond , la ville de Jérusalem , frappée de la foudre , et la montagne du Calvaire , oîi s'élèvent trois croix. Cette scène est imposante : une lueur rougeâtre lui donne un aspect effrayant et lugubre , qui impressionne vivement le spectateur.

Le fait qui s'est accompli sur le Calvaire est le plus grand qui se soit produit dans la succession des âges ; c'est l'inauguration d'une autre Ère , l'enfantement de l'Éghse , la rénovation du monde , et le point culminant où aboutissent tous les conseils du Très-Haut. Il fallait donc que la magnificence du tableau répondît en quelque sorte à la grandeur du sujet.

est probable que le cbevot du chœur a été démoli parles Anglais, et que, du reste, la chapelle dont les colonnettes subsistent encore, est postérieure à 1544, il est permis de supposer que cette dernière chapelle n*avait pas été rétablie sur les fondements de Pancicnnc. Dans les églises romano-byzantincs, la chapelle orientale n'avait pas encore reçu les développements qu'on lu' donna plus tard. Elle ressemblait aux autres chapelles du chœur, ainsi qu'on peut en juger d'après les plans des églises de ccuc époque.

SIXIÈME PARTIE (ioacheYée),

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