‹ Notice bibliographique des ouvrages de M. de La Mennais, de leurs réfutations, de leursChapitre 27 sur 46 · X. ÉDITIONS DUES AUX SOINS DE M. DE LA MENNAIS · texte numérisé non relu

X. ÉDITIONS DUES AUX SOINS DE M. DE LA MENNAIS

(m. de la MENNAIS, LIBRAIRE.)

CLXVIIL Bibliothèque des dames chrétiennes (1). Paris, de

Timpr. de P. Didot aîné. — A la librairie grecque-latine-allemande,

puis Lesage, rue du Paon, no 8, 1820-2Zi, 20 vol. in-â2, ornés de

gravures d'après les dessins de Bouillon, 100 fr.

• M. de La Mennais a fourni à cette collection plusieurs des traductions d'opuscules qui en font partie ; des préfaces, et quelques morceaux originaux, eatre autres. « Uu dialogue sur le danger du monde dans le premier âge », lequel a été depuis réimprimé à part. La plus grande partie de tout ce qui Jui appartient en propre a été reproduite dans l'un ou l'autre volume de ses « Mélanges ».

Voici, du reste, comment est composée cette collection: 1. Imitation de Jésus-Christ (!'), traduction nouvelle ; par E. de Genoude,

(i) Un écrivain si haineux, a dit M. Madrolle, ne saurait être auteur ascétique. Il a mis son nom, mais pas son ànie, ni même sa plume, à la plus grande partie des ouvrages cités par nous sous les numéros I à VIT, à la Bibliothèque des Dames chrétiennes, etc. Pour nous, nous croyons que la publication de ces petits ouvrages avait moins un but pieux, que la création d'un fonds de librairie. On se rappelle qu'à l'exemple de l'abbé Ganilh, éditeur de la « Bibliothèque catholique » et de quelques autres abbés qui s'éiaient faits marchands, M. de La Mennais, vers 1820, se fit libraire, en société avec M. B. de Saint- Victor, d'abord sous la raison Lesage , ensuite sous celle de Belin-Mandar et Devaux. « L'abbé de La Mennais est entré en pure perte dans toutes sortes de « spéculations, indignes, je ne dirai pas, dit M. Madrolle, du sacerdoce et de « la pure philosophie , mais de la noblesse bretonne, à laquelle il prétend ap- « partenir ». M. de La Mennais éprouva peu après un malheur plus grand et une peine plus sensible par la rupture de ses liaisons avec l'homme de lettres qui, après l'avoir entraîné dans une entreprise littéraire et de librairie , abusa de sa confiance, et compromit sa signature pour une somme qui représentait la valeur de toute la fortune de son généreux associé. La perte fut si énorme, que M. de La Mennais dut souscrire à M. Belin-Mandar des billets de commerce une seule fois pour 60,000 Xr., qui ont entraîné sa condamnation , même par corps, à la requête de M. de La Bouillerie, et par contre-coup, la cessation de « l'Avenir », et la fuite à Rome. (Voy. « l'Ami de la religion n du 20 décembre i831). On dit que M. de Saint-V., non content d'avoir si indignement trompé l'amitié de M. de La Mennais, n'a cessé de le calomnier depuis plus lâchement encore, en le représentant comme un homme odieux.

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augmentée d'une Préface et de Réflexions à la fin de chaque chapitre, par M. F. delà Mennais, 1820, un volume avec 6 grav.

9. Combat spirituel (le); par le révérend père D, Laurem Scupoh\ clerc religieux théatin ; suivi d'un Traité de la prière de Tàme, par le même auteur, traduction nouvelle par *** {de Saint-yicfor); augmenté de Prières tirées des paraphrases de Massillon et d'un morceau inédit du P. Bourdaloue, 1820, 1 vol. avec 6 grav.

Le morceau inédit de Bourdaloue est « l'Instruction pastorale • donnée le 50 octobre 1688 à madame de Maintenon, et dont une première édition a été publiée séparément en 1819.

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