LXXXIII
169. Instruclion pastorale de Mgr l'évoque de Chartres {CL-Hipp, Clau" sel de Montais) au sujet des attaques livrées dans ces derniers temps à la religion et à ses ministres. Paris, Adr. Leclère et Comp., 1826, in-8 de 50 pag., 1 fr.
En faveur des libertés de l'Église gallicane, contre les doctrines de M. de
170. Aphorismata opposita aphorismatibus in quatuor articules declarationis anno 1682 editae, auctore /. L. (Jean Labouderie). Parisiis, Moutardier, 1826, in-8 de 8 pages.
171. Antidote contre les Aphorismes de M. F. D. L. M. Par un professeur de théologie, directeur de séminaire (Pabbé P.-D. Bayer, alors directeur du séminaire Saint-Sulpice). Paris, Adrien Leclère, 1826, in-8 de 20 pag. — Seconde édition. Paris, le même, 1826, in-8 de 144 pag.
172. Lettres d'un théologien catholique romain et bon ft'ançais 2i un homme en place qui lui avait manifesté la peine que lui causaient les discussions qui viennent de s*élever au sujet des quatre articles de 1682 et les craintes qu'il en concevait pour Tavenir. Lons-le-Saulnier, 1827, in-8 de 96 pag.
Cinq lettres.
98 LA MËNNÂIS
175. Aphorismatfbus fn quatnor articulos declarationis anûo 1692 editae, ad juniores Iheologos, auctore F. D. L. M., alia apponantur aphorismaU, auctore J.-B.-M, F, (Flottes), Monspeliensis, Aug. Seguin, 1826, in-8 de 6 pages.
Politique à l'usage du Peuple (iV° CXXV).
174. PôlHiq«e (de la) à l'usage du peuple, de M. F. de Lamennais; par M. Paulin Lymayrac. Paris, Dentu, 1840, in-8 de 108 pag., 3 fr.
Imprimé d*abord dans la « Revue du dix neuvième siècle », seconde série, 1840, lome YL
Le Pays et le Gouvernement (iY° CXXX),
175. Procès de M. F. La Mennais devant la Cour d*assises, à Toccasion d'un écrit intitulé : « le Pays et le Gouvernement ». Relation complète , contenant les faits préliminaires, le réquisitoire, les plaidoiries, tous les passages incriminés, Topinion des journaux, etc. Suivie d'une Notice biographique et littéraire sur M. F. La Mennais ; par M. Elias Regnault. Paris, Pagnerre, 1841, in-8, 1 fr.
Du Passé et de V Avenir du Peuple (ZY*» CXXXI).
176. M. La Mennais refuté par lui-même, ou Examen critique du livre intitulé : « Du passé et de l'avenir du peuple » ; par T, Dezamy. Paris, Prévost; Rouanet, 1841, in-32.
Projet de Constitution (^« CXXXIV).
177. Examen critique de quelques articles du projet de Constitution publié par M. Lamennais ; par un Belge, Lille, F. Bracke, et Paris, tous les libraires, 1848, in-8 de 24 pages, et in- 12 de 48 pages.
En tête de cet opuscule, on lit Tavis suivant au lecteur : Si je croyais pouvoir critiquer tous les articles du projet de Constitution de M. Lamennais, je tomberais à cété de ce célèbre abbé dans une grave et prétentieuse erreur : je supposerais qu*un seul homme pût rédiger les lois fondamentales d'un grand peuple. — L'Assemblée nationale a jugé qu'il foilatt dix-huit capacités spéciales pour faire le projet de Constitution et elle a jugé très sagement.
Je ne parlerai que de ce que je connais, de ce que l'expérience m'a appris et qu'une conviction raisonnéc m'a fait mettre en principe. Je critique un très petit nombre d'articles et je ne parle que de quelques autres qu'en paaiant. «<^ C'est surtout de ce qui a rapporl à l'enseignement que j'ose parler et dont je crois devoir parler afin de prévenir les amis du bien pubUc
178. Réforme communale et départementale. — Impr. dans le journal « le Commerce », n«9 des 6 et 7 septembre 1648, ei reproduit par « la Patrie».
