Essais, I
2. Cependant une main pudique a de bonne heure, par des grattages précis, mis ordre à la conservation de trop apparentes nudités ; mais ces suppressions, loin de bitfer, soulignent les iVanchiscs d'une
XC NOTICE
/lu-dessus de la porte est représentée une tempête. De deux vaisseaux l'un gagne la haute mer, l'autre s' abîme dans les flots. Des naufragés font en nageant force de bras vers un rivage oit se dresse un temple dans lequel on aperçoit une statue de Neptune. Quelques mots latins se lisent encore au-dessus de ce tableau : « Maris Deo... s tabula sacra... »
/l l opposite de l'entrée s'ouvre une fenêtre d'où le maître du logis voyait, sans s'y mêler, tout ce qui se passait dans la cour et l'intérieur de sa maison.
Les détails donnés sur la librairie itnposent une description sommaire des autres parties de la tour et du château. La pièce du premier étage est une chambre à coucher. A droite de l'entrée est un étroit réduit qui communiquait avec la chapelle au moyen d'une ouverture pratiquée dans le carrelage, et permettait, sans déplacement, d'entendre les paroles de l'officiant. Sur le vaste înanîeau de la cheminée subsistent des vestiges de pei?iture, des traces d'inscriptions en lettres d'or, BEA . .. VIV. . . et un obscur 7nono gramme for jné de deux C adossés, de deux M affrontés, et surmonté d'une couronne ducale.
Au rez-de-chaussée de la tour, à gauche, en entrant dans
composition que tous les peintres de la Renaissance se sont crus autorisés à traiter librement. La licence des maîtres tailleurs d'images et enlumineurs s'exerçait sur les façades des cathédrales et les pages des livres pieux. Les plus excentriques obscénités étaient jugées pardonnables à la condition qu'elles missent eu scène des damnés, des diables ou des divinités payenncs.