‹ Notice archéologique sur l'église de CurgyChapitre 2 sur 5 · Seine-et-Marne, arr. de Meaux · texte numérisé non relu

Seine-et-Marne, arr. de Meaux

5. Voir sur ce point Enlart : Origines françaises de l'architecture gothique en Italie. Paris, Thorin, 1894, in-8°.

école d’architecture caractérisée, à partir du douzième siècle, par l’emploi d’un berceau, le plus souvent brisé, et plus rarement, d’une voûte d’arêtes couvrant une nef directement éclairée. Des voûtes de cette nature exerçaient sur les murs qui leur servaient de pieds-droits une forte poussée qui en amena parfois la ruine ; aussi à l’heure actuelle beaucoup d’églises sont-elles couvertes par des voûtes sur croisées d’ogive construites après coup.

Toutefois, l’École bourguignonne ne semble pas avoir, dès l’abord, atteint son plein développement, et, tandis que l’École auvergnate était, selon toute vraisemblance, constituée avec ses caractères distinctifs, au début du onzième siècle et peut-être même à la fin du dixième1, il faut, en Bourgogne, arriver à la fin du onzième, pour avoir une formule définitive.

A Tournus2, on a couvert la nef au moyen de voûtes en berceaux perpendiculaires à l'axe de l’édifice; ce système, qui avait l’avantage de transformer toutes les poussées horizontales en poussées verticales, ne semble pas avoir eu un grand succès, puisqu’on ne l’a signalé dans la région qu’à l’église du Mont-Saint-Vincent3. Ailleurs, on n’éclaira pas la nef et on contrebuta la voûte principale par les voûtes des collatéraux couverts tantôt de compartiments d’arêtes comme à Farges4 5, à Saint-Vincent-des-Prés b, à Iguerande6; tantôt d’un berceau plein cintre, comme à l’église, si intéressante et si stupidement démolie l’an dernier, de Saint-Pierre du Bourg-de-Thizy7 ; tantôt

1. Voir à ce sujet le travail de >1. 11. du Ranquet sur l’École auvergnate, paru dans le Congrès archéologique de France, lxii* session, Caen 1897, p. 177

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