Dans le second article de cet écrit, l'auteur reconnaît qu'il est en désaccord avec M. de La Mennais, qui l'a précédé dans cette voie.
ÎA MSNNAIS 99
« La comm«ne cantonale de M. La Menoais est loin d'être une nouveauté. Sous l'ancien Directoire, la France a déjà lait Texpérience de ce «ystème, dont les résultats n*ont pas répondu aux espérances qu*U aTtii données. La Constitution du 5 fructidor an ii supprima les districts, autrement dit, les arrondissements. En même temps elle fit de chaque cfaeflieu de canton le siège d'une municipalité dont Tactiou s'étendait à plusieurs communes, dans chacune desquelles existait un simple agent municipal» préposé à la tenue des registres de l'État citil. Cette même constitution décida qu'un commissaire du gouvernement nommé par le pouvoir central serait institué auprès de chaque administration cantonale ».
< Ainsi, M. La Mennais ne s'est pas mis en grands frais d'imagination quand il a proposé la commune cantonale. Non seulement il n'a rien innové dans cette matière ; mais il est même difficile de copier avec plus de servilité qu'il ne l'a fait une constitution dont l'essai malheureux ne semblait cependant pas devoir l'encourager à jouer, à l'égard des législateurs de l'an ii, le modeste rOle de plagiaire. Il est évident que M. de La Men*nais obéissait vaguement à des préoccupations de même nature que les nôtres. Le point de départ de ses vues est nécessairement cette conviction oii nous sommes qu'il existe un nombre considérable de communes infimes et impuissantes qui ne peuvent que gagner à être groupées autour d'un centre administratif plus important. Mais ses opinions étant plus instinctives que raisonnées, il a pu facilement errer snr le terrain de la pra*tique, tout en étant dans le vrai sur le terrain de la théorie».
Avant tout, est-ce bien aujourd'hui qu'on pourrait songer k créer un nouveau corps d'administrateurs? »
VIU. If. F. PB LA MBNNAIS^ JTOURNIXISTK»
{N"" CLXVI).
179. Esprit de MM. de Chateaubriand, Donald, La Mennais, Fiévée, Salaberry, Labourdonnaye, Castel-Bajac, d'Herbouville, O'Mahony, Martainville, JoufTroi, Sarran, etc., etc., ou Extraits de leurs ouvrages politiques et périodiques depuis la Bestauration jusqu'à ce jour. (Par le baron Satgé). Paris, A. Egron, 1819, în-8, 3 fT. 50 c.
180. Coup-d'œil (nouveau) sur le * Mémorial catholique »; par un ancien grand-vicaire (M. l'abbé Clautel de Coustergues , conseiller au conseil de Hnstruction publique, vicaire-général de Beauvais). Paris, Adr. Leclère et Comp., 1827, in-8 de 53 pages, 1 fr. 25 c.
181. Encore un mot sur le « Mémorial et ses doctrines subversives de la saine philosophie et de la foi » ; par M. l'abbé Clauseî de Coussergues, conseiller au conseil d'instruction publique , vicaire-général de Beauvais. Paris, Adr. Leclère, 1827, in-8 de 60 pag., 1 fr. 25 c.
182. Mémorial catholique (le), la Société catholique et l'Encyclopédie catholique ne font qu'un, ou Justification d'un écrit intitulé : « Encore un mot sur le « Mémorial », etc.; par M. Tabbê Clauseî de Coussergues, conseiller au conseil royal de l'instruction publique , vicaire-général de Beauvais. Paris, Adrien Leclère, 1837, in-8 de 56 pag., 1 fr.
iOO LA MENNAÏS
183. Réflexions diverses sur les écrits de M. l*abbé F. de La Mennais, et sur le « Mémorial «; par un ancien grand-vicaire (M. Tabbé Clausel de Cou»sergueSf membre du conseil royal de l'instruction publique). Paris, de l'imp. d'Adr. Leclère et Comp., 1826, in-8 de .55 pag., 1 fr. 50 c.
