CXL NOTICE
Certes ce dut être un beau spectacle que l'entrée de cette troupe de gentilshommes dans le château de Montaigne. Tous étaient jeunes. Leur aine, Lcsdiguières, dépassait à peine quarante ans. C'était des compagnons d'armes qui, la guerre interrompue, se retrouvaient pour se perdre bientôt de vue à la reprise des hostilités prochaitics. Sur leurs mâles visages se lisait le contentement de l'heure présejite. Les noms des absents se mêlaient sur leurs lèvres au souvenir des morts regrettés, A voix plus basse s'échangeaient d'autres confidences. Parmi ces capitaines, il en était que la curée des batailles attendait pour en faire ses victimes sous quelques mois. Dans le moment, ils étaient tout au plaisir d'être réunis en un lieu admirable, et de courre le cerf dans la forêt qui s'étendait sous leurs yeux dans la vallée de la Lidoire.
Entre la fin de la mairie de Montaigne et la bataille de Coutras, un important événement politique s'accomplit. Suivant les instructions de son fils, de plus en plus alarmé par les agissements des Guises, Catherine de Médias se rendit au château de Saint-Brice, près de Cognac, pour tenter un accord avec le roi de Navarre. Dès les premières entrevues, le BéarJiais, soupçonnant un piège, se fit remplacer près de Cathernie par le vicomte de Turenne. Moins courtois que son maître, ce dernier offusqua la reine par sa rudesse et amena la rupture des conférences en proposant l'appui des reitres et des protestants contre les princes lorrains.
Sur la joi d'une ordonnance de paiement de la reine au