‹ Notice bibliographique des ouvrages de M. de La MennaisChapitre 36 sur 61 · X. EDITIONS DUES AUX SOINS DE M. I>^ LA MENNAJS · texte numérisé non relu

X. EDITIONS DUES AUX SOINS DE M. I>^ LA MENNAJS

(M. DE r.A MENXAIS, .MURA IRE.)

CLXVIIï. Bibliothèque des dames chrétiennes (1). Paris, de l'impr. de P. Didot aîné. — A la librairie grccque-latine-allemande, puis Lesago, rue du Paon, n° 8, 1820-24, 20 vol. in-32, ornés de gravures d'après les dessins de Bouillon, 100 fr.

M. de La Mennais a fourni à cette collection plusieurs des traductions d'opuscules qui en font partie; des préfaces, et quelques morceaux originaux, entre autres. « Uu dialogue sur le danger du monde dans le premier âge », lequel a été depuis réimprimé à part. La plus grande partie de tout ce qui lui appartient en propre a été reproduite dans l'un ou l'autre volume de ses « Mélanges ».

Voici, du reste, comment est composée celte collection: 1. Imitation de Jésus-Christ (L'), traduction nouvelle; par F., de Genoude,

(i) Un écrivain si haineux, a dit M. Madrolle, ne saurait être auteur ascétique. Il a mis son nom, mais pas son àme, ni même sa plume, à la plusgrandr partie des ouvrages cilés par nous sous les numéros I à VII, à la Bibliothèque des Dames chrétiennes, etc. Pour nous, nous croyons que la publication de ces petits ouvrages avait moins un but pieux, que la création d'un fonds de librairie. On se rappelle qu'à l'exemple de l'abbé Ganilh, éditeur de la « Bibliothèque catholique » el de quelques autres abbés qui s'étaient faits marchands, M. de La Mennais, vers 1820, se fa libraire, en société avec M. B. de Saint- Victor, d'abord sous la raison Lesage, ensuite sous celle de Beliu-Mandar et Devaux. « L'abbé de La Mennais est entré en pure perte dans toutes sortes de • spéculations, indignes, je ne dirai pas, dit M. Madrolle, du sacerdoce et de « la pure philosophie, mais de la noblesse bretonne, à laquelle il prétend ap- « partenir ». M. de La Mennais éprouva peu après un malheur plus grand et une peine plus" sensible par la rupture de ses liaisons avec l'homme de lettres qui, après l'avoir entraîné dans une entreprise littéraire et de librairie , abusa de sa confiance, et compromit sa signature pour une somme qui représentait la valeur de toute la fortune de son généreux associé. La perte fut si énorme, que M. de La Mennais dut souscrire à M. Belin-Mandar des billets de commerce une seule fois pour 60,000 lr., qui ont entraîné sa condamnation , même par corps, à la requête de M. de La Bouillerie, et par contre-coup, la cessation de « l'Avenir », et la fuite à Rome. (Voy. « l'Ami de la religion » du 30 décembre 1 831). On dit que M. de Saint-V., non content d'avoir si Indignement trompé l'amitié de M. de La Mennais, n'a ces<-é de le calomnier depuis n(us lâchement encore, en le représentant comme un homme odieux

LA MENNAIS oS

augmentée d'une Préface et de Réflexions à la lin de chaque chapitre, par M. F. de La Mennais. 1820, un volume avec G grav.

2. Combat spirituel (le); par le révérend père D. Laurent Scupoli, clerc religieux théatin ; suivi d'un Traité de la prière de l'âme, par le même auteur, traduction nouvelle par *** (de Saint-Victor); augmenté de Prières tirées des paraphrases de Massillon et d'un morceau inédit du P. Bourdaloue. 1820, 1 vol. avec 6 grav.

Le morceau inédit de Bourdaloue est « l'Instruction pastorale » donnée le 00 octobre 1688 à madame de Maintenon, et dont une première édition a été publiée séparément en 1819.

Page 1