Dans un court Avertissement placé en tête de cet écrit, Vauteur dit :
En publiant nos • Dernières Observations sur Touvrage de M. de La Mennais et sur les écrits de ses apologistes j>, nous avions cru terminer nos débats avec MM. du « Mémorial ». Nos espérances ont été trompées. Dans le numéro du mois de septembre qui vient de s*écouler, trois de nos adversaires répondent tour à tour , et chacun à sa manière, à nos « Observations ». Toutefois, il est probable que nous n'aurions opposé que le silence à leurs interpellations un peu rudes, si d'autres considérations ne nous avaient fait un devoir de réprendre une tftche que nous croyions achevée. Plusieurs archevêques, qui ont eu la bonté de lire nos «Observations > avec une bienveillance et un intérêt que nous rapportons entièrement ï la cause que nous avons essayé de défendre, nous ont fait l'honneur de nous écrire pour nous témoigner le regret que ces « Observations » fassent les « dernières », et en nous engageant à continuer un travail qu'ils ne jugent pas inutile, ils ont bien voulu nous indiquer quelques points de cette controverse que nous n'avions pas encore développés. De tels suffrages font oublier facilement l'amertume de quelques écrivains, et nous faisons volontiers, à des conseils honorables, le sacrifice de nos propres pensées et de notre répugnance.
< Le titre des « Dernières Observations », que portait notre dernier écrit, nous a déterminé à donner celui de « Réflexions diverses » k ces nouvelles remarques. MM. du • Mémorial » ne verront peut-être dans ce changement qu'une distinction subtile , mais nous espérons qu'elle nous sera pardonnée par tous ceux qui ont lu avec quelque satisfaction nos précédents écrits »•
184. De M. de La Mennais et de son journal « l'Avenir ». — Impr. dans la « Revue de Paris >, tome XXII (1831).
185. Courte Réponse à M. de Chateaubriand, avec un mot à M. de La Mennais. (Par M. le comte Desnos), Paris, de Tiropr. de Réthune (vers 1831), in-8 de 8 pag.
Contre les doctrines de < l'Avenir ».
L'exemplaire que nous avons tenu entre les mains a de plus, à la fln, un feuillet, non paginé, extrait en grande partie de « l'Origine des sociétés», etc., de M. l'abbé Thorel.
186. Lettre encyclique de notre saint-père le Pape Grégoire XVI à tous les patriarches, primats, archevêques et évêques. Rome, le 18 septembre 1832. Paris, libr. d'Adrien Leclère et Comp., 1832, in-8 de 29 pag.
Contre les doctrines de « T Avenir ».
187. Lettre encyclique (nouvelle édition) et Brefs de notre saint-père le Pape Grégoire XVI. — Circulaire de M. l'évêque de Rennes et Lettres de M. de La Mennais. Paris, de l'impr. d'Adr. Leclère et Comp., 1833, in-8 de 79 pag.
Sur le recto du deuiiëme feuillet de cette secondé édition, on lit la note suivante :
< On a cru utile de recueillir toutes les pièces officielles relatives à une « affaire qui occupe beaucoup en ce moment, le public religieux ; on « donne ces pièces dans leur ordre naturel et sans réflexions. On a sen- • lement ajouté une note après les lettres de M. de La Mennais ».
188. Quelques Réflexions sur la lettre encyclique. (Extrait de là • Revve européenne) ». Paris, de Timpr. de Bétliune, s. d., gr. in-8 de 26 pag.
Sur la ligne politique suivie par « TA venir », condamnée par la Cour de Rome.
189. A M. de La Mennais; par H, de La Boch^acquelein, Paris, 28 avril 1848. (Paris, de l'impr. d*A. René), 1848, în-8 de 8 pag.
Réponse à quelques articles violents du « Peuple constituant » contre les ligitimiatesy que, dans sa bonne foi M. de La Rochejacquelein affirme n'exister qu'à Tétat imaginaire de parti.
190. Un Évangélisant. — Imprimé dans le « Corsaire » du 7 juillet 1848.
Article trop spirituel, et d'ailleurs très court, pour que nous résistions à le donner ici.
« Voilà Tex-abbé La Mennais qui met décidément « le Peuple consti* tuant », journal socialiste, au dessus de TÉvangile ».
