NOTICE CXXI
toute noblejfe. Chacun prend fa part de l'oifiveté ec défia ftique. H n'efi nulle rue marchande. Ce ne font que Palais et jardins. Il ne se voit nulle rue de S' Denis. Il me femble toujours ejire fur le quai des Augujliîis^. »
Sur les instances de l'ambassadeur Abein de La Rochepozay, Montaigne consentit à baiser la mule du pape en audience privée. Le jeune d'Estissac, dont il était le guide, devait s'acquitter le premier d'un hommage qui n'était pas accepté du commun. Il s'agissait de ne pas contrarier cette cérémonie qui s'accomplit le jp décetnbre i j8o et se termina à l'égard de Montaigne par une exhortation un peu équivoque. Le pape, insuffisamment renseigné sur l'auteur des Essais, l'admonesta de persévérer dans la dévotion qu'il avait toujours témoignée à l'Église et au service du roi très chrétien.
Dans Rome, les compagnons de promenades ne manquaient pas à Montaigne. Tantôt pour visiter les sept églises^
1. Les berges de la Seine, encombrées de saules en cet endroit, venaient d'être transformées en un quai régulier, sur lequel s'alignait, en façades élégantes, une série ininterrompue de princières maisons, notamment les hôtels d'O et d'Arras, l'hôtel d'Hercule et l'église des Augustins, lieu de réunion des chapitres de l'ordre du Saint-Esprit. C'est là qu'Henri III reçut les insignes de la Jarretière. Pour plus de détails, voir la Topographie du vieux Paris. Partie occidentale de l'Université. Paris. Imprimerie Nationale, 1887.
2. Saint-Jean de Latran, Saint-Pierre, Saint-Paul sur la route d'Ostie, Sainte-Marie Majeure, Saint-Laurent chemin de Tivoli, Saint-Sébastien via Appia, et Sainte-Croix en Jérusalem. C'est dans cette dernière église que Montaigne vit « l'hiftoire écrite au long