‹ Notice biographique du Vicomte Emmanuel de RougeChapitre 20 sur 50 · E. de Rougé, Lettre à M, Guigniaut, p · texte numérisé non relu

E. de Rougé, Lettre à M, Guigniaut, p

3. La moitié alors connue en fut publiée par Rougé dans les Mélanges d^ Archéologie égyptienne, t. I, p. 21, et dans les Inscriptions^ pi. LXXXIII-LXXXIV ; l'autre moitié fut découverte et publiée, an quart de siècle plus tard, par Pétrie, Tarûs, t. II, pi. IX.

» pour la première fois, traduite par moi en entier avant » que M. de Rougé l'ait môme aperçue, et enfin indiquée » par moi à M. de Rougé qui certainement, retournée contre » terre comme elle Tétait, aurait passé dessus cent cin- » quante fois sans la voir si j'avais voulu. Dans ces circons- » tances, peut-être M. de Rougé aurait-il dû me laisser le » plaisir de la faire connaître le premier. Il ne Ta pas voulu. » Je n'ai rien à dire. Du reste, c'est là le véritable hommage » que je veux rendre à M. de Rougé : de tout ce que je pos- » sède, de tout ce que je connais de monuments, je ne veux » rien lui cacher \ » Toutefois, dans la première amertume de l'épreuve, il lui sembla qu'il n'aurait pas le courage de consommer le sacrifice lui-môme, et il résolut de rester au Caire; il donna comme prétexte que le bateau prêté par le vice-roi était trop petit pour le contenir, lui et sa famille, et que, toutes les dahabiéhs étant louées, il lui était impossible d'accompagner la mission*. On l'apaisa après une journée de négociations, on le décida à laisser les siensà Boulak*, et, après avoir complété les provisions, on partit pour Sald. Les premières stations furent Gizéh, puis Bédréchéln : bien que la plupart des hypogées eussent été explorés récemment par Rougé, ce ne fut pas trop d'une semaine pour examiner certaines chambres déblayées récemment. Ici encore, l'on campa sous la tente afin d'épargner le temps qu'auraient fait perdre les allées et venues du champ de fouilles au bateau. Rougé avait déjà vu le temple du sphinx, les Pyramides et le Sérapéum, lors de sa première visite un mois plus tôt, mais son fils ne connaissait rien encore de ces merveilles : il faillit ne pas pouvoir visiter les tombeaux des Apis. Mariette n'avait pas la quantité de bougies nécessaires à l'éclairer et ne se sou-

1. Lettre de Mariette à Devéria, datée de Bénl-Soaef le 2 janvier 1864, publiée en partie dans Gabriel Devéria, Thèodule Deeéria^ p. xxxv, et communiquée plus complète par le vicomte J. de Rougé.

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