« L'Évangile est un petit livre qui obtint autrefois à son apparition une certaine vogue; il eût douze éditeurs, nommés apôtres, qui le répandirent dans le petit Univers alors connu. Ces éditeurs furent décapités ou crucifiés à cause de ce livre, ce qui n'est jamais arrivé encore au gérant du journal de M. La Mennais, ni M. La Mennais lui-môme ».
« Chez les Corinthiens, les Galates, les Ëphésiens, les Alexandriens, le petit volume fut tiré à un nombre inouï d'exemplaires. Des légions romaines qu'on appelait la foudroyante q\.\^ Victorieuse^ ayant pour colonels Maurice et Victor, se firent massacrer pour l'Évangile. Jamais succès pareil. Homère fut éclipsé ».
« Entre autres choses remarquables, ce livre disait : Celui qui s'abaisse sera exalté^ celui qui s'élève sera abaissé, — Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais point qu'il te fût fait, — Heureux ceux qui souffrent parce qu'ils seront consolés. — Aimez Dieu et votre prochain , voilà la loi et les prophètes, •
« L'ex-abbé La Mennais arrive mil huit cent quarante-huit ans après TÉvangile, et publie le « Peuple constituant », feuille socialiste adressée nécessairement au peuple. Il y a cette différence pourtant que TÉvanglIe des apôtres se délivre gratis dans les églises, et que le « Peuple constituant » se vend 24 fr. par an. Aussi, le peuple ne balance pas un instant, il va écouler l'Évangile à Saint-Eustache ou à Notre-Dame, et il achète pour 24 fr. de pain, de viande et de vêtement II n'y a pas encore de journal qui vaille cela ».
« L'ex-abbé de La Mennais est un homme de talent et de style, qui paraît garder un ressentiment profond de ce qu'on ne l'a pas nommé pape. C'est pour cela qu'il s'est jeté dans toutes les fureurs de la démagogie,
et qu'il publie un Évangile socialiste au prix de 24 fr. par an. »
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« On traufe de tout Ô9tm oet Ëyangiley excepté une parole éyangéliqiie. Toute phrase y récèle Tinimitié. Point d^aliuéa qui ne demande que IV ristocratie stÂi jetée en pàtoie aux bètes du Cirque. Des forcenés qui Tiennent d^ënsanglanter la ?iUe et de remplir Paris d'orphelins, M. de La Mennais en fait des anges parés de blanches ailes »•
• Chose bizarre! dans l'incroyable Évangile dont nous parlons, quand em Tint à lire le mot de pardon, il se trouve placé immédiatement auprès de celui de haine. — Pardon pour les ins^sés qui ont organisé les ouvriers des faubourgs en hordes assassines, haine à ceux qui les ont contraints à mettre bas les armes! Ceux-là n*out ni cœur, ni entrailles, ni pitié, ni conscience, ni sentiments d'humanité ; il est évident qu'ils ne demandent que Teffusion du sang, — du sang des anges ».
« Ils osent invoquer la voix de la justice, c'est une cruauté inqualifiable; ils ne craignent pas de dire que celui qui a tiré sur la milice citoyenne est un parricide; c'est un indice de férocité peu commune. — Ils soutiennent qu'on doit éloigner à jamais de nos murs les braves gens qui ont coupé les bras des gardes mobiles, à l'aide de couperets, et qui ont mutilé le brave général Bréa ; c'est attentatoire à la liberté des opinions ».
• Telle est pourtant la thèse étrange soutenue par Tex-abbé depuis le S9 juin. Il faut cependant que M. de La Mennais le sache, il n'y a pas de forme ni de style qui puisse jamais faire tolérer des idées si contraires à la morale publique et à la loi divine > .
Le < Peuple constituant » a donné lieu à un grand nombre de sévères et justes critiques. Parmi ces critiques, nous choisirons encore la suivante» que nous tirons du petit journal, intitulé : le < Paysan du Danube >, juillet 1848. Elle renferme un portrait peu flatté de M. de La Mennais» et pourtant très ressemblant.
. 491. L'abbé de La Mennais. — Entre tous les prêtres, voilà certainement le prêtre le plus bilieux, le plus haineux , et conséquemment le moins chrétien de toute la chrétienté.
Au milieu du râle du « Peuple constituant », hier, dans les contorsions de la rage du désespoir, il a comme un pécheur endurci qui expire dans l'impénitence, lancé à la face de tous la menace, les imprécations et l'anathème.
Mais que veut donc enfin cet homme?
Après avoir prêché la suprématie de Rome» il a insulté la papauté ; — Après avoir proclamé la légitimité , le plus pur rayonnement du pouvoir divin sur la terre, il l'a reniée et flagellée.
Après avoir exalté la souveraineté du peuple , le voilà qui sMnsurge contre la suprême volonté de tous ; il ameute contre la société la partie troublée de la nation ; il soulèverait des plus bas fonds du bourbier parisien, des sentines les plus impures de Tégout populacier, les ex-pensionnaires et les hôtes du bagne, les voleurs de profession, les sicaires à la solde de tous les partis, les lépreux et les pestiférés dont l'aspect dégoûte Qu le contact est mortel ; enfin, il soufflerait volontiers dans tous les cœurs gangrenés et maladesla haine qui déborde du eien.
U MENNAIS iû8
Et Quelle peut ôure l'espérance de cet hommel quela lont tas desaeina T qu*il le dise !
Lui appartient-»!! de protester contre la violation d'un droit, lai qui n*a jamais su accomplir un devoir?
Prêtre» par quel grand ou simple exemple a-l-il prêché?
Il a scandalisé TËglise par ses déportements, et TËglise lai a interdit rapproche du sanctuaire ;
Citoyen, quels signalés services a-^l-il rendus k TÉtat?
Au nom d'une liberté sans bornes, d'une égalité chimérique, d'une fraternité qui n'est pas dans son cœur, il a promené sur la société la torche de l'incendiaire ; et aujourd'hui que cette torche lui est arrachée de la main, e^ qu'il désespère de voir réaliser son abominable rêve, Il lance contre Tordre et la société les plus fougueuses imprécationSk
Honte éternelle k ce prêtre dont l'àme fut en tous les temps sais amour et sans charité ! Honte éternelle à l'écrivain dont la plume a toujours dis- UUé le fiel et la haine , et qui a établi sur la désolation et le deuil les fondements impies de son effroyable popularité.
N^en doutons pas, un jour, ce nouveau Hathan , dans l'épouvante de son passé et dans Teffroi de son avenir, dira, comme le prêtre de Baal :
Au comble de ma gloire, Du Dieu que j'ai quitté l'importune mémoire Jette au fond de mon âme une sombre terreur ; Et c'est ce qui redouble et nourrit ma fureur. HeureuX) si, sur son temple achevant ma vengeance, Je puis convaincre enfin sa haine d'impuissance , Et parmi les débris, le ravage et les morts, A force d'attentats perdre tous mes remords !l!
Pr. p.
192. Grand procès fait au « Peuple constituant >. La République du bon sens. Paris, Alex. Pierre, 1848, in-fol. de 2 pag, à 3 colon.
Écrit qui porte le nom de l'abbé de Lamennais, mais qui n'est pas de lui.
Ce canard a été reproduit huit jours plus tard, sous le titre de la Colère de M. Vabàé de Lamennais, Paris, Alexandre Pierre et Cie, in-fol. d'une demi'feuille à 5 colonnes.
193. Lettres parisiennes. La Semaine des cautionnements. A M. Lamennais. Avec cette épigraphe • Tombe, tombe, feuille éphémère. Mittw,, 25 juillet 184^. Paris, Lévy, éditeur, rue du Cadran, uo 15, 1848, in-fol. de 2 pag. à 3 colonnes. '
Signé Carloman,
C'est une feuille volante, très bonne à conserver; aussi la reproduisons^nous ici. Elle renferme une appréciation da caractère de M. de La Mennals, qui n'est malheureusement que trop juste.
Parmi les feuilles nombreuses dont le mois de juillet a été le dernier mois d'automne venait, certainement en première ligne, par son éloquence épilept*q»e, celle enrichie de votre collaboration, le • Peuple conditnant »,
qtti, martyr du eaiHionnement, a trouvé du moins» dans la solennité de sa mort, une compensation à la brièveté de sa vie.
Faisant une spéculation morale, tant sur l'attention religieuse qu*on accorde toujours aux dernières paroles d*un mourant que sur le charlatanisme d'un encadrement noir, vous aviez réservé, pour le numéro de ce journal in extremis, votre venin le plus subtil, vos menaces les plus furieuses.
La spéculation a été bonne, dans un sens ; tout Paris a lu vos sinistres adieux, qui, s'ils ne vous ont pas fait des prosélytes, vous ont ont récolté d'innombrables malédictions.
Et pour vous, récolter des malédictions , c'est faire une heureuse moissou ; puisque c'est donner par réciprocité, un débouché au fiel que renferme votre cœur.
Il est vrai que pour détester et maudire vous n'avez pas besoin de motifs.
Comment votre cœur seul peut-il suffire à contenir tant de haine? Ne déborde-t-il pas de trop plein ? Ne craignez-vous pas que, se brisant, toute votre fortune vous échappe? Car la haine est votre trésor, et, vous le savez, on meurt de rage et de colère.
Qui donc vous a assuré que la faculté de haïr vous sera donnée dans un autre monde?
Votre enfer à vous serait d'aimer et de pardonner. Mais quel est donc votre but? OU voulez-vous en venir ? Seriez-vous l'un des adeptes de cette secte nouvelle, qui, voulant s'établir sur les ruines de la Civilisation et les décombres des villes, demande l'abolition de la famille et l'anéantissement de la propriété ?
Prêtre, vous avez tenté de saper le Catholicisme ; citoyen, voudriez-vous renverser la Société?
La Société vous repousserait comme l'Ëglise vous a chassé. Votre dernier cri est celui du tigre muselé, c'est l'expression suprême de la rage qui se sent maîtrisée.
Pendant vos nuits fiévreuses, sans tranquillité pour le présent, sans espérance pour l'avenir, cherchant en vain le sommeil qui vous fuit, ne vous est-il jamais arrivé de jeter un long regard vers le passé et d'arrêter votre pensée sur le jour où, n'écoutant que les conseils d'un orgueil indomptable, vous refusâtes de courber la têle sous la censure du pasteur dont , prêtre, vous aviez reconnu la domination indiscutable ?
C'est de ce jour de première humiliation que datent vos premiers pas dans les sentiers perdus.
N'avez-vous pas souvent relu , a^ec des larmes peut-être, cette bulle qui, vous frappant d'interdit, vous chasse du giron de l'Église, qu'après quinze ans d'études vous aviez adoptée comme la seule véritable?
Lorsque dans le fiel de votre cœur vous élaborez ces écrits , semant la
discorde, prêchant la vengeance , respirant la haine , vous souvenez-vous
que ce cœur avait juré de n'avoir que des pensées de paix et de charité?
Et dans cette main qui trace les lignes dictées par le cœur, voyez-vous
la main qui tenait l'hostie consacrée, symbole de pardon et d'amour?
Ifest-ce pas queia pente est rapide, qu'une fois engagé dans le labyrinthe des erreurs, n*ayant pour conducteur que Torgueil , il est bien difficile de retrouver le droit chemin? Tout pas fait en avant est une impos^ sibilité de plus au retour à la lumière , et à chaque pensée d'un pas en arrière votre guide vous crie : En avant, marche^ marche tw^ours l
Que votre âme hautaine a dû souffrir de sa première humiliation, pour vous^voir ainsi amené d'échelons en échelons, de ehutes en chutes, ob vous en êtes aujourd'hui.
Vous êtes à plaindre ! vous l'êtes d'autant plus que vous reconnaissez la main de Dieu qui, pour confondre votre orgueil, vous a frappé de vertige, car vons n'êtes pas tellement atteint de cécité que, pour vous, lumières et ténèbres soient une seule et même chose.
Votre luci()ité fait votre première douleur ; vient ensuite votre isolement, qui déchire votre cœur en abaissant votre esprit.
Quoi ! avec votre éloquence sublime, votre génie incontestable, vous ne trouvez pas une tente où vous réfugier , vous n'avez personne qui veuille accepter sa part de l'anathème que le monde entier vous jette d'une seule voix ?
OU sont vos partisans, vos amis, vos coreligionnaires?
Vos partfsans ! Existe-t-il en France un drapeau portant pour devise : Félonie et Mensonge ?
Ne reniez-vous pas hautement ces quelques utopistes, sans talent , ces prétendus socialistes, sans idées, ces théoristes, sans pratique, qui, k l'aide d'un gilet à la Robespierre, d'un visage k tous crins et d'une voix enflée, pensent se rendre importants en jouant au Croquemitaine ?
Vos amis! le cœur voué à la haine peut-il s'ouvrir à l'amitié?
Vos coreligionnaires ! Prêtre renégat, vous êtes-vous fait juif ou i^ahomêlant?
Entendez-vous cette voix venant de la Judée, traversant dix-huit cents ans, et criant : Qu'il soit crucifié!... C'est la voix du peuple juif se ruant sur l'Homme-Dieii, garrotté et sans défense.
Voyez- vous cette caravane nombreuse se rendant à la Mecque? C'est la tribu de ^Mahomet, allant pieusement se prosterner devant la tombe du maître.
Mêlez donc votre voix à la voix ou joignez-vous à la caravane; au moins, en religion, vous compterez pour quelque chose , tandis qu'aujourd'hui , chrétien sans foi, catholique excommunié, prêtre sans ministère, vous êtes la négation de toute croyance, car, novateur hardi, vous n'avez pas la prétention de fonder une religion ; les Luther et les Calvin de notre siècle se nomment Chàtel et Jean Journet.
La crainte du ridicule vous retiendrait ! puis, votre mission est de démolir et non d'édifier.
Porté par le suffrage populaire sur les bancs de l'Assemblée nationale, qu'avez-vous fait pour justifier la confiance que les électeurs avait mise en vous?
Sur quelle question obscure avez-vous fait jaillir la lumière ?
iOO LA MENNâIS
Qoene fnnoTàtîon benrense avei-vous proposée? Vous ne foas dbittsex pas à ce point de croire que ce sont les sympathies pour tos opinions ae« iuelles qui vous ont valu l'honneur de représenter le peuple; mm, vous le savez, la plupart des électeurs n*ont vu en vous que l'homme éloquent , l'esprit supérieur qu*on espérait voir sortir des utopies irréalisables, pour se vouer aux développements des principes dont l'application était devenue possible.
Arrive le jour des nouvelles élections, et il vous sera facile de ccHnpter ceux de vos clients que la ligne de conduite suivie par vous aura satisfaits.
Les électeurs seront d*autant plus exigeants que le mandataire était plus éminent, et c'est en raison de ce qu'on attendait de l'homme que le représentant sera jugé.
Que parlez-vous de boucherie organisée par des conspirateurs monar^ chiques ? Les organisateurs véritables de la lutte sanglante qui a désolé la France, ne les connaissez-vous pas?
Ce sont ces hommes au cœur haineux, à la plume vénéneuse, qui, abusant de leur éloquence, se plaisent à torturer les âmes faibles par l'exhibition des maux souvent imaginaires, les réduisant au désespoir, les font se jeter sur une arme et courir à la rue, non pour se faire une vie melU leure, mais pour tuer, et se venger contre la Société, qui n'est pas coupable des maux qu'elles «'ont pas soufTerts.
A Dieu ne plaise ! qu'optimiste satisfait, je veuille nier le malheur et la souffrance ; mais c'est par l'esprit ulcéré et non par le cœur malade que s'arme la main.
A <|ui s'adressent vos dernières menaces? Quels sont les trattres que vous voulez effrayer du charnier où pourrissent les âmes caàwaéreuses , les consciences mortes!
En traîtrise, vous devez être expert; il y a loin, ce me semble, du camp du DRAPEAU BLANC à la tente du PEUPLE CONSTITUANT, et ce n'est pas sans félonie qu'on passe ainsi d'un parti à un autre , avec armes et bagages. ^
Singulière existence que la vôtre ! Votre âge mûr a répudié toutes les croyances, toutes les sympathies de votre jeunesse ; votre vieillesse, à son tour, rejettera au loin tous les songes creux de l'âge mûr ; mais alors où îra-t-elle chercher un aliment nouveau pour la galvaniser et lui rendre Qette vie factice et nerveuse dont votre âme a besoin! Reprendrez-vous en entrant dans cette jeunesse de la tombe le bagage de sentiments laissés au seuil de l'âge mûr ; vous souviendrez-vous de vos premiers serments ; vos premiers sentiments se retrouveront -ils, enfouis qu'ils sont, au fond de votre cœnr?
J'oubliais... Vous ne pouvez reculer.
Deux hommes que vous auriez dû compter pour frères, l'an par le sa^ oerdoce, l'autre par le génie , viennent de mourir (1) : quelles noires ré-
(i) L'archevêque de Paris (Âffre) et Chateaubriand.
flexions, quels tristes retours sur vous-même fi^*ftves-vous pas Ik faire en présence de ces tombes glorieuses ! Celle-ci est celle d'un prêtre mourant victime de sa charité chrétienne , celle-là est celle d'un poète expirant fidèle à ses ptemlers serments, à ses premièfes ooniricClons.
Ne donneriez-vous pas les jours qui vous restent à vivre pour Tune de ces deux tombes?
' Votre conscience dit : ou/.
Votre orgueil criera : non.
Peut-être cette Lettre se glissera-t-elle jusqu'à vous. Monsieur; peutêtre à la vue de la signature, vous drapant dans votre superbe indifférence à regard de tous ceux que la célébrité n*a pas marqué de son auréole, la rejetterez-vous sans la lire.
Peut-être, au contraire, voyant ait sommet de la feuille votre nom éerit en grosses lettres , serez- vous curieux de savoir ce qu'un faoïmne qui vous est parfaitement inconnu, et qui ne peut avoir aucun motif personnel pour vous louanger ou vous blAmèr, pense et dit de vous.
Ma critique, je ne m'abuse pas, vous paraîtra de mauvais goAt, et mou langage pe« parlementaire^ Que vouks^vonsl Peu accoutninè aax fleurs de la rhéteriipie. Je ne connais qu'on moyen pmit me âdre compriMlie , c'est de dire, en termes reconnus par le vocabulaire ou adoptés par Tusage, ce qne je veux foire savoir.
Mon but sera atteint aujourd'hui, si mes lecteurs, donnés par le hasaid, comprennent que, méprisant le prêtre renégat , condamnant le citoyen traître à ses principes et à la Société^ blâmant le représentant infidèle à son mandat, je m'incline avec respect devant l'homme de génie dont la magnifique inl^ligence , malheureusement au service de l'erreur, n'en est pas moins un don de Dieu détourné de sa première destination.
Caulomàn.
Parti, le i§ Juillet I84ê.
Nous terminerons ici notre liste des ouvrages et écrits pour, contre et sur les opinions émises par M. de La Mennais en matières de Beligfon , de Philosophie et de Politique. Son étendue a beaucoup dépassé les limites que nous avions arrêtées ; et pourtant, notre travail est loin. d*être Oompleu CoiaMe»de erMques, dues à de dignes ecelésiasUques et d'honorables savants, ont été insérées dans les recueils religieux, tels que eeox-d : « l'Ami de la Religion, la « Chronique religieuse », les « Tablettes du clergé », le • Mémorial catholique », qui comptaient au nombre de leurs rédacteurs ordinaires des bommies aussi (iistiogués que les Grégoire, la Laiùttinais^ lesTabacaud, etc.; la « Revue protestante » et surtout le « Semeur • , autre recueil protestant, qui a donné dix à douze articles sur lea ouvrages de M. de La Mennais; dans les recueils philosophiques, et Jusque dans les feuilles rendant quotidiennement compte des conquêtes et des aberrations de l'esprit humain. Nous passons toutes ces indications sous silence, par(!ë que leur recherche et leur citation nous eussent contraint à dépj^r une mesure de temps et de place déjà assez bien remplie. Néanmoins, It l* tarife des critiques de M. de U Mennais, nous avons en-
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core cité quelques opuscules particuliers que nous n*ayons conni^ que Urdlvement.